Eric Macé

  • Universitaires, scientifiques et historiens
  • Français

Présentation

Eric Macé est professeur de sociologie à l’Université de Bordeaux et directeur du département de recherche CHANGES – Sciences sociales des changements contemporains. Spécialiste des rapports de pouvoir dans la culture et des Culturals Studies, il a travaillé sur les représentations et les rapports de genre et d’ethnicité en contexte transnational. Il travaille actuellement sur les enjeux sociaux, politiques et culturels de la notion d’Anthropocène comme moment historique et sociologique de dépassement de la modernité et de ses frontières.

Bibliographie

  • The Anthropocene Turning Point: A New Historicity of Social Relations - Eric Macé
    2020

    The Anthropocene Turning Point: A New Historicity of Social Relations

    Article : Inter Faculty, Vol. 10, 43–52. https://journal.hass.tsukuba.ac.jp/interfaculty/article/view/148

  • Après la société: Manuel de sociologie augmentée - Eric Macé
    2020
    Editions Le Bord de l'eau

    Après la société: Manuel de sociologie augmentée

    Un livre de théorie sociologique sous la forme d'un manuel de survie. Comment continuer à faire de la sociologie lorsque son objet central, inventé au 19e siècle – « la société moderne » – est débordé par la mondialisation

  • Les enjeux d’une sociologie mondiale non-hégémonique  - Eric Macé
    2019

    Les enjeux d’une sociologie mondiale non-hégémonique

    Article : Zilsel, 4, 85-115

  • From patriarchy to composite gender arrangements? Theorizing the historicity of social relations of gender  - Eric Macé
    2018

    From patriarchy to composite gender arrangements? Theorizing the historicity of social relations of gender

    Article : Social Politics, 15 (3) : 317-336

  • Théoriser l’après-patriarcat : de l’historicité des arrangements de genre  - Eric Macé
    2017

    Théoriser l’après-patriarcat : de l’historicité des arrangements de genre

    Article : Travail, Genre et Sociétés, 38, 177-181

  • Des cadres de guerre vulnérables ? La série Homeland, une heuristique critique de la ‘guerre au terrorisme’  - Eric Macé
    2016

    Des cadres de guerre vulnérables ? La série Homeland, une heuristique critique de la ‘guerre au terrorisme’

    Article : Réseaux, n°199, 79-105

  • 2016
    Le Seuil

    L’après patriarcat

    En dépit d'un égalitarisme revendiqué entre les hommes et les femmes, nous ne cessons de fabriquer collectivement des inégalités de genre : carrières, salaires, charges parentales et domestiques, etc. Faut-il voir dans les discriminations et les formes insidieuses de subordination la persistance d'une domination masculine patriarcale souvent décrite comme une matrice anthropologique si puissante que sa critique, aussi radicale soit-elle, n'y peut rien changer ? Dans cet ouvrage, Éric Macé propose un autre cadre d'analyse. Il réinscrit les rapports de genre dans leurs contextes historiques et sociaux pour montrer comment, aujourd'hui, la tension entre un principe d'égalité partagé et la fabrique collective d'inégalités exprime les ambivalences d'un " arrangement de genre " instable et provisoire : celui de l'après-patriarcat, issu des transformations successives du patriarcat et de ses contradictions internes. Dès lors, il devient possible de résoudre le paradoxe de l'égalitarisme inégalitaire des sociétés occidentales, mais aussi de comprendre les formes composites d'arrangement observées ailleurs dans le monde.

  • La fiction télévisuelle française au miroir de The Wire : monstration des minorités, évitement des ethnicités - Eric Macé
    2013

    La fiction télévisuelle française au miroir de The Wire : monstration des minorités, évitement des ethnicités

    Article : Réseaux, n°181, 179-204

  • 2013
    Le Seuil

    Pourquoi moi ? L'expérience des discriminations

    Qu'il s'agisse d'inégalités de traitement en fonction du sexe, de la race, de la sexualité, de la religion, de l'origine, des handicaps, de la santé... les discriminations sont aujourd'hui perçues et combattues comme la figure centrale des injustices. S'il est indispensable de les décrire et de les mesurer, il faut aussi que l'on sache mieux comment elles sont vécues par celles et ceux qui les subissent. L'écart est grand, en effet, entre les inégalités objectives et la manière dont les personnes les ressentent et, surtout, dont elles les tiennent pour justes ou injustes. Pourquoi moi ? s'efforce de rendre compte de ce vécu plus divers qu'il n'y paraît. De l'" expérience totale " qui fait de la discrimination le cœur de l'identité et du rapport au monde des individus à la distanciation que d'autres parviennent à installer grâce à un ensemble de stratégies et de tactiques, se déploie un espace de discriminations vécues de façon plus ou moins intense. Ces expériences sont déterminées par le jeu complexe des conditions sociales. Ainsi les plus discriminés ne sont pas nécessairement ceux qui éprouvent les sentiments d'inégalité les plus aigus. La comparaison entre l'école et l'hôpital montre que les discriminations sont perçues de façon très différente dans ces institutions pour lesquelles la diversité des cultures et des personnes ne constitue pas le même enjeu. Les discriminations et les luttes qu'elles entraînent révèlent de profondes transformations de notre vie sociale et de nos subjectivités ; non seulement elles dévoilent des injustices intolérables, mais elles montrent comment les individus essaient de se construire comme les sujets de leur liberté et de leur identité quand l'ordre social perd de son unité et de son ancienne légitimité.

  • 2006
    Armand Colin

    La société et son double. Une journée ordinaire de télévision

    Il est un monde dont les occupations majeures sont la sexualité et le crime, les affaires de famille et le travail. Où les femmes sont volontiers intrigantes, les ouvriers fourbes, les non-Blancs vindicatifs. Mais où fort heureusement l'homme blanc de classe moyenne est surreprésenté et où les ressortissants des groupes subalternes sont par chance toujours minoritaires... Ce monde étrangement familier, plutôt cynique et désenchanté, parfois drôle et en tout cas résolument conservateur, c'est celui que nous représente à flot continu la télévision, la nôtre. Éric Macé s'est livré en ethnologue à une étonnante expérience : la mise à plat et la description d'une journée ordinaire de télévision diffusée en France. Le bilan est édifiant. Ce conservatisme, l'auteur le montre, n'est en rien forcé par la « dictature de l'audimat ». Il témoigne d'abord et avant tout du sous-investissement créatif dans les médiacultures qui est l'un des aspects les moins glorieux de l'exception culturelle française... Il traduit aussi la faible capacité de la société française à envisager autrement qu'à travers des prismes déformants, voire inversés, les profondes transformations sociales et culturelles qu'elle connaît depuis vingt ans. Délibérément post-critique, cet ouvrage est exemplaire d'une nouvelle approche anthropologique des médiacultures à portée fondamentalement politique.

  • 2006
    Editions Amsterdam

    Les imaginaires médiatiques. Une sociologie postcritique des médias

    Alors que la question de la culture de masse a été au centre des préoccupations des chercheurs français à la fin des années 1950 et dans les années 1960 – notamment avec la création du Centre d’étude des communication de masse par Georges Friedmann, Roland Barthes et Edgar Morin -, cet objet a été ensuite délaissé, voire disqualifié, par une sociologie française de plus en plus dominée par la sociologie de Pierre Bourdieu, jusqu’au point d’orgue dénonciateur qu’a été en 1995 son livre Sur la télévision. Pendant ce temps, dans le reste du monde, s’effectuait un cultural turn qui, rompant avec le légitimisme culturel et la théorie critique héritée de l’école de Francfort, ouvrait de nouveaux horizons méthodologiques propices à l’exploration de ces formes contemporaines de représentations collectives que sont les imaginaires produits, à flots continus, et de façon de plus en plus transnationalisée, par les industries culturelles.

  • 2004
    éditions de l’Aube

    Les féministes et le garçon arabe

    Jusque très récemment en France, la question féministe semblait, pour l'essentiel, résolue. Les discriminations n'avaient certes pas toutes disparue, mais reconnues et combattues par la loi sur la parité, elles semblaient en voie de résorption ; place aux plaisirs de la féminité - beauté, séduction, mode, maternité...- et d'une vie personnelle, professionnelle et familiale épanouie. Tout un programme apaisé, pacifié, dont les magazines féminins se font régulièrement l'expression. Et pourtant, les données statistique et sociologiques montrent que les discriminations sexistes et les inégalités perdurent dans tous les domaines, alors même que le terme de féminisme est souvent devenu péjoratif. C'est pour tente de comprendre ce paradoxe que les auteurs de cet ouvrage ont voulu reprendre l'idée même de féminisme et dénoncer un " néo-féminisme républicain ", plus enclin à s'attaquer à son nouvel ennemi consensuel, le " garçon arabe " qui " voile et viole les filles ", qu'à lutter contre les discriminations sexistes persistantes dans la société française. Cette figure détestable du " garçon arabe " qui serait étranger à la modernité fait ainsi paraître à bon compte le société française contemporaine et ceux qui la dirigent comme éclairés. Un livre engagé, à contre-courant, dont la vitalité est salutaire.