Stéphane SARRADE

  • Universitaires, scientifiques et historiens
  • Français

Présentation

Chef du Département de physico-chimie au CEA Saclay et Directeur de Recherche, Stéphane Sarrade est engagé scientifiquement dans la thématique « chimie verte ». Il est notamment co-fondateur de la start-up INOVALOR, impliquée dans les procédés durables pour le traitement des déchets industriels. Son ouvrage, La Chimie d'une planète durable, publié au Pommier, a reçu le prix La Science se Livre 2012.

Programme

18 Mai 2017

Un gamin au jardin
Les larmes acides de Bonne maman

Bibliographie

  • 2015
    Éditions du Pommier - Collection POM. PETITES PO

    De la Joconde aux tests ADN, jusqu'où ira la chimie ?

    La chimie, nouveau big brother ? Grâce aux progrès de la chimie, il est aujourd'hui possible de quasiment tout mesurer : notre état de santé, via les analyses sanguines, et celui de notre environnement, depuis l'eau que nous buvons jusqu'à l'air que nous respirons. Mais l'analyse permet aussi de dater et de comprendre les oeuvres d'art, de mettre à jour des fraudes alimentaires ou des contrefaçons et, surtout, de mettre en prison des délinquants, dans les séries télévisées et dans la vraie vie. Les progrès de la connaissance en chimie couplés à ceux des technologies émergentes permettent d'envisager un futur où, avec les progrès de la miniaturisation, les mesures chimiques vont bientôt mobiliser des micro-dispositifs et mettre en jeu des nano-échantillons, qui seront éminemment portables. Bienvenue aux systèmes intelligents de demain ! Mais, à vouloir tout mesurer, n'allons-nous pas perdre le sens de la mesure ?

  • 2011
    Éditions du Pommier - Collection POM. ESS & DOCS

    La chimie d'une planète durable

  • 2010
    Éditions du Pommier - Collection POM. PETITES PO

    La chimie est-elle réellement dangereuse ?

  • 2008
    EDP sciences - Collection BULLES DE SCIEN

    Quelles sont les ressources de la chimie verte?

    La chimie est, avec le nucléaire, l'épouvantail du progrès scientifique. Dans notre perception, la chimie est sale, polluante, meurtrière, parfois explosive et, de façon générale, angoissante. Et comme nos sociétés industrielles se sont développées autour du pétrole, les produits chimiques sont très souvent des dérivés pétroliers : de ce fait tout, ou presque, est chimie ! Pourtant notre proche avenir ne sera plus exclusivement pétrolier. Le pétrole, ses effets et ses dérivés sont de plus en plus encadrés, surveillés ou remplacés: nous chassons les émissions de gaz à effet de serre, nous avons mis sous haute surveillance, grâce au programme européen REACH par exemple, la plupart des composés organiques de synthèse, dont certains sont toxiques à long terme pour l'homme et l'environnement. La chimie industrielle est ainsi condamnée à se priver prochainement d'une base essentielle de formulation, le pétrole. Gageure ? Pas forcément, car la chimie sait d'ores et déjà utiliser ces contraintes pour progresser. L'ère de la chimie verte s'est ouverte aux ressources multiples et aux principes simples : moins de matières premières fossiles, moins d'énergie utilisée, moins de sous-produits, moins de déchets, moins de toxicité, plus de matières premières renouvelables, plus de catalyseurs utilisés et plus de recyclage. Mettant en œuvre ce mouvement, de nouveaux produits issus de procédés innovants apparaissent dans notre quotidien ; ils utilisent le dioxyde de carbone ou l'eau supercritique, des membranes d'ultrafiltration et de nanofiltration, des réfrigérants d'un nouveau genre, des piles à combustible, des mousses de décontamination... Une nouvelle manière d'appréhender la chimie : voici une nouvelle révolution en marche, tournée vers le développement durable.

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