Laurent Vissière

  • Universitaires, scientifiques et historiens
  • Français

Présentation

Laurent Vissière (né en 1971) est un historien français.

Il est spécialiste du Moyen Âge tardif. Ancien élève de l’École normale supérieure (promotion L1993), il est agrégé d’histoire (1997), archiviste paléographe (promotion 2000) et docteur en histoire (2001).

Depuis 2002, il est maître de conférences en histoire médiévale à l’université Paris-IV.

Il a été membre junior de l’Institut universitaire de France (2011-2015).

Il est secrétaire adjoint de la Société de l’histoire de France (chargé de l’Annuaire-bulletin de la Société de l’histoire de France), membre du conseil d’administration de la Société française d’archéologie, vice-président du conseil d’administration de la Société de l’histoire et du patrimoine de l’ordre de Malte et membre du comité éditorial d’Historia.

Présence au festival

  Matin Après-midi
23 Mai 2019 Absent Absent
24 Mai 2019 Absent Présent
25 Mai 2019 Présent Présent
26 Mai 2019 Présent Absent

Programme

24 Mai 2019

TABLE-RONDE

En partenariat avec la revue Historia

En partenariat avec la revue Hitsoria

25 Mai 2019

Episode 28, Vikings, à l’assaut de l’Empire franc (25 min) suivi d’une discussion avec Laurent VISSIERE

« 8 juin 793, le paisible monastère de Lindisfarne, est la cible d’un raid menés par des hommes du nord : les Vikings. C’est le début de nombreuses excursions scandinave dans toute l’Europe. Mais petit à petit, les Viking se trouveront être des alliés de taille, Rollon, puissant chef viking, se voit accorder des terres en Normandie par le roi des Francs. »

 

 

En partenariat avec TRIARII Prod.

Avec la présence de :

26 Mai 2019

En partenariat avec la revue Historia et le site La Garde de Nuit

 

 

 

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En partenariat avec la revue Historia

Bibliographie

  • 2016
    PU Rennes - Collection Histoire

    Les paysages sonores : Du Moyen Age à la Renaissance

    "Si l'homme ne retient pas les sons dans sa mémoire, ils périssent, car ils ne peuvent être écrits", déplore Isidore de Séville. Par définition, les bruits et les sons s'envolent, et de fait, à première écoute, les sociétés anciennes - le monde d'avant Edison - apparaissent désespérément silencieuses. Comment étudier les bruits, les rumeurs, les clameurs qui animent le monde médiéval ? Peut-on même se représenter ces centaines de cloches qui, dans une ville comme Paris, sonnent à la volée les heures de la journée ? Peut-on imaginer les embarras de rues étroites où se côtoient hommes et bêtes, où hurlent du matin au soir crieurs et colporteurs ? C'est cet ensemble qui constitue un paysage sonore. Depuis les travaux pionniers de R Murray Schafer et d'Alain Corbin, l'histoire du sensible a suscité un intérêt qui ne s'est jamais démenti, et qui a donné lieu à un grand nombre de travaux pour les XIXe et XXe siècles. Or, le Moyen Age est moins silencieux qu'on pourrait le croire, et une partie au moins des sons quotidiens et familiers se retrouve transcrite dans des chroniques, des chansonniers, des romans, voire dans des actes judiciaires. Il s'agit de les retrouver, de les analyser et de les donner à entendre de nouveau, dans une sorte d'extraordinaire essai d'archéologie sonore. Partageant le même intérêt pour la perception sensible de l'univers médiéval, Laurent Vissière et Laurent Hablot se sont attachés à réunir autour du thème des paysages sonores des historiens, des musicologues et des littéraires dans une perspective résolument interdisciplinaire. Rassemblant leurs savoirs, ces spécialistes du Moyen Age et de la Renaissance nous font entendre ici le bruissement oublié du quotidien des femmes et des hommes de jadis.

  • 2016
    PU Rennes - Collection Histoire

    Le feu et la folie. L’irrationnel et la guerre (fin du Moyen Âge-1920)

    Miracles, prodiges et manifestations surnaturelles ou délirantes émaillent les conflits humains depuis la nuit des temps, et les chroniques ne manquent jamais de les rapporter. Dans les sociétés anciennes, les phénomènes que l'on qualifierait aujourd'hui d'irrationnels font partie du quotidien de la guerre. Avant une bataille, on scrute avidement les signes célestes, on consulte oracles et astrologues, on prie pour son salut. Tel Napoléon, les grands capitaines qui vont au combat se sentent protégés par leur "bonne étoile". Chercher à se concilier les forces mystérieuses qui gouvernent nos destinées relève autant de la foi que d'une certaine forme de raison. Mais les conflits génèrent aussi des comportements totalement aberrants et imprévisibles, comme des peurs paniques, des visions, des cauchemars, des psychoses ou encore l'ivresse inétanchable du sang. Aujourd'hui, dans notre appréciation de la guerre, ces questions tendent à être occultées ou considérées comme anecdotiques. A tort. On éprouve cependant le plus grand mal à analyser de manière rationnelle ce qui par définition échappe à la raison ou la transcende. Pour mener à bien cette enquête, les auteurs du présent ouvrage se sont intéressés à toutes les formes d'irrationnel qui se manifestent en période de guerre, des signes surnaturels aux pathologies mentales.

  • 2014
    PU Paris-Sorbonne - Collection Cultures et civilisations médiévales

    Epistolaire politique : Tome 1, Gouverner par les lettres

    Tout au long du Moyen-Age, la lettre demeure l'un des vecteurs essentiels de l'action politique. C'est par elle que l'on s'informe, que l'on négocie, que l'on ordonne. C'est par elle que l'on prépare l'avenir et que l'on célèbre le passé. En un mot, c'est par elle que l'on gouverne. Mais la lettre, autographe ou dictée à un secrétaire, véhicule aussi une pensée, des émotions, des espoirs et des craintes. Toute correspondance se présente en effet comme un dialogue inter absentes, tantôt solennel et tantôt familier, qui illustre la composante éminemment personnelle du pouvoir. L'épistolaire politique, essentiel pour comprendre la pensée et l'action des gouvernants médiévaux, est cependant resté un champ relativement peu étudié. Sans doute parce que l'extrême émiettement des correspondances rend difficile leur appréhension ; c'est un champ dont il convient donc de prendre la mesure.

  • 1513, l'année terrible : Le siège de Dijon - Laurent Vissière
    2013
    Dijon, Faton

    1513, l'année terrible : Le siège de Dijon

  • 2013
    Faton

    1513 l'année terrible

    En 1513, les Suisses et les Impériaux envahirent la Bourgogne et mirent le siège devant la cité de Dijon, défendue par le gouverneur de la province, Louis II de La Trémoille. Le siège fut d'une exceptionnelle violence, mais contre toute attente, le gouverneur parvint à négocier le retrait des attaquants, et la population civile vit dans l'affaire l'intervention miraculeuse de la Vierge de la cité. Publié à l'occasion de la commémoration du 500e anniversaire de cet événement majeur, ce livre, richement illustré, relate l'histoire du siège avec comme fil directeur la tapisserie du Siège de Dijon par les Suisses en 1513, récemment restaurée et conservée au musée des Beaux-Arts de Dijon. Il nous invite également à saisir les récentes découvertes archéologiques des fortifications et du château de Dijon. Les auteurs de l'ouvrage sont des historiens reconnus du Moyen Age, ainsi que des spécialistes de l'histoire bourguignonne et européenne du début du XVIe siècle, des conservateurs d'archives, de bibliothèques et de musées dijonnais, et des archéologues.

  • 2009
    Librairie Droz - Collection Les classiques de la pensée polititique

    Les Louenges du roy Louys XIIe de ce nom (1508)

  • 2008
    Honoré Champion - Collection Etudes d'histoire médiévale

    Louis II de La Trémoille (1460-1525) : Sans poinct sortir hors de l'ornière

    Familier de la cour de France dès le règne de Louis XI, Louis II de La Trémoille (1460-1525) joua durant près de quarante ans un rôle de premier plan dans les affaires du royaume. Comme en témoigne fièrement sa devise « Sans poinct sortir hors de l'orniere », il mena toute sa carrière au service du roi - lieutenant général en Bretagne et en Italie, amiral de Bretagne et de Guyenne, gouverneur de Bourgogne. Courtisan, diplomate, chef de guerre et maître espion, La Trémoille n'en fut pas moins un seigneur foncier qui, autour de la vicomté de Thouars, sut construire un vaste ensemble féodal à l'ombre de la monarchie. Sa vie n'a longtemps été connue que par la biographie héroïque du grand rhétoriqueur Jean Bouchet, "Le Panegyric du Chevalier sans reproche", paru à Poitiers en 1527. Et c'est naturellement le chef de guerre, mort héroïquement à Pavie, qu'entendait encenser le rhétoriqueur. Son ouvre propose sans doute un cadre commode pour comprendre la carrière exceptionnellement riche de La Trémoille, mais c'est une image gauchie et incomplète qui s'en dégage en fin de compte. L'homme dans son intimité n'intéresse d'ailleurs guère Jean Bouchet. Or, les archives privées des La Trémoille ont été en grande partie préservées dans le Chartrier de Thouars, aujourd'hui aux Archives nationales : les journaux de son hôtel en particulier, mais aussi sa prodigieuse correspondance (plusieurs centaines de lettres conservées en France et en Italie) permettent de pénétrer très loin dans la familiarité du personnage. Cette documentation, unique en son genre, donne à voir non seulement l'homme public, mais aussi l'homme privé, l'individu exceptionnel (le « héros »), mais aussi le membre représentatif d'un milieu et d'un groupe (le courtisan). Bref, par la biographie de Louis II de La Trémoille, on peut étudier tour à tour l'exception et la norme à la cour de France de la fin du Moyen Âge.