Fabienne BRUGERE

  • Imaginales Maçonniques et Ésotériques
  • Française

Présentation

Professeure de philosophie à l’Université de Bordeaux, présidente du Conseil de Développement Durable de la Communauté Urbaine de Bordeaux, directrice (avec Anne Sauvagnargues) de la collection « Lignes d’art » aux PUF, membre du comité de rédaction de la Nouvelle Revue d’Esthétique.

Présence au festival

  Matin Après-midi
27 Mai 2018 Présente Présente

Programme

27 Mai 2018

Avec la présence de :

Bibliographie

  • 2017
    QUE SAIS JE - Collection QUE SAIS-JE ?

    L'ETHIQUE DU CARE (3ED) QSJ3903

    Quand Carol Gilligan a énoncé dans Une voix différente (1982) l’idée que les femmes ont une autre manière de penser la morale que les hommes, elle ne s’est pas contentée d’élargir la division des sexes à la morale. Elle a mis en avant un concept largement occulté et laissé à l’état de friche : le care. En portant l’attention sur ce « prendre soin », ce souci des autres, l’éthique du care pose la question du lien social différemment : elle met au cœur de nos relations la vulnérabilité, la dépendance et l’interdépendance. Elle rend ainsi audible la voix des fragiles et met en garde contre les dérives conjointement marchandes et bureaucratiques de nos sociétés néolibérales. Cet ouvrage propose une synthèse des recherches autour de la notion de care et montre en quoi cette philosophie constitue aujourd’hui un véritable projet de société.

  • 2017
    Flammarion - Collection ESSAIS

    La fin de l'hospitalité, Lampedusa, Lesbos, Calais... : jusqu'où irons-nous ?

    Nous avons parcouru l'Europe, de la « Jungle » de Calais au centre de réfugiés caché dans les hangars de l'aéroport de Tempelhof à Berlin. Nous avons vu des barbelés prospérer dans les prairies. Des murs pousser comme des champignons. Nous avons vu l'étranger cesser d'être un hôte pour devenir un ennemi, un barbare qu'il faut éloigner, repousser, ne plus voir. Toutes les civilisations anciennes s'accordaient sur un point : faire de l'étranger un hôte. Nous sommes en train de faire l'inverse, de transformer l'hôte en étranger. Jusqu'à quand ?

  • 2013
    Seuil - Collection La République des idées

    La politique de l'individu

    C'est entendu : nous vivons dans une "société d'individus". On peut entendre ce diagnostic de plusieurs manières : d’un côté, l’individu serait un être absolument indépendant par rapport aux appartenances collectives ; de l’autre, on peut y voir le culte de soi et le développement de comportements narcissiques. Dans ces deux formes d’individualisme, l’individu ne trouve rien qui le dépasse pour lui imposer des cadres. Dès lors, comment inventer une politique fondée sur l’individu ? Car l’individu en société ne "tient" pas tout seul. Une politique de l’individu doit passer par le soutien : de manière générale, au niveau des politiques publiques, de manière locale, au niveau des politiques territoriales, et dans la liberté de se réaliser, c'est-à-dire d'être soi-même - ce qui suppose des politiques individualisées. Reconnaître la place des individus, c’est interroger les relations qui les unissent dans une même société. Si la gauche veut faire référence à la notion d’individu, elle doit au préalable s’interroger sur ces relations interindividuelles. Plus fondamentalement, la question du lien social doit devenir un objet politique, afin que les capacités et la protection de la vulnérabilité concourent à une véritable politique de l’individu. Fabienne Brugère est une philosophe française spécialisée en histoire de la philosophie moderne (XVIIIe siècle), en philosophie morale et politique, et en philosophie anglo-américaine. Elle est actuellement professeur à l'université Michel de Montaigne-Bordeaux 3, et a publié de nombreux ouvrages, dont Le Sexe de la sollicitude (Seuil, 2008) et Dictionnaire politique à l'usage des gouvernés (collab., Bayard jeunesse, 2012).

  • 2011
    QUE SAIS JE - Collection QUE SAIS-JE ?

    l'ethique du care, « Que sais-je ? » n° 3903

    Le care est un concept jeune, mis au point dans les années 1980 aux États-Unis. Il est d'abord une éthique : à visage humain, contextuelle et renouvelée dans l’approche de la raison et des sentiments, une attention aux autres, des formes de responsabilisation. Le fondement théorique est une anthropologie de la vulnérabilité, la possibilité de rendre audible une voix des femmes et des fragiles. Cette éthique est enracinée dans des débats issus de la psychologie morale, puis une philosophie pratique, une sociologie et une politique. Aujourd'hui, le passage de l’éthique à la politique se fait grâce à la revendication du care comme philosophie sociale. C'est pour faire face à un cycle politique de dérégulations et à la crise de nos États providence que les philosophies du care appréhendent par les vies ordinaires liées au soin, ces armées de populations rendues invisibles et marginalisées dans la structure actuelle du marché. Le care, ou comment comprendre l’interdépendance et les dépendances aujourd’hui. Professeur d’Université (Université Michel de Montaigne Bordeaux 3), Fabienne Brugère dirige avec Anne Sauvagnargues la collection « Lignes d’art » aux PUF et est membre du comité de rédaction de la Nouvelle Revue d’esthétique. Elle est notamment l’auteur de Le sexe de la sollicitude (Seuil, 2008).

  • 2011
    Le Bord de l'eau - Collection Bord de l'eau

    Le nouvel esprit du libéralisme

  • 2010
    Presses universitaires de France - Collection LICENCE

    Philosophie de l'art

  • 2009
    Presses universitaires de France - Collection Débats philosophiques

    Judith Butler

  • 2008
    Giboulées - Collection Chouette ! Penser

    C'est trop beau

    Les enfants ont un rapport direct et sans détour à la beauté. Ils apprécient la diversité de ses formes, de ses expressions, sans la rapporter nécessairement à des règles et à une culture préalables. Avant d'habiter les œuvres d’art, la beauté surgit d’abord dans le monde. Elle nous fascine et nous inquiète à la fois. L’art qui métamorphose la beauté met l'imagination au pouvoir. Pourquoi réfléchir sur la beauté ? Parce qu’elle nous aide à mieux exister. Aimer la beauté, c’est se lancer dans une entreprise qui ressemble à une enquête policière : comme si on tentait d’assembler un puzzle impossible avec des pièces manquantes... À partir de 12 ans.

  • 2000
    École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris - Collection Écrits d'artistes

    Pensées sur la beauté et le goût dans la peinture

  • 2000
    Presses universitaires de France - Collection Philosophes

    IAD - GOUT ART PASSIONS ET SOCIETE (LE), art, passions et société

  • 2000
    Honoré Champion - Collection Champion-varia

    Shaftesbury, philosophie et politesse

  • 1999
    Honoré Champion - Collection Les dix-huitièmes siècles

    Théorie de l'art et philosophie de la sociabilité selon Shaftesbury