Présentation

Chevalerie sans Frontière

Ce thème est celui retenu par les Imaginales Maçonniques et Ésotériques d’Épinal pour sa 8ème édition les 15, 16 et 17 octobre 2021.

 

Historiquement, la Chevalerie est attestée en Occident par Tacite décrivant le rite de remise des armes au jeune cavalier germain : « Tel est le premier honneur de la jeunesse » écrit-il. Charlemagne, en 791, arme son fils Louis, ce rite d’adoubement se perpétuant en Occident se trouve ainsi à l’origine de la Chevalerie en dehors de toute connotation religieuse. Ce n’est que du Xème au XIIème siècle que la Chevalerie fût annexée et idéalisée par l’Église. Il faut souligner, ici, qu’à la différence de la féodalité, l’appartenance à la Chevalerie n’était jamais héréditaire et que tous les membres en étaient choisis « Je te reçois dans notre collège » s’entend dire Guillaume de Hollande lorsque la Chevalerie lui est conférée, d’où une solidarité sans faille. Cette idéalisation a trouvé son expression la plus haute dans les ordres monastiques militaires dont l’Ordre du Temple réalisera la forme la plus achevée. Les décorations républicaines sont d’ailleurs calquées sur la hiérarchie templière : Chevalier, Officier, Commandeur.

 

Mais la Chevalerie n’est propre ni à l’Occident médiéval ni à la chrétienté ni à la maçonnerie, comme l’écrit Léon Gautier, « elle est née partout à la fois et a été partout l’effet naturel des mêmes aspirations et des mêmes besoins ».

 

Partout, elle obéit à un code de l’honneur dont les valeurs sont la vaillance, la loyauté, la courtoisie et la largesse, et celui, qui faillit à ce code, se trouve exclu de l’ordre. Partout, la Chevalerie idéale se met au service d’une utopie : le bien commun. Partout, la largesse est cette vertu chevaleresque caractérisée par la générosité et la libéralité envers tous ceux qui sont dans la nécessité.

 

La Chevalerie est donc sans frontière géographique comme notre titre l’indique, mais elle est aussi sans frontière entre la réalité et la fiction, entre la rationalité et l’imagination. Le dernier roman de Chevalerie et le premier roman moderne tout à la fois n’est-il pas Don Quichotte, le chevalier errant ?

 

Cette année encore un programme chatoyant qui réunira pour nous :

Georges Bertin, Grand Maître français de l’Ordre International des Chevaliers et Gentes Dames de la Table Ronde, un des meilleurs connaisseurs de la légende arthurienne et Anne-Laure Marioton, Grande Maîtresse de la branche Hautes terres arthuriennes nous entretiendront du Graal.
Lauric Guillaud des apports des mythes chevaleresques au mythe du Far-West et des cow-boys ainsi que de la prégnance des ordres de Chevalerie aux États-Unis,
Pierre-François Souyri de l’Université de Genève nous fera découvrir « Les samouraïs : une chevalerie japonaise  »
Frédéric Vincent s’emparera de la figure solitaire du chevalier noir à travers Dark Vador et Batman,
Céline Bryon-Portet explorera l’Imaginaire chevaleresque,
Kader Abderahim approfondira la Chevalerie soufie,
Laurence Vanin s’attachera à traiter du passage « du Chevalier au robot serviable en repensant la l’altérité et la fraternité,
Eric Giacometti nous parlera de Largo Winch qu’il scénarise depuis 2017 en chevalier blanc de la finance,
Jacques Ravenne des Ordres aryens au service de la mystique nazie,
Emmanuel Pierrat, grand collectionneur d’art africain, saura nous captiver en évoquant « les chevaleries africaines au regard des représentations artistiques »,
Pierre Mollier révélera pour nous les arcanes de la Chevalerie maçonnique,
Claude Vautrin abordera l’« Errance en sept voyages initiatiques »,
• Quant à Eric Bœuf, délégué départemental de l’Ordre de la Légion d’Honneur, il démontrera la solidité des ordres républicains,
Jack Chollet nous entretiendra des Arthaud cette lignée vosgienne d’orfèvres qui décorèrent tous ces chevaliers à travers les siècles.

Venez écouter et entendre ce qu’il y a de Chevalerie en chacun d’entre nous.

Jacques Oréfice et Patrice Lhote

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