David Le Breton

  • Universitaires, scientifiques et historiens
  • Français

Présentation

Sociologue, anthropologue. Professeur de sociologie à l'Université des sciences humaines de Strasbourg II (en 2012). Membre de l'Institut universitaire de France (en 2012).

Programme

20 Mai 2017

Avec la présence de :

Bibliographie

  • 2016
    Presses universitaires de Nancy - Editions Universitaires de Lorraine - Collection Soins : sens, postures, pratiques

    Les malentendus culturels dans le domaine de la santé

    Le malentendu est sans doute au cœur de toute rencontre. On ne connaît d'abord de l'autre, même le plus proche, que la surface qu'il donne à lire de lui-même. L'autre se construit alors à travers les significations et les valeurs projetées sur lui. La méconnaissance de soi et de l'autre est d'ailleurs l'un des grands thèmes littéraires de la modernité. Toute rencontre expose à des interprétations qui manquent parfois leur objet et provoquent la rebuffade ou, à l'inverse, un étonnement agréable venant flatter le narcissisme. L'organisation spécifique de la médecine, avec ses spécialités, ses hiérarchies, sa division des tâches semble aller de soi pour ceux qui travaillent dans le système de soin ou qui ont l'habitude d'endosser le rôle de patient, mais elle peut dérouter ceux qui ne sont pas familiarisés avec cet univers. Le milieu médical a son langage, ses règles, ses procédures, ses codes implicites, ses rites, ses manières d'organiser l'espace et le temps, autant d'usage qui perdent de leur évidence lorsqu'on les découvre de l'extérieur. L'accommodement réciproque peut prendre du temps, or c'est justement ce qui manque le plus dans un contexte où les professionnels doivent faire face à des urgences et à de multiples impératifs. Dans leur souci d'établir des priorités, il arrive que les explications nécessaires deviennent secondaires. Une communication rapide ou partielle est propice aux malentendus. Ceux-ci découlent aussi de l'effort pour s'adapter à l'interlocuteur. L'ouvrage, à travers une série d'abords différents, analyse ces malentendus qui rendent les soins parfois difficiles à mettre en œuvre. Au fil des pages se dégage une éthique de la conjugaison des différences pour une prise en charge thérapeutique.

  • 2016
    Presses universitaires de France

    Penser l'adolescence

  • 2016
    Presses universitaires de France - Collection QUE SAIS-JE ?

    La sociologie du corps, « Que sais-je ? » n° 2678

    Il est également l'auteur du « Que sais-je ? » sur la Sociologie du risque. La sociologie du corps est un chapitre de la sociologie plus particulièrement attaché à la saisie de la corporéité humaine comme phénomène social et culturel, matière de symbole, objet de représentations et d'imaginaires. Elle rappelle que les actions qui tissent la trame de la vie quotidienne, des plus futiles ou des moins saisissables à celles qui se déroulent sur la scène publique, impliquent l'entremise du corps. De quelle manière cette sociologie de l'enracinement physique de l'acteur dans son environnement propose-t-elle une élucidation des logiques sociales et culturelles ?À lire également en Que sais-je ?... La philosophie du corps, Michela Marzano La sexualité féminine, Jacques André

  • 2016
    Fabert - Collection TPS ARRET

    Rites de virilité à l'adolescence

    Dans nos sociétés où les anciens modèles de genre s'effacent, la construction sociale du masculin se fragilise. Entrer dans la peau d'un homme est particulièrement malaisé pour certains adolescents qui cumulent des difficultés affectives et sociales sans trouver à leur côté des adultes fiables. Les conduites à risque sont marquées par les connotations sociales du genre...

  • 2015
    Presses Universitaires de Strasbourg - Collection Revue des sciences sociales

    REVUE DES SCIENCES SOCIALES, N 53/2015. ENTRE DOU

  • 2015
    Anne-Marie Métailié - Collection Traversées

    Disparaître de soi , une tentation contemporaine

    Nos existences parfois nous pèsent. Même pour un temps, nous aimerions prendre congé des nécessités qui leur sont liées. Se donner en quelque sorte des vacances de soi pour reprendre son souffle. Si nos conditions d'existence sont sans doute meilleures que celles de nos ancêtres, elles ne dédouanent pas de l'essentiel qui consiste à donner une signification et une valeur à son existence, à se sentir relié aux autres, à éprouver le sentiment d'avoir sa place au sein du lien social. L'individualisation du sens, en libérant des traditions ou des valeurs communes, dégage de toute autorité. Chacun devient son propre maître et n'a de compte à rendre qu'à lui-même. Le morcellement du lien social isole chaque individu et le renvoie à lui-même, à sa liberté, à la jouissance de son autonomie ou, à l'inverse, à son sentiment d'insuffisance, à son échec personnel. L'individu qui ne dispose pas de solides ressources intérieures pour s'ajuster et investir les événements de significations et de valeurs, qui manque d'une confiance suffisante en lui, se sent d'autant plus vulnérable et doit se soutenir par lui-même à défaut de sa communauté. Dans une société où s'impose la flexibilité, l'urgence, la vitesse, la concurrence, l'efficacité, etc., être soi ne coule plus de source dans la mesure où il faut à tout instant se mettre au monde, s'ajuster aux circonstances, assumer son autonomie. Il ne suffit plus de naître ou de grandir, il faut désormais se construire en permanence, demeurer mobilisé, donner un sens à sa vie, étayer ses actions sur des valeurs. La tâche d'être un individu est ardue, surtout s'il s'agit justement de devenir soi. Au fil de ce livre, j'appellerai blancheur cet état d'absence à soi plus ou moins prononcé, le fait de prendre congé de soi sous une forme ou sous une autre à cause de la difficulté ou de la pénibilité d'être soi. Dans tous les cas, la volonté est de relâcher la pression. Il s'agit ici de plonger dans la subjectivité contemporaine et d'en analyser l'une des tentations les plus vives, celle de se défaire enfin de soi, serait-ce pour un moment. Sous une forme douloureuse ou propice, cette étude arpente une anthropologie des limites dans la pluralité des mondes contemporains, elle s'attache à une exploration de l'intime quand l'individu lâche prise sans pour autant vouloir mourir, ou quand il s'invente des moyens provisoires de se déprendre de soi. Les conditions sociales sont toujours mêlées à des conditions affectives. Et ce sont ces dernières qui induisent par exemple les conduites à risque des jeunes dans un contexte de souffrance personnelle, ou qui font advenir la dépression, et sans doute la plupart des démences séniles. Si souvent les approches psychologiques occultent l'ancrage social et culturel, celles des sociologues délaissent souvent les données plus affectives, considérant les individus comme des adultes éternels, n'ayant jamais eu d'enfance, ni d'inconscient, ni de difficultés intimes. La compréhension sociologique et anthropologique des mondes contemporains peut ressaisir la singularité d'une histoire personnelle en croisant la trame affective et sociale qui baigne l'individu et surtout les significations qui alimentent son rapport au monde. Telle est la tâche de ce livre.

  • 2015
    Anne-Marie Métailié - Collection Suites sciences humaines

    Du silence , essai d'anthropologie

    Les usages sociaux et culturels accordent à la parole et au silence une alternance qui varie d'un lieu à l'autre et d'une personne à l'autre. Cependant, face au silence les uns éprouvent un sentiment de recueillement, de bonheur tranquille, tandis que d'autres s'en effraient et cherchent dans le bruit ou la parole une manière de se défendre de la peur. En effet, que ce soit pour quelques heures ou quelques jours, le silence permet de retrouver une disponibilité pour penser, mais aussi pour être à l'écoute des bruits de la nature. Le silence n'a pas besoin d'une posture et certaines activités y incitent. Mais le silence favorise aussi un retour du refoulé quand le rempart du sens que fournit le bruit se dérobe en partie, il semble ronger la parole à sa source et la rendre impuissante. Le silence est également associé au vide de sens et donc à la menace d'être englouti dans le néant.

  • 2015
    Fabert - Collection TPS ARRET

    Adolescence et conduites à risque

    Les conduites à risque sont des manières ambivalentes de lancer un appel aux plus proches, à ceux qui comptent. Elles témoignent de la résistance active du jeune et de ses tentatives de se remettre au monde. En dépit des souffrances qu'elles entraînent, elles possèdent un versant positif, elles favorisent la prise d'autonomie du jeune, la recherche de ses marques, elles sont un moyen de se construire une identité. Elles n'en sont pas moins douloureuses dans leurs conséquences à travers les blessures ou les morts qu'elles entraînent. Mais la souffrance est en amont, perpétuée par une conjonction complexe entre une société, une structure familiale, une histoire de vie. Ces épreuves que les jeunes s'infligent répondent à cette nécessité intérieure de s'arracher à soi-même et de renaître meilleur. Ce sont des rites intimes, privés, autoréférentiels, insus, détachés de toute croyance et tournant le dos à une société qui cherche à les prévenir.

  • 2015
    Anne-Marie Métailié - Collection Suites sciences humaines

    Passions du risque

    Jouer un instant sa sécurité ou sa vie, au risque de la perdre : à défaut de limites et de repères que la société ne lui donne plus, l'individu, fort de sa marge croissante d'autonomie, cherche dans le monde des limites de fait, aventures, sauts à l'élastique, raids, trekking, rafting au bout du monde ou bien rapports sexuels non protégés avec des inconnus... Les régions les plus difficiles d'approche deviennent les nouveaux stades de la modernité, là où l'homme sans qualité peut enfin tutoyer la légende, aller au bout de ses forces, jouer symboliquement son existence pour gagner enfin ce surcroît de sens qui rend la vie plus pleine, lui donne une signification et une valeur.David Le Breton analyse ces figures inédites de l'ordalie, ce "jugement de Dieu" devenu la version moderne d'un rite personnel de passage. «Remarquable réflexion sur l'imaginaire de l'aventure, modèle de référence de la décennie.»L'Evénement du jeudi «Des retrouvailles avec la valeur de l'existence.» (La Croix)

  • 2015
    Chronique sociale - Collection Comprendre les personnes

    Re-trouver l'estime de soi / (se) mettre en beauté, dévoiler sa personnalité

  • 2015
    Imago - Collection IMAGO (EDITIONS)

    Histoire de la laideur féminine

    « Toute femme devrait être accablée de honte à la pensée qu’elle est femme. » (Clément d’Alexandrie). Déjà chez Aristote, et bien avant les Pères de l’Église, la femme est matière sans qualité aucune, la qualité restant à l’évidence le propre de l’homme. Tel est le paradoxe du « beau sexe » : source du péché, sa plaisante apparence ne peut que dissimuler un être répugnant. Plus tard, sa beauté enfin reconnue, la femme se voit sommée de s’épanouir dans le mariage et dans la maternité. Haro donc sur les célibataires, les bas-bleus, les féministes, les inverties et autres déviantes de la société, qui ne sont que disgrâce et souvent même monstruosité ! De nos jours, enfin, disposant d’un vaste attirail cosmétique, la voici inexorablement soumise à la tyrannie de la séduction permanente. Inexcusable, insupportable, véritable aberration sociale, la laideur féminine révèle crûment négligence, manque de volonté, pire, secrète pathologie. S’appuyant tout à la fois sur l’histoire, l’anthropologie, la littérature et la peinture, Claudine Sagaert , par cette contribution essentielle à l’histoire des genres, nous permet de mieux comprendre dans quel carcan le corps de la femme a été enfermé durant des siècles, carcan dont elle doit, aujourd’hui comme hier, toujours se libérer… Docteur en sociologie, Claudine Sagaert est professeur de philosophie. Préface de David Le Breton. Postface de Georges Vigarello .

  • 2015
    Anne-Marie Métailié - Collection Traversées

    La Saveur du monde

    » Il y a la forêt du flâneur, du fugitif, celle de l’indien, la forêt du chasseur, du garde-chasse ou du braconnier, celle des amoureux, des ornithologues, la forêt aussi des animaux ou de l’arbre, celle du jour et de la nuit. Mille forêts dans la même, mille vérités d’un même mystère qui se dérobe et ne se donne jamais qu’en fragments. » Tout comme il y a un paysage, un son, une saveur, un parfum, un contact, une caresse, pour déplier le sentiment de la présence et aviver une conscience de soi. David Le Breton explore les sens, tous nos sens, comme pensée du monde. Cette fois l’anthropologue se laisse immerger dans le monde afin d’être dedans et non devant. Il nous montre que l’individu ne prend conscience de soi qu’à travers le sentir, qu’il éprouve son existence par des résonances sensorielles et perceptives. Ainsi tout homme chemine dans un univers sensoriel lié à ce que sa culture et son histoire personnelle ont fait de son éducation, chaque société dessinant une » organisation sensorielle » qui lui est propre. Percevoir les couleurs est un apprentissage autant que d’entendre ou de voir. Toucher, palper, sentir dans l’étreinte ou la souffrance, c’est faire affleurer la peau et la pensée dans la concrétude des choses, c’est aussi se sentir, goûter et parfois même être dégoûté. L’auteur se fait explorateur des sens et n’omet rien de nos attirances et de nos rejets. Proposant que l’on réfléchisse désormais au » Je sens donc je suis « , il rappelle que la condition humaine avant d’être spirituelle est bel et bien corporelle.

  • 2015
    Anne-Marie Métailié - Collection Traversées

    En souffrance : adolescence et entrée dans la vie

    Tous les parents le savent, la traversée de l'adolescence désormais englobée sous le terme de jeunesse n'est pas une mince affaire. Une majorité de jeunes s'intègrent apparemment sans trop de difficultés à nos sociétés, mais une frange non négligeable peine à donner sens à sa vie et à projeter son histoire dans l'avenir. D. Le Breton revient sur les souffrances et les difficultés de l'accès à l'âge d'homme, sur ce passage délicat qui consiste à devenir soi. Il s'intéresse ici à cette jeunesse en quête de sens et de valeurs suspendue entre deux mondes, prise dans les turbulences d'une métamorphose physique et psychique douloureuse. Les conduites à risque, désormais rites privés d'institution de soi mais aussi véritables actes de passage, marquent l'altération du goût de vivre d'une partie de la jeunesse occidentale contemporaine et viennent confirmer le fait que fabriquer une douleur permet d'endiguer provisoirement la souffrance de vivre dans une société devenue, comme l'individu, sans limite de sens. Changer de peau en y ajoutant tatouages et piercing opèrent comme des actes identitaires, se scarifier en secret, fuguer, errer jusqu'à disparaître de soi ou développer une haine de son corps en devenant anorexique ou boulimique, refuser la sexuation par absence ou par trop de sexe, méconnaître le danger de la vitesse, devenir délinquant comme moratoire à l'adolescence , bref tous ces phénomènes de résistance à la dureté du monde sont ici étudiés en profondeur et dans un langage accessible à tous. Véritable manuel pour les parents en quête de compréhension de leurs enfants en crise, cet ouvrage fera date pour envisager et peut-être mieux comprendre les souffrances de nos adolescents en ce tout début du XXIe siècle.

  • 2014
    CASIMIRO

    Le tatouage ou La signature de soi

    La peau est l'évidence de la présence au monde. Par elle nous sommes reconnus, nommés, identifiés. Elle enveloppe et incarne la personne en la reliant aux autres ou en la distinguant selon les signes utilisés. Sa texture, son teint, ses cicatrices, ses particularités (grains de beauté, rides, etc.) dessinent un paysage unique. La trace cutanée est signe d'identité, surtout quand elle est choisie.

  • 2014
    L'Harmattan

    Le doctorat : un rite de passage, Analyse du parcours doctoral et post-doctoral

    L'auteure propose ici une analyse sociologique du parcours doctoral et post-doctoral en s'appuyant sur ses propres recherches, sur les recherches francophones et anglophones qui ont été menées sur le thème et en s'appuyant sur des extraits de journaux de bord de doctorants et jeunes docteurs. La problématique de l'insertion professionnelle est également abordée, notamment sous l'angle des compétences.

  • 2013
    Presses Universitaires de Laval

    Corps abîmés

  • 2013
    "CNRS Éditions" - Collection SOCIO/ANTHROPO

    Corps en formes

    Il n'est d'individu que de chair ! Car l'identification de notre corps relève d'abord de la biologie. Inéluctablement, nous sommes insérés dans une anatomie et une physiologie qui suivent leur chemin propre. Et parfois, dans la douleur ou la maladie, nous refusons de nous y reconnaître, enfermés dans un dualisme où le corps se fait autre que soi. Mais le reste du temps, nous sommes immergés dans l'évidence du corps, la jouissance d'être soi qui n'est jamais la même d'une période à l'autre de la vie.Cette géographie du continent corporel n'échappe ni au temps ni à l'espace. D'une époque ou d'une culture à une autre, les valeurs qui lui sont associées se transforment, changent de valeur, se segmentent selon les conditions sociales, les appartenances de genre ou de génération. Cet ouvrage explore ainsi sous une forme pluridisciplinaire les représentations du gras, du surpoids ou de la minceur. Il s'interroge sur les lieux du corps fortement investis dans nos sociétés comme le visage ou les seins. Il questionne les ritualités intimes mises en œuvre dans les salles de bain, ou lors de soins de beauté.Une exploration inattendue de nos représentations du corps et de ses usages.

  • 2013
    Téraèdre - Collection [Ré]édition

    PEDOFOLIE DE L'INFANTILISME DES GRANDES PERSONNES, de l'infantilisme des grandes personnes

    La pensée scientifique et l'essor du capitalisme ont favorisé le déclin des valeurs patriarcales et de la religion. L'approfondissement de la démocratie nous a fait sortir de l'obscurantisme et de l'intolérance, mais ces progrès ont des contreparties : l'hypermodernité estompe les différences entre les sexes et les générations, entre le maître et l'élève. Les grandes personnes s'infantilisent en s'affranchissant de leurs responsabilités et répugnent à frustrer leur progéniture. Le jeune devient, pour la première fois dans l'histoire, notre modèle et notre horizon. L'adulte tend à perdre la raison dans sa folle passion ‒ pédofolie ‒ pour un enfant devenu à la fois fétiche et tabou. Cet affolement face à l'enfant évoque en négatif la représentation du pédophile ; l'adule obsédé par sa « bien-traitance » et sa protection se défendrait-il inconsciemment contre ses propres tendances incestueuses ? Étouffés par l'amour anxieux de leurs parents ou perdus au sein de familles sans cesse recomposées, les jeunes alimentent les consultations de psys qui évoquent le terme fourre-tout de « trouble du comportement ». Les situations évoquées dans cet ouvrage amènent alors à poser la question : Faut-il soigner l'enfant, ses parents ou la société ?

  • 2013
    Anne-Marie Métailié - Collection Suites sciences humaines

    L'adieu au corps

    « L’extrême contemporain » condamne le corps, « si peu à la hauteur des avancées technologiques de ces dernières décennies », un corps qui de plus en plus est vécu comme un membre surnuméraire qu’il faudrait supprimer. Dans le discours scientifique contemporain, le corps est pensé comme une matière indifférente, simple support de la personne. Pour passer du corps brouillon au corps accessoire, on doit se livrer à un bricolage sur soi à base de prothèses chimiques. Alors que certains biologistes rêvent d’éliminer la femme d’un bout à l’autre de la gestation, la cybersexualité réalise pleinement cet imaginaire de la disparition du corps et même de l’autre. La techno-science sert à « rectifier une matière première » qu’il faut agencer autrement : le soupçon à l’encontre du corps s’instaure et la médecine devient un biopouvoir."L’adieu au corps" est un constat terrible et argumenté de cette volonté du monde occidental qui veut transformer, voire liquider ce corps brouillon ; il montre par l’analyse comment se bouleverse à grandes enjambées l’univers symbolique qui jusque-là construisait la cohérence du monde.

  • 2013
    Anne-Marie Métailié - Collection Traversées

    La Peau et la trace : Sur les blessures de soi

  • 2013
    L'Harmattan - Collection Des hauts et débats

    Une anthropologie du tatouage contemporain, Parcours de porteurs d'encres

    Le tatouage connaît un vif succès dans notre société. Engagement à vie, il n'autorise guère de retour en arrière. Tour à tour, le tatouage se cache, se dévoile ou s'exhibe. Mais lorsqu'on le montre, que montre-t-on, et que démontre-t-on ? Ces pages le disent bien : c'est une partie de leur identité que les "porteurs d'encres" arborent à fleur de peau. Donnant la parole à tatoueurs et tatoués, cet ouvrage analyse finement cette pratique ancestrale longtemps marginale.

  • 2013
    Presses universitaires de France - Collection QUADRIGE

    Anthropologie du corps et modernité

    « Nos sociétés font du corps une entreprise à gérer au mieux. Sa valeur intrinsèque tient au travail exercé à son propos. Il faut mériter sa forme et la plier à sa volonté. Dans un monde où règne la désorientation du sens, nombre d’acteurs trouvent prise sur leur existence à travers une discipline du corps. À défaut de contrôler sa vie, on contrôle au moins son corps. »Publié pour la première fois en 1990, cet ouvrage est devenu au fil de cette décennie « l’un des analyseurs majeurs des sociétés contemporaines, un fin révélateur du statut de l’individu ». L’homme occidental se découvre un corps, lieu privilégié du bien-être, du bien-paraître, signe de l’individu et de sa différence. Mais ce corps est aussi un lieu de précarité, de vieillissement qu’il faut combattre pour conjurer la perte et tenter de maîtriser l’insaisissable. Deviendrait-il une structure encombrante dont il faudrait se défaire ?David Le Breton est professeur à l’université Marc Bloch de Strasbourg. Membre de l’Institut universitaire de France, auteur de nombreux ouvrages, il a publié aux Puf La sociologie du corps (« Que sais-je » n° 2678) et, dans la collection « Quadrige », Conduites à risque et L’interactionnisme symbolique.

  • 2013
    Jean-Claude Béhar éditions - Collection Une brève histoire

    Une brève histoire de l'adolescence

    L'auteur dessine en neuf chapitres l’Histoire et le portrait de son sujet. Neuf moments comme des points lumineux dans l’espace et le temps, des ellipses....d’un instant à l’autre.

  • 2012
    Presses universitaires de France - Collection FIL ROUGE (LE)

    L'ENJEU ADOLESCENT

    L’adolescent, dans le passage vers un monde où ce qui lui est proposé ne lui appartient pas en propre, doit, pour se sentir « soi-même », pouvoir retravailler la matière première de son enfance, la déconstruire.Ce mouvement comporte des risques : du côté des adultes, celui d’une confusion entre déconstruction et destructivité ; du côté des adolescents, celui d’un au-delà de la déconstruction objectale. Aussi la déconstruction a-t-elle besoin du relais des univers magiques, qui estompent la césure entre dehors et dedans, réel et imaginaire ; ces espaces de l’enchantement, qui protègent les adolescents de la passivation et permettent la transformation de l’omnipotence, sont ceux des mondes intermédiaires, d’Alice à Harry Potter.Déconstruction et enchantement traversent le rapport des adolescents à leur corps, à la famille, à la technologie et aux institutions, et soutiennent la vitalité du développement. Ils renouvellent les repères traditionnels des processus psychiques adolescents en les liant au potentiel créateur de cet âge, et ouvrent les perspectives de l’aide et des soins destinés aux adolescents et à leurs familles.Jean-Paul Matot est psychiatre et membre de la Société belge de psychanalyse. Il dirige la Revue belge de psychanalyse et a publié Les premiers entretiens en psychiatrie infanto-juvénile (avec C. Frisch-Desmarez, Dunod, 2007), La construction du sentiment d’exister (L’Harmattan, 2008) et La psychanalyse : une remise en jeu (avec René Roussillon, PUF, 2010).

  • 2012
    Presses universitaires de France - Collection QUE SAIS-JE ?

    La sociologie du corps, « Que sais-je ? » n° 2678

    La sociologie du corps est un chapitre de la sociologie plus particulièrement attaché à la saisie de la corporéité humaine comme phénomène social et culturel, matière de symbole, objet de représentations et d’imaginaires. Elle rappelle que les actions qui tissent la trame de la vie quotidienne, des plus futiles ou des moins saisissables à celles qui se déroulent sur la scène publique, impliquent l’entremise du corps.De quelle manière cette sociologie de l’enracinement physique de l’acteur dans son environnement propose-t-elle une élucidation des logiques sociales et culturelles ?Membre de l’Institut universitaire de France, David Le Breton est professeur à l’université de Strasbourg. Il a notamment codirigé le Dictionnaire de l’adolescence et de la jeunesse (Puf, 2010).

  • 2012
    Téraèdre

    Que reste-t-il du corps ?

    Pour des courants influents de la postmodernité, la personne consiste dans la somme d'informations qui règne sur un archipel d'os et d'organes régit par des fonctions biologiques, elle est le « fantôme dans la machine » (Ryle). Dans le dualisme cartésien dont nous sommes les héritiers, le corps est une sorte de véhicule de la personne, l'enclos matériel de son intériorité. Dans ce contexte où domine l'information, le rendement, l'efficacité, l'utilitarisme, etc. Une vaste littérature technophile, émerveillée par les technologies contemporaines, voit un avenir radieux se dessiner devant nous, fait de prothèses, de puces électroniques. Le corps est aujourd'hui perçu à l'image de la relique indigne d'une humanité dont on prétend qu'elle est dépassée. La maladie, la mort, rançon de la condition corporelle de l'humain sont désormais perçues comme prochainement vaincues par l'avancée des connaissances scientifiques. L'immortalité serait pour demain, la maladie n'aura plus la moindre virulence. La science est aujourd'hui érigée par certains scientifiques en substitut de Dieu, ils promettent le paradis dans les décennies à venir sans bien, par ailleurs, réfléchir au contexte sociologique d'aujourd'hui où règne une inégalité sociale terrifiante entre les individus et les sociétés à travers le monde. Il ne s'agit nullement ici de dénigrer les avancées scientifiques. Le cyborg est déjà dans nos murs, il n'est pas le surhomme de demain, mais il prend la figure d'hommes ou de femmes malades ou handicapées dont l'appareillage technique sauve les vies ou leur octroie une autonomie dont on aurait même pas rêvé il y a trente ans. Mais bien entendu des prothèses à visée thérapeutique, restaurant un organe ou une fonction ne soulèvent guère d'objections, elles s'intègrent dans un long processus de réparation et d'ingéniosité de la médecine. Les visées « mélioristes » (enhancement) sont nettement plus problématiques visant à « améliorer » l'homme, à maximiser ses performances. L' « améliorer » au nom de quelle valeur ? Pourquoi ? La technique devient une religiosité, un techno-prophétisme, une voie de salut pour délivrer l'homme de ses anciennes limites posées désormais comme des pesanteurs. Exigence d'une liberté que plus rien ne borne sinon le désir, et surtout pas la responsabilité. « Augmenter » l'humain prend différente forme, sans relation souvent les unes avec les autres, sinon dans l'imaginaire d'un monde sans maladie, avec une mort repoussée à l'infini, une volonté de maitrise radicale de tous les processus corporels. L'analyse doit se tenir hors des deux tentations, celle de la nostalgie d'un corps ancien, perçu comme une sorte d'ontologie de l'humain, un lieu naturel et irréductible, et celle de la fascination pour une technologie remaniant en profondeur un corps perçu comme obsolète. Tel est l'objet de ce volume qui mêle des chercheurs ayant écrit et réfléchit sur les technologies, et sur le corps. Dans ce contexte où des techno-prophètes énoncent le

  • 2012
    MEDIAPOP - Collection SUBLIME

    De Buffalo Bill à Automo Bill

  • 2012
    Presses universitaires de France - Collection QUADRIGE

    L'interactionnisme symbolique

    Ce manuel inédit présente avec clarté l’un des courants importants de la sociologie américaine, l’histoire de son développement à partir des philosophies pragmatistes et de l’École de Chicago, ses concepts majeurs ainsi que l’apport de l’ethnométhodologie. L’exposé de la méthodologie propre à l’interactionnisme est suivi d’un long chapitre sur la déviance, montrant comment les analyses sont fondées sur des études de terrain et l’observation des comportements concrets. Il est complété par une étude de l’oeuvre de E. Goffman et H. Becker.David Le Breton est professeur à l’Université des sciences humaines de Strasbourg II. Membre de l’Institut universitaire de France, il a publié de nombreux ouvrages sur le thème de l’anthropologie du corps, notamment Anthropologie du corps et modernité (2008) et Les conduites à risque (2004).

  • 2012
    Anne-Marie Métailié - Collection Suites

    Marcher , Eloge des chemins et de la lenteur

    « Marcher de nos jours, et surtout de nos jours, ce n’est pas revenir aux temps néolithiques, mais bien plutôt être prophète », écrivait Jacques Lacarrière. Revisitant une réflexion menée il y a une dizaine d’années, David Le Breton constate que le statut de marcheur a beaucoup changé. Aujourd’hui la marche s’impose comme une activité de loisir. L’imaginaire contemporain se réfère plutôt à l’idée de disponibilité et à la nécessité pratique d’entretenir son corps. L’auteur refonde ici son récit dans les témoignages et les philosophies de la marche, il redit avec bonheur que marcher est avant tout un long voyage à ciel ouvert dans le plein vent du monde et dans la disponibilité à ce qui advient, que tout chemin est enfoui en soi avant de se décliner sous nos pas et que la marche ouvre à chaque fois à une expérience et à une transformation heureuse de soi.

  • 2012
    Téraèdre - Collection L'anthropologie au coin de la rue

    Le don du rien, essai d'anthropologie de la fête

    Publié en 1977, jamais réédité depuis, Le don du rien méritait d'être remis à la disposition des chercheurs et étudiants, mais aussi du public en général, car il permet de jeter un regard étonnamment frais sur notre époque. En effet, les hypothèses qu'il présente " concernant les activités délirantes qui révèlent l'excès de dynamisme ou de vitalité par lequel l'homme se distingue de la bête : le symbolisme, le jeu, la transe, le rire - et surtout le don. Le don qui, dépouillé de nos idées de négoce, est bien le ''sacrifice inutile'', le don du rien - la meilleure part de l'homme " n'ont pas pris une ride.

  • 2012
    Presses universitaires de France - Collection QUE SAIS-JE ?

    Sociologie du risque, « Que sais-je ? » n° 3016

    Toute existence est une permanente prise de risque – elle expose à une fragilité physique (maladie, accident, etc.) ou symbolique (perdre la face, perdre son identité, l’estime de soi, etc.). Mais nos sociétés technologiques semblent générer de nouveaux risques collectifs, et des inquiétudes grandissantes parmi les populations. De ce constat est née dans les années 1980 une sociologie du risque portant des regards novateurs sur des zones de fractures de confiance et de fragilité.Une autre approche sociologique est venue enrichir l’analyse de la notion de risque en s’intéressant aux conduites à risques individuelles, aux significations que revêtent les activités engagées par les individus dans leur vie personnelle ou professionnelle, leurs loisirs, pour aller à la rencontre du risque ou s’en protéger.En s’appuyant sur l’analyse de nombreux exemples concrets, cet ouvrage dresse un panorama des recherches menées et des savoirs constitués ces dernières années autour de la notion de risque qui est désormais une question sociale, politique, économique, juridique, éthique, etc.Membre de l’Institut Universitaire de France, David Le Breton est professeur à l’Université de Strasbourg. Il est notamment l'auteur, dans la collection « Que sais-je ? » de La sociologie du corps.

  • 2011
    La Découverte - Collection Essais

    Les nomades du vide / des jeunes en errance, de squats en festivals, de gares en lieux d'accueil, des jeunes en errance, de squats en festivals, de gares en lieux d'accueil

    Ils avaient entre seize et vingt-cinq ans au début des années 1990 quand ils ont fait irruption dans l'espace public avec leurs chiens, leurs sacs à dos, leurs looks punk ou baba, en affirmant fortement leur marginalité. Aucune plainte, mais bien au contraire un statut de «zonards» explicitement revendiqué. En quelques années, ils ont investi les marges des grands festivals, les squares des centres villes, les places publiques, les halls de gares... Les CEMEA (Centres d'entraînement aux méthodes d'éducation active) ont été alors sollicités et ont engagé une recherche-action pour connaître cette population, inventer des solutions d'accueil et d'accompagnement social et proposer de nouvelles réponses institutionnelles et professionnelles. Les Nomades du vide présente ce travail : données ethnologiques, psychologiques et sociologiques, propositions d'accueil et d'accompagnement, évolutions des prises en charge et des réponses sociales et politiques. Mais, au-delà de la richesse des informations recueillies, cet ouvrage dresse le portrait vivant d'une population mal connue, par le prisme de la vie, du déroulement et de l'invention quotidienne d'un travail social construit au plus près de ses destinataires. Cette nouvelle édition intègre, dans une postface inédite de l'auteur, les dernières données portant sur ces jeunes.

  • 2011
    EMS Geodif - Collection Collection Consommation des 0-25 ans

    Ados et prises de risques..., quelles actions de communication pour les sensibiliser aux dangers du tabac, de l'alcool, de la route, etc. ?

    Première génération née avec les technologies de l'information, les "nouveaux ados" perçoivent la publicité et la communication différemment de leurs aînés. Toute campagne destinée à ce public doit donc prendre en compte ces spécificités. Mais les campagnes de prévention des risques présentent une difficulté supplémentaire : au-delà de l'intégration de ces nouveaux modes de communication, il faut aussi appréhender la perception particulière que les adolescents ont du danger. Analysant successivement certaines spécificités de l'adolescence, leur perception du danger, la culture actuelle des 13-18 ans et leur rapport à la publicité, Raphaëlle Camous présente une méthodologie permettant de construire des dispositifs de communication pertinents pour sensibiliser les adolescents aux dangers liés à certaines prises de risques. Cette approche propose à tous les acteurs de la prévention des outils pratiques et opérationnels : fiches repères, fiches méthodologiques... et exemples concrets, qui illustrent bien la complexité de mise en oeuvre des campagnes de prévention auprès des adolescents.

  • 2011
    Presses universitaires de France - Collection QUADRIGE

    ANTHROPOLOGIE DU CORPS ET MODERNITE

    Publié pour la première fois en 1990, puis régulièrement remanié et réédité, cet ouvrage a inauguré une série de nombreuses publications consacrées au corps, devenu au fil de ces années « l'un des analyseurs majeurs des sociétés contemporaines, un fin révélateur du statut de l'individu ». L'homme occidental se découvre un corps, lieu de bien-être et du bien paraître, mais ce corps est aussi un lieu de précarité, de vieillissement qu'il faut combattre pour tenter de le maîtriser. Deviendrait-il alors une structure encombrante dont il faudrait modifier l'aspect ou se défaire ?David Le Breton est professeur à l'Université Marc-Bloch de Strasbourg. Auteur de nombreux ouvrages, en particulier aux PUF : Sociologie du corps (« Que sais-je ? »), Les conduites à risque (« Quadrige »), L'interactionnisme symbolique, de Blumer à Goffman (« Quadrige »).

  • 2011
    Armand Colin - Collection DD.LSH

    Les passions ordinaires, anthropologie des émotions

    L'homme est affectivement au monde. L'existence est un fil continu de sentiments et d'émotions qui se mêlent, se succèdent, se contredisent selon les circonstances. Les émotions ne sont pas spontanées, mais rituellement organisées ; reconnues en soi et signifiées aux autres, elles mobilisent un vocabulaire, des mouvements précis du corps. Chaque société développe une culture affective propre. Cet ouvrage dresse une anthropologie des émotions, c'est-à-dire qu'il s'intéresse à la manière dont les émotions sont socialement et culturellement construites. Le comédien offre une étonnante illustration de la manière dont les hommes se saisissent des signes pour vivre et donner à voir leurs émotions. Sans les ressentir, il les traduit à un public qui les comprend, tout en sachant l'artifice du spectacle. Quel est le statut du corps dans la communication ? Comment les sociétés se donnent-elles à vivre dans tel groupe ou telle structure ? Quelles sont les ritualités du regard ? Qu'est-ce que le métier de comédien ? Ce sont là les différents chapitres d'une anthropologie du corps que cet ouvrage aborde en prenant pour fil conducteur les émotions.

  • 2011
    Fage éditions - Collection HORS COLL

    Le temps des bains, Colmar

  • 2011
    Téraèdre

    Le sens, Une anthropologie du sensible

    Les limites du corps, comme celles de l'univers de l'homme, sont celles fournies par les systèmes symboliques dont il est tributaire. Comme la langue le corps est une mesure du monde, un filet jeté sur la foule des stimulations qui assaillent l'individu au long de sa vie quotidienne et qui ne retient dans ses mailles que celles qui lui paraissent les plus signifiantes. À chaque instant à travers son corps, l'individu interprète son environnement et agit sur lui en fonction des orientations intériorisées par l'éducation ou l'habitude. La sensation est immédiatement immergée dans la perception. Entre la sensation et la perception, il y a la faculté de connaissance qui rappelle que l'homme n'est pas un organisme biologique mais une créature du sens. Voir (Christophe Wulf), entendre (Françoise Gründ), goûter (Jean-Pierre Corbeau), toucher (Florence Vinit) ou sentir (Joël Candau) le monde c'est en permanence le penser à travers le prisme d'un organe sensoriel. La vigilance ou l'attention n'est pas toujours de mise. Même si l'individu n'en possède qu'une infime lucidité, il ne cesse au fil de l'écoulement des jours de trier parmi la profusion de stimulations qui le traversent. Face au monde l'homme n'est jamais un il, une oreille, une main, une bouche ou un nez, mais un regard, une écoute, un toucher, une gustation ou une olfaction. L'environnement n'est que le prétexte de ce que l'homme en tire. À tout instant l'individu institue le monde sensoriel où il baigne en un monde de sens. La perception n'est pas l'empreinte d'un objet sur un organe sensoriel passif, mais une activité de connaissance diluée dans l'évidence ou fruit d'une réflexion. Ce n'est pas le réel que les hommes perçoivent mais déjà un monde de significations (David Howes).

  • 2011
    Anne-Marie Métailié - Collection Traversées

    Éclats de voix, une anthropologie des voix

    Une anthropologie de la voix consiste dans ce paradoxe de ne plus écouter la parole mais la qualité de sa formulation, ses vibrations sonores, affectives, ses singularités. Non plus s’arrêter sur le sens des mots mais sur la tessiture de la voix. Détachée de la parole, la vocalité se donne comme émission subtile d’un corps, elle nous touche, nous bouleverse ou nous irrite, elle est d’emblée un lieu de désir ou de méfiance. Objet de fantasme, elle suffit parfois à susciter l’amour ou la haine envers une personne inconnue entendue seulement à distance à la radio ou au téléphone. Aucune science n’en épuise l’interrogation, même si l’acoustique, la phonétique ou la linguistique essaient de la résorber dans leur savoir. Elle fuit de partout, elle ne se laisse pas circonvenir. L’émotion liée à l’écoute d’une voix ne tient pas à ses propriétés acoustiques mais à son impact sur le désir de celui qui écoute. Il en va de même du visage, les deux éléments les plus intimes, les plus singularisés de l’humain et ceux qui se dérobent le plus. En donnant chair au langage, la voix le donne à entendre. Quand elle disparaît la parole s’efface aussi car elle n’existe pas sans la voix qui lui donne corps.La voix qui nous importe ici est celle de la vie quotidienne, celle qui fait sens et dont l’influence marque nos existences.Il s’agit ici de frayer le chemin à une anthropologie sensible et d’explorer le mi-dire de la voix.David Le Breton est professeur de sociologie à l’Université de Strasbourg, membre de l’Institut universitaire de France et du laboratoire URA-CNRS « Cultures et sociétés en Europe ». Il est l’auteur, entre autres, de Anthropologie de la douleur, Du Silence, Eloge de la marche, La Saveur du monde, Mort sur la route (roman noir) et Expériences de la douleur.Annexe :Sommaire de l’ouvrage Eclats de voix (une anthropologie des voix)IntroductionChapitre 1 : La voix comme signe d’identitéEntre corps et souffle, la voix – La voix comme création du monde – Voix et lien social – Le sexe de la voix – Unicité de la voix – Jeux d’identité, jeux de voix – La voix comme révélation – Affectivité – Ambiguïté des caractérologies vocales.Chapitre 2 : De l’acheminement de la parole au dernier souffleEntrer dans la voix – Les rites de la voix – L’enveloppe protectrice de la voix – Mues – Les discordances du miroir sonore – Enfants sauvages.Chapitre 3 : Bris de voixCris – Trop de voix – Bégaiement – Voix brisées – Silences – Épuisement de la voix – Inconscient de la voix – Handicap de la voix.Chapitre 4 : La voix sourdeL’enfant sourd et l’entrée dans la voix – Le débat entre oralisme et langues des signes – La voix sourde comme altérité.Chapitre 5 : Désirs de voixLa voix et le désir – jouissance de la voix, l’opéra – Lyrisme des chants sacrés – Les castrats ou l’amour de la voix – Chanter – Trouver sa voix – La voix du mépris – La voix de son maitre – Voix d’ailleurs.Chapitre 6 : La voix qui se taitUne voix qui se tait – La voix en deuil – Retenir la voix – La voix artificielle.Chapitre 7 : Les arts de la voixPuissance de la voix – Oralités – La voix en scène – Conteur – Théâtre – Radio – Paradoxes des voix de cinéma - Conférence.OuvertureBibliographie

  • 2010
    Presses universitaires de France - Collection QUE SAIS-JE ?

    SOCIOLOGIE DU CORPS (LA)

    La sociologie du corps rappelle que les actions qui tissent la trame de la vie quotidienne, des plus futiles ou des moins saisissables à celle qui se déroulent sur la scène publique, impliquent l'entremise du corps. De quelle manière cette sociologie de l'enracinement physique de l'acteur dans son environnement propose-t-elle une élucidation des logiques sociales et culturelles ? C'est le sujet de cette étude.David Le Breton, membre de l'Institut universitaire de France, est professeur à l'Université Marc Bloch de Strasbourg. Il a publié, entre autres ouvrages, Conduites à risque (PUF, « Quadrige »).

  • 2010
    Presses universitaires de France - Collection QUADRIGE

    Dictionnaire de l'adolescence et de la jeunesse

  • 2010
    Yellow now

    MU-JO

  • 2010
    Anne-Marie Métailié - Collection Traversées

    Expériences de la douleur, entre destruction et renaissance

    La relation douleur-souffrance est au cœur de cet ouvrage. Il porte sur l’expérience de la douleur, sur la manière dont elle est vécue et ressentie par les individus, sur les comportements et les métamorphoses qu’elle induit. Il s’agit d’être au plus proche de la personne en s’efforçant de comprendre ce qu’elle vit à travers les outils de l’anthropologie. Le propos consiste justement à dégager les liens entre douleur et souffrance, et parallèlement à comprendre pourquoi certaines douleurs sont dénuées de souffrance, voire même associées à la réalisation de soi ou au plaisir. La douleur recherchée ou vécue à travers les conduites à risque ou les scarifications est d’une autre nature que celle qui affecte le malade, par exemple. Le sportif de l’extrême ou simplement le sportif en compétition ou à l’entraînement est un homme ou une femme qui accepte la douleur comme matière première de ses performances, il cherche à l’apprivoiser, à la contenir, il sait que s’il ne se « rentre pas dedans » il fera piètre figure.L’auteur traite d’une douleur qui implique la souffrance dans la maladie ou les séquelles de l’accident ou de la torture, puis analyse une douleur souvent proche du plaisir ou de l’épanouissement personnel, il s’efforce de comprendre l’ambivalence du rapport à la douleur. La douleur est une donnée de la condition humaine, nul n’y échappe à un moment ou à un autre, une vie sans douleur est impensable. Elle frappe provisoirement ou durablement selon les circonstances. Mais, la plupart du temps, elle est sans autre incidence qu’un malaise de quelques heures aussitôt oublié dès lors qu’elle s’est retirée. Elle renvoie toujours à un contexte personnel et social qui en module le ressenti. La souffrance est la résonance intime d’une douleur, sa mesure subjective. Elle est ce que l’homme fait de sa douleur, elle englobe ses attitudes, c’est-à-dire sa résignation ou sa résistance à être emporté dans un flux douloureux, ses ressources physiques ou morales pour tenir devant l’épreuve. Elle n’est jamais le simple prolongement d’une altération organique, mais une activité de sens pour l’homme qui en souffre. Si elle est un séisme sensoriel, elle ne frappe qu’en proportion de la souffrance qu’elle implique, c’est-à-dire du sens qu’elle revêt. Entre douleur et souffrance les liens sont à la fois étroits et lâches selon les contextes, mais ils sont profondément significatifs et ouvrent la voie d’une anthropologie des limites.David Le Breton est professeur de sociologie à l’Université Marc Bloch de Strasbourg, membre de l’institut Universitaire de France et du laboratoire ura-cnrs « Cultures et sociétés en Europe. » Il est l’auteur entre autres, de Des visages, Anthropologie de la douleur, Conduites à risque, Du silence, Eloge de la marche, La Peau et la trace, La saveur du monde, En Souffrance et Mort sur la route.

  • 2010
    Presses universitaires de France - Collection QUADRIGE

    Dictionnaire de l'adolescence et de la jeunesse

  • 2010
    Téraèdre - Collection [Ré]édition

    Entretiens avec David Le Breton, déclinaisons du corps

    Spécialiste notamment de l'adolescence et des conduites à risque, David Le Breton est, sans doute, un des anthropologues les plus connus, tant en France qu'à l'étranger. Dans ces Entretiens - sous-titrés Déclinaisons du corps - on comprend mieux, à travers son parcours personnel, ce qui fait l'originalité de sa pensée.

  • 2009
    Erès - Collection L'ailleurs du corps

    Pratiques et usages du corps dans notre modernité

  • 2009
    PU LAVAL - Collection SOCIOLOGIE AU C

    IMAGINER LE POST HUMAIN

  • 2009
    Erès - Collection Hypothèses

    Le silence et la parole, contre les excès de la communication

    " La parole est cet instrument précieux qui nous lie aux autres, elle est au coeur de toutes les relations sociales, en ce sens elle est fondatrice de la condition humaine. Cependant la parole contemporaine témoigne d'une nette ambivalence. Jamais elle n'a connu un tel déploiement, mais elle sert le meilleur et le pire. Si elle élabore un espace de substitution à la violence à travers le débat entre les acteurs, une conflictualité pacifiée qui implique un échange dans un cadre de civilité, et si elle contribue en permanence à transformer le monde dans une réciprocité aux autres, elle est aussi manipulée ou brisée par les puissants. Souvent elle est difficile à prendre ou bien elle reste sans écho, et nombreux sont les sans-voix dans nos démocraties contemporaines. Le silence est nécessaire à la parole, il introduit un espace de respiration, de méditation. Il est le souffle des conversations et leur tempo. Mais le silence tend à être chassé de mille manières de l'environnement social. Le bruit ne cesse de gagner et de rendre parfois la parole inaudible. Il est difficile aujourd'hui de s'abstraire, de trouver les conditions d'une intériorité. Le silence se fait rare. Mais peut-on parler sans se taire et donc sans écouter l'autre, peut-on penser dans le bruit ? La parole, dans ce sens, est étroitement solidaire du silence. " P.B. et D.L.B.

  • 2008
    Presses universitaires de France - Collection QUADRIGE

    Anthropologie du corps et modernité

  • 2008
    Belles Lettres - Collection Médecine & sciences humaines

    Toucher, Se soigner par le corps

    Entre bien-être et santé, les thérapies corporelles - massages, relaxation, kinésithérapie, ostéopathie, danse-thérapie, cures, réflexologie, packs / enveloppements, bio-énergie -, connaissent aujourd'hui un essor sans précédent.Leur existence même semble révéler une peur, ou du moins une réticence: les médecines alternatives ne fleurissent-elles pas pour pallier le manque de contact de notre société? Nous ne nous touchons plus, sinon dans un contexte codifié, voire médicalisé. Comment expliquer cette évolution? Comment s'orienter parmi toutes ces pratiques? Pourquoi certaines sont-elles reconnues en France et d'autres non? Quelles sont leurs histoires et leurs ambitions? Bernard Andrieu répond à toutes ces questions dans cet ouvrage qui propose à la fois une réflexion sur l'histoire du toucher comme thérapie et un recensement des pratiques les plus importantes.

  • 2008
    L'Harmattan - Collection Ethnographiques

    Corps et espace chez les jeunes Français musulmans, socioanthropologie des rapports de genre

    Une grande conflictualité caractérise quotidiennement la relation entre les garçons et les filles français musulmans dans les quartiers populaires. Cette situation interroge frontalement les normes et les valeurs qui président au fonctionnement social global. Ce phénomène procède-t-il exclusivement de la culture familiale du sujet français musulman, de la croyance religieuse à laquelle il se réfère ? Cette situation est-elle immuable ? Quel statut et quelle position l'individu occupe-t-il dans le groupe et dans la société ?

  • 2008
    "CNRS Éditions" - Collection POCHE

    La peau. Enjeu de société, enjeu de société

  • 2008
    L'Harmattan - Collection Ethnographiques

    Corps et espace chez les jeunes Français musulmans, socioanthropologie des rapports de genre

    Une grande conflictualité caractérise quotidiennement la relation entre les garçons et les filles français musulmans dans les quartiers populaires. Cette situation interroge frontalement les normes et les valeurs qui président au fonctionnement social global. Ce phénomène procède-t-il exclusivement de la culture familiale du sujet français musulman, de la croyance religieuse à laquelle il se réfère ? Cette situation est-elle immuable ? Quel statut et quelle position l'individu occupe-t-il dans le groupe et dans la société ?

  • 2008
    Presses universitaires de France - Collection QUE SAIS-JE ?

    La sociologie du corps

  • 2008
    Nathan - Collection L'enfance en questions

    PARENTS, VOS ADOS ONT BESOIN DE VOUS !, franchir le cap ensemble

  • 2008
    Belin - Collection BELIN JEUNESSE

    Un lendemain pas comme les autres

  • 2008
    Anne-Marie Métailié - Collection Suites sciences humaines

    La Chair à vif, de la leçon d'anatomie aux greffes d'organes

  • 2008
    Nathan - Collection L'enfance en questions

    PARENTS, VOS ADOS ONT BESOIN DE VOUS !, franchir le cap ensemble

  • 2008
    Presses universitaires de France - Collection QUADRIGE

    L'INTERACTIONNISME SYMBOLIQUE (2ED)

  • 2007
    Anne-Marie Métailié - Collection Bibliothèque nordique

    Mort sur la route

  • 2007
    Anne-Marie Métailié - Collection Traversées

    En souffrance, adolescence et entrée dans la vie

  • 2006
    Anne-Marie Métailié - Collection Suites sciences humaines

    ANTHROPOLOGIE DE LA DOULEUR

  • 2006
    Anne-Marie Métailié - Collection Traversées

    La Saveur du Monde, une anthropologie des sens

  • 2005
    Presses Universitaires de Laval - Collection HORS-COLLECTION

    JEUNESSE A RISQUE RITE & PASSAGE

  • 2005
    Presses universitaires de France - Collection QUADRIGE

    ANTHROPOLOGIE DU CORPS ET MODERNITE

  • 2005
    Liber Canada - Collection DE VIVE VOIX

    ENTRETIENS AVEC DAVID LE BRETON

  • 2004
    La Découverte - Collection Essais

    Les nomades du vide, des jeunes en errance, de squats en festivals, de gares en lieux d'accueil

    Ils avaient entre seize et vingt-cinq ans au début des années 1990 quand ils ont fait irruption dans l'espace public avec leurs chiens, leurs sacs à dos, leurs looks punk ou baba, en affirmant fortement leur marginalité. Aucune plainte, mais bien au contraire un statut de « zonards » explicitement revendiqué. Ils ont rapidement investi les marges des grands festivals, les squares des centres villes, les places publiques, les halls de gares? Leur nombre et cette errance choisie troublant la société, les CEMEA (Centres d'entraînement aux méthodes d'éducation active) ont été alors sollicités et ont engagé une recherche-action pour connaître cette population, inventer des solutions d'accueil et d'accompagnement social et proposer de nouvelles réponses institutionnelles et professionnelles. Les nomades du vide présentent ce travail : données ethnologiques, psychologiques et sociologiques, propositions d'accueil et d'accompagnement, évolutions des prises en charge et des réponses sociales et politiques. Mais, au-delà de la richesse des informations recueillies, cet ouvrage dresse le portrait vivant d'une population mal connue, par le prisme de la vie, du déroulement et de l'invention quotidienne d'un travail social construit au plus près de ses destinataires. Cette nouvelle édition intègre, dans une préface inédite de l'auteur, les dernières données portant sur ces jeunes.

  • 2004
    Presses Universitaires de Laval - Collection LECTURES

    LE THEATRE DU MONDE

  • 2004
    L'Harmattan - Collection Nouvelles études anthropologiques

    CORPS ET SES ORIFICES, [actes des journées d'études, 25 et 26 octobre 2001, Université Marc Bloch de Strasbourg]

    Chez tous les peuples, les conceptions relatives aux orifices du corps ont été diverses et ont évolué, au cours des siècles, en fonction des croyances religieuses, des spéculations philosophiques et aussi suivant le développement des connaissances anatomiques et de l'art médical. Les études réunies dans cet ouvrage apportent leur contribution à cette diversité en visitant du Burkina-Faso au Brésil et de la Mongolie à l'Inde, les représentations des espaces corporels ouverts ou jugés tels et des dangers qui les menacent.

  • 2004
    Presses universitaires de France - Collection QUADRIGE

    Conduites à risque

  • 2004
    Presses universitaires de France - Collection QUADRIGE

    INTERACTIONNISME SYMBOLIQUE (L')

  • 2004
    L'Harmattan - Collection Nouvelles études anthropologiques

    CORPS ET SES ORIFICES, [actes des journées d'études, 25 et 26 octobre 2001, Université Marc Bloch de Strasbourg]

    Chez tous les peuples, les conceptions relatives aux orifices du corps ont été diverses et ont évolué, au cours des siècles, en fonction des croyances religieuses, des spéculations philosophiques et aussi suivant le développement des connaissances anatomiques et de l'art médical. Les études réunies dans cet ouvrage apportent leur contribution à cette diversité en visitant du Burkina-Faso au Brésil et de la Mongolie à l'Inde, les représentations des espaces corporels ouverts ou jugés tels et des dangers qui les menacent.

  • 2004
    Payot - Collection Petite bibliothèque Payot

    Les passions ordinaires, anthropologie des émotions

  • 2003
    Téraèdre - Collection L'anthopologie au coin de la rue

    Anthropo-logiques d'un travailleur social, passeurs, passages, passants

    La métaphore du " passeur " a souvent été utilisée pour caractériser la fonction du travailleur social. Mais la relation d'aide dans laquelle ce dernier se trouve engagé professionnellement connaît, depuis les années soixante-dix, de profondes évolutions marquées par les diverses orientations des politiques sociales. Le lien social, dans des sociétés où individualisme et économie de marché prédominent, connaît des avatars. Les solidarités, notamment, s'effritent. Comment, dès lors, repenser celles-ci, c'est-à-dire des rituels d'accueil, d'hospitalité, d'initiation, de transmission, de rencontre, de séparation Le travailleur social est un artisan du bord, du seuil, des liminaires. Son action, pontificatrice ou souterraine, consiste à accompagner quelques passants, des citoyens oubliés. Considérer les structures anthropologiques du travail social peut donc permettre, au-delà de statuts professionnels en mutation, de réfléchir à l'aspect symbolique, bien actuel, de toute action sociale.

  • 2003
    Anne-Marie Métailié - Collection Suites sciences humaines

    Des visages, essai d'anthropologie

  • 2003
    Pluriel

    L'adolescence à risque

    L'adolescence à risque est l'un des derniers titres de la série « Mutations » chez Autrement. Piloté par l'anthropologue David Le Breton, ce volume essaye de donner les clés pour comprendre les conduites à risque des adolescents, cherchant ainsi à dissiper des inquiétudes : toxicomanie, fugues, accidents de voiture ou de deux roues, suicide, alimentent en effet une vision catastrophiste de l'adolescence. Analyser et comprendre les conduites à risque des adolescents aujourd'hui ou les formes de la violence des jeunes devrait permettre de ne pas céder aux caricatures et nous aider à comprendre que ces jeunes demandent avant tout une place dans le monde. Textes de : Hakima Aït El Cadi, Patrick Baudry, Laurent Bove, Lucienne Bui-Trong, François Chobeaux, Maryse Esterlé-Hédibel, Pascal Hintermeyer, Denis Jeffrey, Alain Loret, Chritian Michel, Xavier Pommereau, etc.

  • 2003
    Pluriel

    L'adolescence à risque

    L'adolescence à risque est l'un des derniers titres de la série « Mutations » chez Autrement. Piloté par l'anthropologue David Le Breton, ce volume essaye de donner les clés pour comprendre les conduites à risque des adolescents, cherchant ainsi à dissiper des inquiétudes : toxicomanie, fugues, accidents de voiture ou de deux roues, suicide, alimentent en effet une vision catastrophiste de l'adolescence. Analyser et comprendre les conduites à risque des adolescents aujourd'hui ou les formes de la violence des jeunes devrait permettre de ne pas céder aux caricatures et nous aider à comprendre que ces jeunes demandent avant tout une place dans le monde. Textes de : Hakima Aït El Cadi, Patrick Baudry, Laurent Bove, Lucienne Bui-Trong, François Chobeaux, Maryse Esterlé-Hédibel, Pascal Hintermeyer, Denis Jeffrey, Alain Loret, Chritian Michel, Xavier Pommereau, etc.

  • 2002
    Presses universitaires de France - Collection QUADRIGE

    Les conduites a risque, des jeux de mort au jeu de vivre

  • 2002
    Presses universitaires de France - Collection QUE SAIS-JE ?

    La sociologie du corps

  • 2001
    Métailié - Collection Collection Traversées

    Mots et maux de ventre, troubles fonctionnels digestifs et manières de vivre

    Troubles fontcionnels digestifs et manières de vivre.

  • 2001
    Presses universitaires de France - Collection QUADRIGE

    Anthropologie du corps et modernité

  • 2000
    Presses universitaires de France - Collection QUE SAIS-JE ?

    La sociologie du corps

  • 2000
    Presses universitaires de France - Collection QUADRIGE

    ANTHROPOLOGIE DU CORPS ET MODERNITE 312

  • 2000
    Anne-Marie Métailié - Collection Suites sciences humaines

    Eloge de la marche

  • 2000
    Anne-Marie Métailié - Collection Suites sciences humaines

    Passions du risque

  • 2000
    L'Harmattan - Collection Nouvelles études anthropologiques

    Le corps, son ombre et son double

    Interroger la manière dont le corps est socialement et culturellement pensé et mis en forme en le soumettant à une perspective insolite, faire émerger ainsi des questions inédites : d'où le choix de ce thème de l'ombre et du double. Tout corps n'est-il pas accompagné de son ombre et hanté par son double ? D'une société humaine à une autre, en suivant des imaginaires sociaux, il s'agit de mener plus loin l'anthropologie du corps, d'en ouvrir un nouveau chapitre.

  • 2000
    L'Harmattan - Collection Nouvelles études anthropologiques

    Anthropologie du Sensoriel, Les sens dans tous les sens

    Quelles significations prennent les perceptions sensorielles dans la vie sociale et culturelle ? Cet ouvrage à plusieurs voix étudie les sens dans différentes circonstances de la vie collective : chamanisme, maladie, racisme, sexualité, rencontre, vie quotidienne, musique etc. Anthropologie et ethnologie sont ici sollicitées dans ces études des relations symboliques entre les sens et le sens.

  • 2000
    L'Harmattan - Collection Nouvelles études anthropologiques

    Le corps, son ombre et son double

    Interroger la manière dont le corps est socialement et culturellement pensé et mis en forme en le soumettant à une perspective insolite, faire émerger ainsi des questions inédites : d'où le choix de ce thème de l'ombre et du double. Tout corps n'est-il pas accompagné de son ombre et hanté par son double ? D'une société humaine à une autre, en suivant des imaginaires sociaux, il s'agit de mener plus loin l'anthropologie du corps, d'en ouvrir un nouveau chapitre.

  • 2000
    L'Harmattan - Collection Nouvelles études anthropologiques

    Anthropologie du Sensoriel, Les sens dans tous les sens

    Quelles significations prennent les perceptions sensorielles dans la vie sociale et culturelle ? Cet ouvrage à plusieurs voix étudie les sens dans différentes circonstances de la vie collective : chamanisme, maladie, racisme, sexualité, rencontre, vie quotidienne, musique etc. Anthropologie et ethnologie sont ici sollicitées dans ces études des relations symboliques entre les sens et le sens.

  • 1999
    Anne-Marie Métailié - Collection Traversées

    L'Adieu au corps

  • 1998
    Chronique sociale - Collection Comprendre les personnes

    Retrouver l'estime de soi, soins esthétiques et beauté

    Préface de Davie Le Breton. Postface de Charles Gardou.

  • 1998
    Chronique sociale - Collection Comprendre les personnes

    Retrouver l'estime de soi, soins esthétiques et beauté

    Préface de Davie Le Breton. Postface de Charles Gardou.

  • 1998
    Presses universitaires de France - Collection QUE SAIS-JE ?

    La sociologie du risque

  • 1997
    Anne-Marie Métailié - Collection Traversées

    Le Silence. Essai d'anthropologie, essai

  • 1997
    L'Harmattan - Collection Nouvelles études anthropologiques

    USAGES CULTURELS DU CORPS

    La relation au corps est un révélateur des attitudes culturelles, des pratiques, des comportements qui composent le rapport au monde d'une société. Cet ouvrage montre comment dans des sociétés très différentes les unes des autres le corps se parle, se met en scène, énonce la souffrance personnelle. Dire le corps est une manière de dire le bonheur ou la difficulté à vivre, la peine à rencontrer les autres, à assumer la maladie ou l'épreuve. Ces approches conjuguent anthropologie et ethnologie, elles proposent une étude des usages sociaux du corps, de la symbolique des organes ou des humeurs, du statut du corps dans la modernité, des représentations du corps, des liens tissés entre plante et chair.

  • 1996
    Autrement - Mutations n° 160 - Collection MUTATIONS

    L'Aventure : La Pasion des détours

  • 1995
    Anne-Marie Métailié - Collection Traversées

    Anthropologie de la douleur

  • 1993
    Anne-Marie Métailié - Collection Traversées

    La Chair à vif, usages médicaux et mondains du corps humain

  • 1992
    Anne-Marie Métailié - Collection Traversées

    Des visages, essai d'anthropologie

    Le visage a des histoires qui traversent les siècles et ne se ressemblent pas. David Le Breton fait une anthropologie de cette partie du corps humain qui est le lieu central de notre communication. Ne négligeant ni le face-à-face, ni le mauvais œil, ni les masques, ni les grimaces, ni la cartographie criminelle, il met en évidence les paradoxes de l'éminence du visage de l'homme, nous entraînant tour à tour dans l'histoire du défiguré et du radieux, du beau et du laid, de l'acceptable et de l'insupportable. Prenant appui sur la religion, la philosophie, l'anthropologie, c'est tout le mi-dire du visage qu'il cerne pour nous conduire à la réflexion ultime que l'un des caractères de la violence symbolique mis en œuvre dans le racisme consiste avant tout en la négation chez l'autre de son visage.

  • 1992
    Presses universitaires de France - Collection QUE SAIS-JE ?

    La sociologie du corps

  • 1992
    Presses universitaires de France - Collection SOCIOLOGIE D'AU

    ANTHROPOLOGIE DU CORPS ET MODERNITE

  • 1992
    Presses universitaires de France - Collection SOCIOLOGIE D'AU

    Anthropologie du corps et modernité

  • 1991
    Anne-Marie Métailié - Collection Traversées

    Passions du risque

  • 1985
    FeniXX réédition numérique (Librairie des Méridiens) - Collection Sociologies au quotidien

    Corps et sociétés, essai de sociologie et d'anthropologie du corps

  • 1945
    Autrement - Collection Mutations

    L'Adolescence à risque

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