Lucius Shepard vient de nous quitter le 18 mars 2014

Lucius Shepard

Prix Imaginales en 2012 pour Le Dragon Griaule, il était présent à Épinal en 2013.  Nous lui avions dit à cette occasion notre admiration pour son œuvre, et notre envie de l’accueillir à nouveau en 2015. Les suites d’un AVC en ont décidé autrement.

Ce maître de l’imaginaire, couvert de prix aux États-Unis comme en France, faisait communier dans un même enthousiasme des revues aussi différentes que Galaxies avec son dossier Shepard (n° 33) ou Bifrost avec son spécial Shepard (n° 51), aussi informés et passionnants l’un que l’autre.

Outre l’ouvrage primé à Épinal, Lucius Shepard a écrit nombre de récits exceptionnels. On citera La Vie en temps de guerre (Mnémos), Le Calice du dragon (Griaule 2), Sous des cieux étrangers ou Aztechcs (Le Bélial’).

Servi par les brillantes traductions de Jean-Daniel Brèque (à qui nous avons demandé d’évoquer celui qui était l’une de ses grandes admirations littéraires), Lucius Shepard était un auteur exigeant, mais accessible, qui avait su se gagner un lectorat fidèle. Depuis trente cinq ans, j’en faisais partie. L’auteur américain faisait d’ailleurs l’unanimité chez les collaborateurs du festival.

Lucius Shepard laisse derrière lui une œuvre majeure, qui démontre aux derniers sceptiques que les littératures de genre peuvent nous offrir de très grands écrivains.

Stéphanie Nicot
Directrice artistique des Imaginales

 

Pour (re)découvrir Lucius Shepard aux Imaginales :

Café littéraire (traduction : Jean-Daniel Brèque).

Petit déjeuner avec Lucius Shepard (en anglais).

Et pour en savoir plus.