Sabrina CALVO

  • Auteurs francophones
  • Française

Présentation

Sabrina Calvo est une écrivaine, dessinatrice et conceptrice de jeux vidéo, née à Marseille en 1974. Reconnue pour son sens très singulier du merveilleux et de l’absurde, femme-orchestre explorant une anarchie sensuelle emprunte de spiritualité, elle vit entre Montréal et Paris.

Toxoplasma a reçu, en 2018, le Grand Prix de l’Imaginaire et le prix Rosny aîné.

Programme

23 Mai 2019

25 Mai 2019

Bibliographie

  • 2017
    LA VOLTE

    TOXOPLASMA

    Après la Révolution, l’île de Montréal est assiégée — ses ponts bloqués par l’armée fédérale. Partout dans les rues se déchirent les partisans de l’ancien monde libéral et ceux qui aspirent à une société anarchiste, transformant le paysage urbain en un champ de ruines festif où survivent des communautés humaines en pleine recomposition. Au cœur de ce chaos, Nikki Chanson bosse dans un vidéo-club. Paumée mais pleine de talents cachés, elle partage son temps entre la refourgue de mauvais films aux mauvaises personnes, les enquêtes sur des faits divers sordides et les soirées film en compagnie de Kim, coureuse de bois virtuels. Mais entre ses hallucinations en VHS et ses rêves de forêts détruites, le quotidien de Nikki menace de s’engouffrer dans une conspiration meurtrière à laquelle elle ne pourra échapper que grâce au soutien de sa copine et d’une marionnette d’un show pour enfants qui n’est autre qu’un chien mort. À la fois portrait drôle et poétique d’une société contemporaine qui part en capilotade, thriller antispéciste et déclaration d’amour aux nanars d’horreur, Toxoplasma emporte le lecteur à l’orée d’un monde fantastique, qui pourtant est bel et bien le nôtre. Toxoplasma a reçu le Grand Prix de l’Imaginaire 2018.

  • 2017
    LA VOLTE

    AU BAL DES ACTIFS Demain, le travail

    LE TRAVAIL QUI VIENT : thème majeur de nos sociétés occidentales, enjeu canonique des élections présidentielles, première cause de mouvements sociaux lors de la Loi El Khomri et de dossiers dans la presse. Et si la fiction s’en mêlait à son tour ? Entre disparition et retour au plein-emploi, les écrivains de science-fiction prennent parti. Lorsque les éditions La Volte lancent, le 1er mai 2016, en pleine ébullition de « Nuit Debout », l’appel à textes qui conduira au présent recueil, les ambitions levées pour les auteurs sont claires : dans un monde aux mutations espérées et redoutées à la fois, anticiper et projeter les devenirs possibles du Travail. On présageait des utopies positives ; il en émerge des bribes, çà et là. Même si ce sont des textes résolument féroces, sombres parfois, indignés toujours, qui nous percutent de plein fouet. Dîner aux chandelles sur les ruines de la Commune de Paris ; burnout d’un écrivain face aux lois du marché ; jugement constant des uns par les autres sur un faux air de Black Mirror ; uberisation XXL dévorant l’énergie vitale de jeunes actifs sur-diplômés ; trader S.D.F. ; coach à la dérive ; intelligences artificielles séditieuses ; révoltes sociales dans un centre de tri de cercueils… Telle est l’admirable fête du Bal des Actifs, ce marché furieux où chacun se vend, se donne, se perd ou se vole, cette sarabande au bord du gouffre qu’est notre présent. Dans la lignée des ouvrages Ceux qui nous veulent du bien (2010) ou Faites demi-tour dès que possible (2014), La Volte poursuit son exploration de notre actualité restructurée par le prisme de la science-fiction. Douze nouvelles par douze auteurs engagés et reconnus. Parmi eux, les plus grands noms de la S-F francophone. Le tout serti d’une postface signée Sophie Hiet, scénariste de la série au titre évocateur, Trepalium, qui clôt le recueil en une brillante synthèse entremêlant les thématiques explorées aux théories économiques et sociales actuelles. Les auteurs : Stéphane Beauverger, Karim Berrouka, Alain Damasio, Emmanuel Delporte, Catherine Dufour, Léo Henry, L.L. Kloetzer, Li-Cam, luvan, Norbert Merjagnan, Ketty Steward, Sabrina Calvo. La nouvelle Serf-made-man ? Ou la créativité discutable de Nolan Peskine d’Alain Damasio a reçu le Grand Prix de l’Imaginaire 2018.

  • 2015
    LA VOLTE

    Sous la colline

    Le 9 février 2012, un incendie accidentel défigure le visage de l’Unité d’Habitation Le Corbusier à Marseille, utopie sociale devenue Mecque d’un idéal de design. Au cours des travaux de réhabilitation qui ont suivi, un placard non-référencé a été retrouvé. C’est à partir de ce fait divers que Sous la colline déroule une intrigue labyrinthique, entre mythe, fiction et réel : la quête de la farouche Colline, archéologue claustrophobe, pour tenter de trouver les réponses à l’énigme du Corbu… et de sa propre identité. Plongée en apnée dans les “rues” et l’histoire de l’Unité d’habitation, Sous la colline est le récit fantastique d’un mystère aux multiples ramifications, antiques, politiques et sociales : au cœur des rêves érodés du Corbusier se joue un drame qui remet en cause la narration officielle de la fondation de Marseille. Sous la colline est une course contre la montre : pendant six mois en immersion totale dans le bâtiment, Colline devra faire appel à l’aide des enfants d’une étrange maternelle pour sauver le bâtiment d’un terrible destin — sa destruction, aux mains d’un ennemi invisible et sans pitié. Véritable fiction de “genre”, Sous la Colline est le portrait d’une femme hors-norme, à l’imaginaire placé sous le sceau de l’élément aquatique.

  • 2014
    LA VOLTE

    Faites demi-tour dès que possible

    « On a souvent tendance à croire que l’imaginaire rime avec l’ailleurs, pour se détacher justement d’une réalité parfois trop… envahissante. Et s’il s’amuse à dépeindre, presque par principe, le grandiose, le démesuré, l’inédit ou le singulier, l’imaginaire aime aussi se nicher, se terrer, s’enfouir et prendre racine dans le détail et le relief du réel. C’est pourquoi La Volte vous propose de creuser votre sillon en faisant rimer imagination avec région. Dans le passé, le présent, le futur, parlez de la région de votre choix (industrielle, intacte, morne, vivante, sublime, détestable, recherchée, oubliée, et plus encore si affinités), celle que vous aimez ou détestez, mais celle qui vous inspire ! Il ne s’agit ni de prôner le retour au terroir, ni d’exalter la mondialisation. Il s’agit de surprendre, en entremêlant deux notions qui pourraient sembler antinomiques : d’un côté l’ancrage dans les spécificités et les vérités d’un lieu, et de l’autre le dépassement des frontières et du réel. » Stéphane Beauverger et Sabrina Calvo Quatorze territoires français saisis par l’imaginaire. Énigmes de la mémoire, mythes fondateurs, retour vers l’enfance ou basculement vers l’abîme, le terroir devient le berceau de toutes les histoires.

  • 2010
    LA VOLTE

    Le Jardin schizologique

    Nous vous attendions. Vous voici parvenus aux portes de notre jardin. Nous vous effrayons ? Trop… autres ? Ce n’est pas faux. D’ailleurs, ici, rien ne l’est. Nos mondes sont semblables au vôtre, mais nos langues vous sont étrangères. Lucidité ou folie ? Une simple question d’interprétation. Ne craignez pas nos visions prophétiques ou poétiques. Brisez la glace. Entrez. Ici, en ce jardin, le théâtre monologue avec ses doubles, les soldats font l’amour avec des fantômes, et du givre sur les vitres naissent parfois des visages… Ici nous martèlent les potentialités cognitives des hélioscaphes, les pods de transmission déclament du Shakespeare et les nerfs sont des narines sous les larmes… Ici, les colonies s’effondrent, et la prophétie passe en boucle sur Radio-Eternité… Ici, nos doubles se dandinent sur la banquise et toutes les femmes ne sont qu’une… Ici, les anagrammes chantonnent leurs énigmes à tue-tête, ici, la folie se propage par voie hertzienne, les villes sont désertes et les enfants font sans fin tourner leurs hélices… Ici, l’apocalypse a des consonances funk… Ici les éditeurs ricanent devant l’éternel… Ici, en ce jardin, les notices nous prient de les lire intégralement et les fragments se réagencent… Et partout, le langage consume son surplus de sens. Enchâssements, homophonies, visions poétiques ou prophétiques dessinent peu à peu le tracé d’un bien étrange sentier, où se devine en creux, animé par les voix entrelacées de ses auteurs, le portrait du schizo et de ses mondes. Le Jardin schizologique est l’occasion rêvée de plonger au cœur de la folie la plus tragique, mais aussi la plus féconde, et de découvrir quelques unes des voix les plus audacieuses et les plus appréciées de la SF française.