Jean-Michel Besnier

  • Universitaires, scientifiques et historiens
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Présentation

Jean-Michel Besnier (philosophe et politologue) est docteur en sciences politiques et professeur de philosophie à l’université Paris Sorbonne (Paris IV). Il a été membre du Comité d’éthique et de précaution pour les applications de la recherche agronomique de l’INRA et de l’IFREMER (COMEPRA) de 2000 à 2007 et a appartenu au comité d’éthique du CNRS (le COMETS) pendant la même période. Directeur scientifique du Secteur sciences et société du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de 2008 à 2011. Il est actuellement membre du conseil scientifique de l’IHEST, du directoire du M.U.R.S (Mouvement universel pour la responsabilité scientifique) et de la commission Littérature scientifique et technique du CNL. Professeur émérite et directeur du pôle de recherches intitulé « Santé connectée et Humain augmenté » à l’Institut des sciences de la communication du CNRS.
Il a créé et dirigé la collection Sciences Cognitives aux éditions La Découverte en 1990, puis la collection Optiques Philosophie aux éditions Hatier en 1995, il dirige actuellement la collection Mélétè aux éditions Le Pommier.
Il a collaboré à de nombreux magazines dont l’Express, Sciences et Avenir Hors-Série, le Nouvel Observateur Hors-Série, et de façon permanente aux émissions Le Banquet puis Philambule diffusées sur France-Culture de 1996 à 2000.
Ses enseignements et ses recherches actuelles concernent principalement l’impact philosophique et éthique des sciences et des techniques sur les représentations et les imaginaires individuels et collectifs.

Bibliographie

  • 2016
    PUF

    Les théories de la connaissance

    Élaborer une théorie de la connaissance, c’est s’attacher à démonter les mécanismes producteurs du savoir, identifier les présupposés théoriques et les implications métaphysiques qui en règlent l’exercice. C’est aussi interroger les dimensions métaphysiques et éthiques que révèle tout acte de connaître. Cet ouvrage présente et explique les modèles épistémologiques qui rendent compte de l’acquisition des connaissances. Il situe l’apport contemporain des sciences cognitives dans le sillage des conceptions philosophiques traditionnelles.

  • 2016
    Le Pommier

    La sagesse ordinaire

    Le sage était, traditionnellement, celui qui savait trouver sa place dans le cosmos et s’y tenir ! Celui qui savait tempérer ses désirs et les soumettre à un principe de réalité. Il aspirait, dit-on, à la sérénité et au bonheur que seule procure la sagesse. Mais, de l’enfant sage qui s’ennuie au vieux sage qui ennuie, de quelle sagesse parle-t-on ? Et qu’en est-il à l’heure de la mondialisation, de l’explosion technologique et des rêves de transhumanisme ? On a souvent associé sagesse à ascèse, renoncement voire sacrifice. Sans s’aviser des risques que comporte parfois l’amour immodéré de l’absolu : les perversions terroristes, les comportements suicidaires, les fanatismes de toutes sortes. Moins glorieuse sans doute, la sagesse de l’ordinaire ne revendique pas d’absolu mais témoigne d’un savoir-faire sa vie, dans la justesse et la cohérence. Elle n’oublie pas, à l’occasion, ce qu’avait compris Erasme : ce qui fait le charme de l’existence, c’est, encore et toujours, le grain de folie !

  • 2016
    Malakoff

    Les robots font-ils l’amour ?: le transhumanisme en 12 questions

    Le transhumanisme est un mouvement technico-scientifique international qui prétend augmenter à l'infini les performances physiques et mentales de l'être humain. Aujourd'hui vous pouvez déjà faire séquencer votre ADN en une journée, pour, peut-être un jour, le réparer, tandis qu'Internet bouleverse nos modes d'apprentissage et nos relations sociales. Demain, l'intelligence artificielle aura-t-elle encore besoin de l'intelligence humaine et ferons-nous l'amour avec des robots?

  • 2015
    Le Pommier

    Un cerveau très prometteur: conversations à propos des neurosciences

    Une entreprise apprend-elle comme un cerveau ? Faut-il renoncer à croire dans le libre-arbitre ? L’altruisme est-il fondé scientifiquement ? Nos facultés cognitives peuvent-elles résister à l’âge, voire être augmentées … ? Les attentes et questions adressées aux spécialistes du cerveau sont exorbitantes. Les neurobiologistes sont volontiers enthousiastes et confiants : grâce à l’imagerie cérébrale et à la modélisation informatique, ils découvrent les formidables ressources de la plasticité cérébrale. Mais comment exprimer les promesses des neurosciences sans éviter les écueils du scientisme ou l’irénisme.

  • 2014
    Editions Nouvelles Cécile Defaut

    Georges Bataille, la politique de l’impossible

    Brouillage des identités politiques, perte des repères intellectuels et moraux, oscillation entre la révolte et la résignation : à qui veut saisir le vertige des temps de crise, les années trente offrent tout cela. Honni ou adulé, Nietzsche s’y révèle maître à penser sans interdire à Kojève d’imposer alors l’autorité de Hegel et l’incroyable démonstration de La fin de l’Histoire. Rien ne mobilise autant que la conviction de l’irrémédiable. Mais plus qu’à l’engagement pour quelque cause universelle, l’époque pousse à s’immerger dans les combats de l’heure, pour en capter l’exaltation collective.

  • 2012
    Fayard

    L’homme simplifié: le syndrome de la touche étoile

    La mécanisation de l’humain a marqué le début des temps modernes. L’extension des technologies dites intelligentes consacrera-t-elle son aspiration à la bêtise ? « Appuyez sur la touche étoile », répète le serveur vocal qui contraint son interlocuteur à faire la bête pour être servi. Si les machines prétendent nous simplifier la vie, elles réduisent aussi nos comportements à la logique de leur fonctionnement dépourvu d’ambiguïté, d’ironie ou d’émotions. Parce qu’elle est insidieuse, la déshumanisation est redoutable.

  • 2012
    Pluriel

    Demain les posthumains: le futur a-t-il encore besoin de nous ?

    L’homme cédera-t-il la place dans un futur proche à des créatures de son invention, mi-machines, mi-organismes, posthumains issus du croisement des biotechnologies, des nanotechnologies, de l’intelligence artificielle et de la robotique ? Cette perspective est chaque jour un peu moins de la science-fiction et fait rêver les uns tandis qu’elle inquiète les autres. De fait, les spéculations sur les posthumains et l’humanité élargie, capable d’inclure autant les animaux que les robots ou les cyborgs, se déploient en rupture avec la perspective qui a longtemps été celle de Descartes : nous rendre « maîtres et possesseurs de la nature »

  • 1993
    Éditions Grasset - Collection Le Collège de philosophie

    Histoire de la philosophie moderne et contemporaine: figures et oeuvres

    Exposer, chaque fois en une vingtaine de pages, l'ensemble d'un système philosophique en convoquant : la biographie du philosophe, le contexte historique de son élaboration, ses grandes articulations, sa postérité et les débats qui s'en sont déduits. Une bibliographie détaillée et commentée suit chaque chapitre. Ainsi, l'étudiant ou le simple honnête homme trouvera là un manuel de référence qui, de Machiavel à Sartre, de Kant à Merleau-Ponty ou Heidegger, de Hume à Leibniz ou à Rousseau, expose une pensée sous tous ses aspects.

  • 1985
    Presses Universitaires de France

    Chronique des idées d'aujourd'hui : éloge de la volonté

    La lanterne des intellectuels est bien falote. La critique des pouvoirs entretient aujourd'hui un refus systématique des idéaux : il n'est plus question de transformer le monde mais seulement de résister à l'Histoire. Les politiques en ont tiré la leçon. De droite ou de gauche, ils se méfient de l'avenir. Gérer, disent-ils, mais surtout ne plus vouloir — ni le bien pour l'humanité, ni même le bien-être pour les citoyens. La volonté ne dispose plus à exercer le pouvoir et c'est à la foi qu'on préfère s'en remettre. En témoigne l'apostolat nouveau suscité par le mythe libéral d'une société qui, abandonnée à elle-même, produirait le meilleur. Religion de la famille, célébration d'une morale sans utopie, culte de l'intimité. Comment la politique ne se résignerait-elle pas à sa douce fin ? En quête d'un nouvel espace public, pourquoi la démocratie ne renouerait-elle pas avec les vertus du conflit et de la délibération ? Inattendues, des prises de parole, massives et débridées, viennent en renfort pour manifester qu'il n'est pas de société sans la détermination de valeurs collectives, sans la formulation d'un idéal commun. Il faut penser autrement cet individualisme qui paraissait essouffler la société et faire décidément l'éloge de la volonté.