Thomas DAY
(Pseudonyme de Gilles DUMAY)

Présence au festival
| Jeudi 31 | M | AM |
| Vendredi 1 | M | AM |
| Samedi 2 | M | AM |
| Dimanche 3 | M | AM |
On doit à Thomas Day une bonne dizaine de romans, où il réinterprète avec brio mythes et mythologies, ainsi qu’une quarantaine de nouvelles, publiées pour part dans Bifrost. Ses romans, souvent courts et brutaux, et sous forte influence cinéphilique, ont tendance à faire couler l’hémoglobine.
Dans L’Instinct de l’équarisseur, il transforme Sherlock Holmes en psychopathe ; les deux tomes de La Voie du Sabre et La Maison aux fenêtres de papier emmènent le lecteur dans un Japon rêvé qui n’a jamais été ; Le Trône d’ébène, couronné par le prix Imaginales 2008, revisite de manière épique la vie de Chaka, roi des zoulous.
Ces dernières années, Thomas Day n'a cessé d'explorer la Thaïlande, le Laos et le Cambodge. Une passion pour l'Asie qui lui a valu, entre autres, d'y contracter la malaria... ainsi qu'un mariage. Après une pause toute relative, Thomas Day va revenir au Bélial’ avec une version revue et sérieusement augmentée des Cinq Derniers Contrats de Dæmone Eraser. En attendant d’autres projets…
Dans une autre vie, Thomas Day se nomme Gilles Dumay, directeur de la prestigieuse collection Lunes d’encre chez Denoël. Chez Actusf, il a participé à plusieurs anthologies et signé un recueil de nouvelles décapant : This is not america.
Son programme
Vendredi 1 juin - 15:00 : D’une guerre l’autre
Dimanche 3 juin - 18:00 : Un dernier pour la route !
Bibliographie
Bifrost n° 66 (2012)
Bifrost (LE BÉLIAL')
Parution : 20 avril 2012
S’il existait un panthéon des auteurs de science-fiction, Isaac Asimov (1920-1992) figurerait en son sommet tant son œuvre, à l’instar de celle de Robert Heinlein, s’avère séminale pour l’ensemble de la SF moderne. Aussi, tout juste 20 ans après sa disparition, nous nous attaquons ici à un véritable monument…
Mais si tout le monde connaît les cycles de Fondation et des Robots, son œuvre est à ce point colossale (près de 500 livres paraitront sous son nom), si diversifiée (SF, polar, poésie, études et essais les plus variés) qu’il est aisé de s’y perdre. Et d’ailleurs, convient-il vraiment de s’y perdre ? Faut-il tout garder des productions de notre « bon docteur » ? A questions simples, réponses complexes et multiples déclinées tout au long d’un dossier particulièrement étoffé, sujet oblige…
Mexique : Juárez. La ville monstre dévore ses femmes. Leurs souffrances et leur sang nourrissent des cauchemars si anciens que la mémoire des hommes les a oblitérés.
Allemagne : Un eros-center. Cinq étages sans ascenseur, plaisir hâté pour luxure tarifée. La romance qui naîtrait dans ces murs ne pourrait que se poursuivre dans la folie et la violence.
Groenland : L’hiver est le dernier refuge de Cassandra. La désolation glacée pour couver l’oubli. L’oubli de soi et du pouvoir de trop en voir.
Afghanistan : Nous sommes les violeurs. Mercenaires et touristes. Toubib, Bobbie, Goran, le Juif et l'Australien... En mission, mystiques, égarés. Nous sommes les violeurs. Nous sommes les libérateurs.
France : Les poings qui vengent, les pistons qui rendent les coups. Tous les coups silencieux de la lâcheté des hommes. La revanche extraordinaire sur la violence ordinaire.
Auteur d'une douzaine de romans, Thomas Day signe ici une petite pentalogie des violences faites aux femmes. Cinq récits aux frontières du réel, qui interpellent, choquent ou font réfléchir.
Du sel sous les paupières
Folio SF (GALLIMARD)
Parution : 29 mars 2012
Saint-Malo, 1922. Sous la brume de guerre qui recouvre l’Europe depuis la fin de la Grande Guerre, Judicaël, seize ans, tente de gagner sa vie en vendant des illustrés. Mais, pour survivre et subvenir aux besoins de son grand-père, il lui arrive de franchir légèrement les bornes de la légalité. Jusqu’au jour où il rencontre la belle Mädchen. Et lorsque celle-ci disparaîtra, Judicaël fera tout pour la retrouver, en espérant qu’elle n’ait pas croisé la route d’un énigmatique tueur d’enfants surnommé le Rémouleur.
Thomas Day livre avec Du sel sous les paupières une fresque mêlant uchronie, steampunk et fantasy mythologique. Une bouleversante histoire d’amour et d’amitié, un conte de fées qui nous entraîne des remparts de Saint-Malo à la mythique forêt de Killarney, en passant par Cork et Guernesey.
Né en 1971, Thomas Day s’est imposé en quelques années comme l’un des auteurs les plus passionnants de l’imaginaire francophone, au fil d’une cinquantaine de nouvelles et d’une douzaine de romans (dont L’Instinct de l’équarrisseur, La Voie du Sabre — prix Julia Verlanger 2003 — et La maison aux fenêtres de papier).
C’est étrange comme les paysages les plus tristes, ternes, si pathétiquement humains, acquièrent dans leur déroulement, vus de la fenêtre du train qui nous emporte, un intérêt singulier. Les plans successifs s’animent sur le ciel immobile. Tout un décor de théâtre élisabéthain se met en branle, là, sous mes yeux. Et rien ne peut plus tout à fait être désigné comme laid ou vide, pas même les champs sans fin ou les banlieues en grisaille.
Alors que la tête de mon horripilante filleule tangue contre ma cuisse — que, dans sa somnolence, elle a dû confondre avec l’accoudoir —, je songe aux précipitations de notre globe dans l’espace, à ses girations terribles, et je me dis que si nous en avions conscience, hurlant notre terreur comme la filleule hurlant à mon oreille à bord d’un wagonnet de montagnes russes, nous prêterions plus d’attention à ce monde et à nous même…
Jérôme Noirez
Faire des algues
Quelle belle ville ! se disait Bjska. A la contempler, on ne pouvait que remarquer cette qualité irrésistible. En tant que Médecin de Ville appelé à la traiter, il trouvait cette beauté déchirante. Sans cesse, il songeait aux individus qui tenaient cet endroit pour leur chez-soi, ces deux cent quarante-et-un mille humains tous confrontés à la perspective de devenir de simples sans-abris. Depuis la péninsule boisée protégeant le port, le regard de Bjska franchissait un bras d’eau. La chiche lumière de la fin d’après-midi prêtait au paysage une dominante rouille. Il cherchait des défauts, mais, à cette distance, on ne voyait même pas les rapiéçages appliqués avec goût. Pourquoi m’a-t-on choisi pour ce travail ? s’interrogea-t-il. Si seulement ces imbéciles avaient bâti une ville laide !
Frank Herbert
Mort d’une ville
Daemone (2011)
LE BÉLIAL' (LE BÉLIAL')
Parution : 13 mai 2011
« Approchez. Regardez. Tel est le pouvoir des Alèphes… »
David Rosenberg est le « Golem de New Edo », le Dæmone Eraser, le démon revenu d’entre les morts qui efface ses victimes. Il est le Gladiateur le plus célèbre de l’Aire Humaine, une star sans équivalent dans l’histoire du Jeu, un combattant déjà mort n’ayant plus rien à perdre depuis qu’il sait sa femme plongée dans un coma dont elle ne reviendra pas. à moins qu’il ne tue à cinq reprises… « Pas d’innocent, pas d’enfant. Et tu retrouveras ta femme. Vivante. » Tel est le marché, le contrat faustien que lui propose l’Alèphe, un Guerrier du temps, l’une des plus mystérieuses créatures des Sept Berceaux, un géant insectoïde aux motivations impénétrables…
Concentré de space opera, récit à mi-chemin entre La Horde Sauvage et La Geste des Princes-Démons, Dæmone est sans conteste le plus débridé des romans de Thomas Day.
Thomas Day, auteur de nombreuses nouvelles et d’une douzaine de romans, dont La Voie du sabre, L’Instinct de l'équarrisseur et Le Trône d’ébène, a pas mal bourlingué ces dernières années, en particulier au Laos, en Thaïlande et au Cambodge. Quelque peu calmé depuis son ultime voyage, dont il est revenu marié, il a depuis posé son sac en banlieue parisienne et regarde pousser ses fils en menant de front sa carrière de romancier et ses activités d’éditeur.
Bifrost n° 62 (2011)
Bifrost (LE BÉLIAL')
Parution : 21 avril 2011
Il n’est aucun paysage africain plus grandiose que le pic neigeux du formidable Kilimandjaro, le point culminant du continent. On a tué le plus massif des éléphants connus sur son versant méridional, et pour les miens, Enkaï, notre dieu, résidait à son sommet. Par temps clair, on aperçoit ce mont de cent kilomètres à la ronde. Jadis, il accueillait un million d’animaux en sus du peuple masaï. Sous les acacias se côtoyaient l’éléphant, le buffle et le rhinocéros, tandis que le lion et le léopard guettaient l’antilope sans méfiance près des points d’eau. Nos manyattas couvraient les méplats de ses pentes.
Tout cela remonte au lointain passé. Il n’y a plus d’animaux sur la montagne, ni guère de gens. De nos jours, les Masaïs habitent l’autre Kilimandjaro, dont on m’a chargé de vous parler.
Mike Resnick
Kilimandjaro
Souris, ami, souris ! Et repose ce livre comme si de rien n'était. Désinvolte. Elle t'a repéré. La mini boule du plafond. La webcam de surveillance. Si tu tardes trop, elle va se focaliser, transmettre ton image, et là... là, les ennuis vont commencer. Passe ton chemin et laisse les 17 auteurs de science-fiction clamer leurs craintes pour ton futur. Ça ne te concerne pas !
Octobre 2000, l'odyssée commence : le navire Folio SF largue les amarres. Avec à son bord trente ouvrages dont Fondation, Fahrenheit 451, Les neuf princes d'Ambre... — autant de classiques majeurs — , Folio SF est le vaisseau idéal pour aborder avec plaisir tous les rivages de l'imaginaire : science-fiction, fantasy, fantastique...
Octobre 2010. Dix ans et trois cent cinquante titres plus tard, l'aventure continue. Avec La Horde du Contrevent d'Alain Damasio, La Voie du Sabre de Thomas Day, La séparation de Christopher Priest, Spin de Robert Charles Wilson et de nombreux autres, la collection s'est étoffée : aux grands romans d'hier sont venus se joindre ceux d'aujoud'hui et, sans aucun doute, les classiques de demain.
Pour fêter cette décennie de succès, nous vous offrons une anthologie de dix nouvelles (dont six inédites en France) écrites par Mary Gentle, Jean-Philippe Jaworski, Philip K. Dick, Maïa Mazaurette, Christopher Priest, Thomas Day, Robert Silverberg, Ray Bradbury, Stéphane Beauverger et Robert Charles Wilson. Cerise sur le gâteau, sept auteurs que l'on a peu coutume d'associer à la science-fiction, au fantastique ou à la fantasy nous ont fait le plaisir de nous offrir leur regard sur la collection, sur un titre, un genre ou un auteur.
Ce livre vous est offert par votre libraire pour l'achat de 2 Folio SF, dans le cadre du 10e anniversaire de la collection.
Exemplaire hors commerce, ne peut être vendu.
Le Trône d'ébène (2007)
Folio SF (GALLIMARD)
Parution : 30 avril 2010
« Nous, Zoulous, avons une prophétie. Cette prophétie dit qu'un jour un enfant aux grands pouvoirs naîtra et qu'avec lui s'ouvrira une ère durant laquelle « amazoulou » signifiera terreur et mort pour tous les peuples du pays n'guni et des pays voisins, jusqu'à la mer, au sud, à l'ouest et à l'est, jusqu'aux Montagnes-De-La-Lune, au nord. Nous, Zoulous, avons une prophétie... » Voici l'histoire de Chaka, roi des Zoulous. Une histoire pleine de magie, de folie et de sang. Celle d'une Afrique où les dieux ont encore tous leurs pouvoirs... une Afrique d'avant l'homme blanc. Retrouvant la veine épique de La Voie du Sabre, Thomas Day livre avec Le trône d'ébène un grand roman de fantasy historique récompensé par le prix Imaginales 2008.
Né en 1971, Thomas Day s'est imposé en quelques années comme l'un des auteurs les plus passionnants de l'imaginaire francophone, au fil d'une cinquantaine de nouvelles et d'une dizaine de romans (dont L'instinct de l'équarrisseur, La Voie du Sabre — prix Julia Verlanger 2003 — et La maison aux fenêtres de papier).
Nagasaki Oni et Hiroshima Oni, deux chefs de clans yakuzas, deux démons que tout oppose comme les deux faces d'une même pièce, se livrent une lutte fratricide depuis leur naissance en août 1945. Tous les moyens sont bons pour arriver à leurs fins : que ce soit l'Oni No Shi, l'épée mythique, tueuse de démons, les armes automatiques les plus perfectionnées ou la belle Sadako, femme-panthère devenue maîtresse dans l'art de tuer. Deux conceptions du monde s'affrontent et ce combat ne pourra se résoudre que dans la violence et dans le sang.
Roman où la lave des sentiments et la mythologie asiatique aiguisent une intrigue implacable, La maison aux fenêtres de papier rend un brillant hommage aux grands films de yakuzas et au cinéma excessif de Quentin Tarantino.
Né en 1971, Thomas Day s'est imposé en quelques années comme l'un des auteurs les plus passionnants de l'imaginaire francophone, au fil d'une cinquantaine de nouvelles et d'une poignée de romans (dont L'Instinct de l'équarrisseur, La Voie du Sabre — prix Julia Verlanger 2003 — et Le trône d'ébène — prix Imaginales 2008).
Ce n’est pas l’Amérique.
En tout cas, pas la nôtre.
Mais c’est la sienne.
L’Amérique de Thomas Day, où frayent dans un carambolage d’influences, le carton pâte fané d’une puissance passée, le road sign rouillé – moitié ensablé – qui indique le chemin de la Zone 51, le cool déjanté d’un Tarantino sous crack et l’ombre, découpée dans la lumière du couchant sur John Ford’s Point, de ce héros américain – la mâchoire carrée et le zygomatique en berne – qui regarde loin, vers l’horizon et la Frontière.
This is not America c’est trois nouvelles, lettres d’une Amérique qui n’est tellement plus elle-même qu’on a déjà l’impression de la connaître.
Fin connaisseur de l’Amérique, Thomas Day est ici au meilleur de son art. Caustique, acerbe et vif. Auteur d’une quinzaine de romans, novelliste, anthologiste et critique, il promène sur la civilisation son regard de nihiliste goguenard.
« Ai-je une âme, Père ? »
Telle est la question que Melchior Hauser, le célèbre automate joueur d'échecs, veut poser à son créateur, Viktor Hauser. De la cour de Russie au quartier juif de Nuremberg, des brumes londoniennes aux chaleurs de l'Afrique, il part à la recherche de ses origines, mais sa quête pourrait bien lui réserver des surprises...
Sur fond de campagnes napoléoniennes, un voyage initiatique à la croisée des genres pour entrer dans l'univers de Thomas Day.
Le Trône d'ébène (2007)
LE BÉLIAL' (LE BÉLIAL')
Parution : 18 mai 2007
Vie et mort de Chaka, roi des Zoulous...
« Nous, Zoulous ! avons une prophétie. Cette prophétie dit qu'un jour un enfant aux grands pouvoirs naîtra et qu'avec lui s'ouvrira une ère durant laquelle "amazoulou" signifiera terreur et mort pour tous les peuples du pays n'guni et des pays voisins, jusqu'à la mer, au sud, à l'ouest et à l'est, jusqu'aux Montagnes-De-La-Lune, au nord. Nous, Zoulous ! avons une prophétie... »
Récit d'initiation épique, roman de fantasy mâtiné de faits historiques, Le Trône d'ébène relate la stupéfiante ascension du fondateur de la nation zouloue, le destin d'un homme qui, au tournant du XIXe siècle, et en l'espace d'une poignée d'années, bâtira un empire si puissant qu'il en inquiétera jusqu'à la Couronne d'Angleterre.
Voici l'histoire de Chaka, de ses rêves, de ses conquêtes, de sa folie, l'histoire d'une Afrique où mythe et réalité mêlés sont le cœur même de la vie.
Thomas Day, auteur de onze romans, dont La Voie du sabre et L'Instinct de l'équarrisseur, a pas mal bourlingué ces dernières années, en particulier au Laos, en Thaïlande et au Cambodge. Quelque peu calmé depuis son ultime voyage, périple dont il nous est revenu marié, il a depuis posé son sac en banlieue parisienne, d'où il regarde tranquillement pousser le petit Judicaël, son fils.
Le Double corps du Roi (2003)
Folio SF (GALLIMARD)
Parution : 10 mai 2007
À Déméter, la monarchie se meurt. Absû Déléthérion, général ambitieux, assassine le vieux roi Yskander et se proclame régent. Pour asseoir son règne, il a besoin de l'armure fabriquée jadis par le Dieu-Forgeron, symbole de la légitimité monarchique : l'Hérakléion. Malheureusement pour le régicide, Égée Seisachtéion, poète et bretteur hors pair, confident d'Yskander, s'empare de l'armure. Aidé du contrebandier Johan Solon, il la cache dans la Canopée, royaume sylvestre réputé impénétrable, où vivrait un héritier au trône. La lutte contre le despote Déléthérion s'engage, inégale, sanglante, désespérée... Inspiré des travaux de l'historien Kantorowicz, Le double corps du roi est un roman de fantasy épique où les drames intimes se résolvent en batailles d'un réalisme stupéfiant. Un livre grand spectacle, à couper le souffle.
Quand il n'enseigne pas l'histoire du droit et des idées politiques à l'université de Nice, Ugo Bellagamba écrit. On lui doit de nombreuses nouvelles et deux romans en collaboration avec Thomas Day (L'Ecole des assassins et Le double corps du roi). Né en 1971, ce dernier s'est imposé en quelques années comme l'un des auteurs les plus passionnants de l'imaginaire francophone.
Thomas Daezzler est un agent de la « République invisible », une organisation secrète pluri-séculaire qui se pose en pacificateur du monde. Arrivé en Thaïlande après avoir fui la France et son propre passé, il ne tarde pas à trouver un emploi. Il fait son trou, se forge de nouvelles raisons de vivre et semble sauvé de ses démons. Jusqu'à ce qu'un agent local de la « République invisible » le contacte pour lui confier la plus étrange des missions : une quête qui le conduira au cœur de la jungle laotienne, sur les traces de la Shadow Company, jusqu'à la Cité des Crânes...
Récit de voyage halluciné sur lequel plane l'ombre intoxiquée de William S. Burroughs, hommage au Kim de Rudyard Kipling et au Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, La Cité des Crânes nous guide pour mieux nous égarer dans un Sud-Est asiatique plein de magie et de dangers, une géographie contaminée par les retombées de la guerre du Viêt-nam sur laquelle règnent des esprits plus anciens que l'humanité.
Tel le poète, cette plongée en Orient extrême est un mensonge qui dit toujours la vérité.
Ces cinq dernières années, Thomas Day n'a cessé d'explorer la Thaïlande, le Laos et le Cambodge. Une passion pour l'Asie qui lui a valu, entre autres, d'y contracter la malaria... ainsi qu'un mariage.
La Cité des Crânes, sans doute son livre le plus personnel, est son dixième roman.
De tout temps, imaginaire et récits de voyage ont fait bon ménage. Pour s'en convaincre, il suffit de se plonger dans L'Odyssée d'Homère, Les Voyages de Gulliver de Jonathan Swift ou, plus récemment, Rihla de Juan Miguel Aguilera. En vous proposant un tour du monde aux destinations souvent inédites, l'anthologie Les Continents perdus se place dans la continuité de cette tradition littéraire. L'Europe de Mary Shelley ; l'Arctique durant la Seconde Guerre mondiale ; l'Afrique du Sud au temps de l'Apartheid ; le Delà, ce pays insensé que l'on rejoint en prenant le Train Noir ; et, enfin, un Sud-Est asiatique fantasmé, inquiétant, voici les cinq étapes de ce Livre des merveilles moderne où il sera beaucoup question d'injustices, de sacrifices, de petites et de grandes tragédies.
Sont au sommaire de cette anthologie : Walter Jon Williams, Ian R. MacLeod, Michael Bishop, Lucius Shepard (avec un texte récompensé par le Theodore Sturgeon Award) et Geoff Ryman (avec Le Pays invaincu, lauréat des British Science Fiction Award et World Fantasy Award).
« Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait. » NICOLAS BOUVIER
L'Homme qui voulait tuer l'empereur (2005)
Folio SF (GALLIMARD)
Parution : 7 avril 2005
En refusant de faire don à l'Empereur de sa concubine, la sublime Shirôzaemon Reiko, le seigneur Ichimonji Daigoro a signé l'arrêt de mort de son clan. Unique survivant de la terrible bataille qui a vu son nom définitivement rayé de la surface de Kyûshû, Daigoro ne doit sa vie qu'à l'intervention d'un démon : le feu primordial, désormais incarné dans celle qui fut son amour. Et maintenant il ne souhaite plus qu'une chose, tuer l'Empereur-Dragon à l'origine de toute cette tragédie.
Mais on n'arpente pas impunément la Voie de la Vengeance. Accompagné de son étrange allié et d'un infréquentable bretteur gaijin, Daigoro découvrira dans les entrailles du Mont Fuji le prix de ses funestes desseins.
Quarante ans après La Voie du Sabre, dans un Japon du XVIIe siècle où la magie et les dragons existent, voici l'histoire édifiante d'Ichimonji Daigoro, l'homme qui voulait mettre l'Empire à feu et à sang.
Né en 1971, Thomas Day vit à Paris quand il ne voyage pas aux quatre coins du globe. Au fil d'une cinquantaine de nouvelles et d'une poignée de romans (dont L'Instinct de l'équarrisseur, La Voie du Sabre ou L'École des assassins, écrit en collaboration avec Ugo Bellagamba), il s'est imposé comme l'un des auteurs les plus passionnants de l'imaginaire francophone.
Sherlock Holmes existe bel et bien ! Simplement il se trouve avec le professeur Watson sur une Terre parallèle ayant jadis reçu la visite des Worsh, des extraterrestres désormais parfaitement intégrés à la communauté humaine, qui bénéficie de leur technologie avancée ; et notre Conan Doyle, capable de se rendre sur cette autre Terre grâce à une invention de Watson, se contente dans notre monde de raconter les vraies aventures du célèbre détective — très édulcorées, cela va sans dire. Car Holmes, l'« Assassin de la Reine », n'a pas grand-chose à envier aux monstres qu'il pourchasse...
Le fabuleux trio, au fil de ses aventures, va devoir affronter pas moins de deux Jack l'Éventreur, et combattre l'infâme professeur Moriarty, ennemi juré de Sherlock Holmes, qui va tout faire pour découvrir la clé de l'immortalité — un secret qui se dissimulerait dans un bien mystérieux Instinct de l'équarrisseur...
Né en 1971, Thomas Day vit à Paris quand il ne voyage pas aux quatre coins du monde. Au fil d'une cinquantaine de nouvelles et d'une poignée de romans (dont Le double corps du roi et L'école des assassins, écrits en collaboration avec Ugo Bellagamba, et plus récemment La Voie du Sabre, prix Julia Verlanger 2003), il s'est imposé comme l'un des auteurs les plus passionnants de l'imaginaire francophone.
Ils sont six.
Paul of Perth, duc du Dragonshire, combattant le cercle de ténèbres qui broie la réalité et étrangle jusqu'à l'idée même du bien...
Dernier Frêne, l'homme-arbre qui parcourt un monde à l'heure du loup et porte en sa sève l'espoir d'une renaissance...
Darrell Jhune, qui a vu l'apocalypse dans les « douze dragons renversés » et doit réparer l'Erreur...
Ozzie, mutante et tueuse impitoyable, qui doit apprivoiser la mécanique des profondeurs pour enfin trouver sa place dans un univers au bord du gouffre...
Ismaël Kashoggi, missionnaire onusien chargé de recenser les tribus nomades de Mongolie pour la puissance extraterrestre Archonte et veut empêcher un génocide programmé...
Loki, le démon aux yeux de lumière, qui a provoqué le Ragnarok en libérant le monde de dieux moribonds, pâles reflets d'eux-mêmes...
Ils sont six, six pour six fins du monde.
Thomas Day a trente trois ans. Né et vivant à Paris, on lui doit une dizaine de romans, au Bélial', chez Mnémos, Denoël ou Gallimard, dont La Voie du Sabre (Folio SF), où l'on suit l'odyssée du rônin Miyamoto Musashi dans un Japon qui ne fut jamais, livre lauréat du prix Julia Verlanger auquel il a donné une suite, L'Homme qui voulait tuer l'Empereur, publiée dans la revue Bifrost.
« Accompagner Thomas Day n'est pas une épreuve innocente, mais la lumière froide qu'il jette sur notre époque nous montre pourtant le chemin de la rédemption. » Le Dauphiné Libéré
Pour parfaire l'éducation de son fils Mikédi, le chef de guerre Nakamura Ito le confie à un rônin du nom de Miyamoto Musashi. Un samouraï de légende, le plus grand maître de sabre qu'ait connu l'Empire des quatre Poissons-Chats. Ensemble, pendant six longues années, le maître et l'apprenti vont arpenter la route qui mène jusqu'à la capitale Edo, où l'Impératrice-Dragon attend Mikédi pour en faire son époux.
Mais la Voie du Sabre est loin de trancher l'archipel en ligne droite : de la forteresse Nakamura aux cités flottantes de Kido, du Palais des Saveurs à la Pagode des Plaisirs, Mikédi apprendra les délices de la jouissance, les souffrances du combat, et la douceur perverse de la trahison.
Avec La Voie du Sabre, Thomas Day plonge ses lecteurs dans un Japon de fantasy, un Japon du XVIIe siècle qui ne fut jamais, où la magie et les dragons existent, où le métal météoritique des sabres est trempé dans le sang.
Né en 1971, Thomas Day vit à Paris quand il ne voyage pas aux quatre coins du monde. Au fil d'une cinquantaine de nouvelles et d'une poignée de romans (dont Rêves de guerre, L'instinct de l'équarrisseur ou L'école des assassins, écrit en collaboration avec Ugo Bellagamba), il s'est imposé comme l'un des auteurs les plus passionnants de l'imaginaire francophone.
Ils sont trois, ils se prénomment Thomas. Déchus du Royaume, ils recherchent l'Amour. Le premier est en prison pour un crime raciste qu'il a bel et bien commis. À sa sortie, il fait la connaissance d'une amérindienne qui va lui montrer sa véritable nature. Car cet homme est aussi un loup, qui déambule dans les carcasses automobiles d'Extermination Highway. Le deuxième est médecin urgentiste à Paris. Alors que la crise conjugale guette, il découvre le petit monde interlope des catacombes et de des carrières. Là, il rencontre Maneki Neko, actrice porno et sorcière, grande spécialiste de la transgression. Le dernier est écrivain, du moins c'est ce que croit son entourage. En réalité, il s'agit d'un imposteur hanté par le fantôme de celle à qui il a tout volé, une certaine Eddie qui s'apprête à le guider jusqu'aux escaliers qui descendent vers l'enfer.
Thomas Day a trente et un ans. Né et vivant à Paris, on lui doit une bonne demi-douzaine de romans, dont L'Instinct de l'équarrisseur où il transforme Sherlock Holmes en psychopathe, et La Voie du sabre où l'on suit l'odyssée du rônin Miyamoto Musashi et de son élève dans un Japon qui ne fut jamais. Son dernier ouvrage L'École des assassins (écrit en collaboration avec Ugo Bellagamba) est une brillante tentative de manga littéraire. Étrangers à toute concession, ultra-violents, pornographiques, les trois longs récits de Stairways to Hell sont à l'œuvre naissante de Thomas Day ce que Les Livres de sang sont à celle de Clive Barker — un summum de brutalité.
L'Instinct de l'équarrisseur (2002)
Icares (MNEMOS)
Parution : 28 mars 2002
« Inimaginable, mes amis ! s'écria Jack London. J'ai l'impression que je peux mourir maintenant que j'ai vu cette chose qui a traversé les gouffres de l'espace interstellaire.
— Essayez de délivrer Holmes avant de nous quitter pour un monde que l'on dit meilleur.
— Sachez qu'il n'existe pas de meilleur monde que celui-ci. «
Londres, 1888. Rattrapé par le personnage qu'il a lui-même créé, Arthur Conan Doyle est surpris par l'arrivée tonitruante du professeur Watson au beau milieu de son bureau. Après un saut spatio-temporel approximatif, les deux compères retrouvent le célèbre détective afin de l'aider à résoudre une série de crimes...
Une enquête qui aurait pu être simple, mais qui les mènera de Londen à la mystérieuse cité interdite de York, où complote le pire ennemi de Sherlock Holmes, puis de la Californie aux crêtes de la Cordillère des Andes.
Il sera alors question de l'habituelle quête de l'immortalité, et d'une poignée d'aventuriers délirants, prêts à tout pour trouver l'Arche des Worsh et percer le secret de l'Instinct de l'équarrisseur...
Né en 1971, Thomas Day vit à Paris quand il ne voyage pas aux quatre coins du monde. Il est l'auteur de nombreuses nouvelles et de quatre romans.
Après Rêves de guerre, il propose ici une grande aventure dans la tradition de la littérature populaire du début du siècle, avec dans les rôles principaux : Conan Doyle, Sherlock Holmes, Jack l'Éventreur, Jack London, le docteur Moriarty, le professeur Watson, Oscar Wilde... Un hommage décalé et foisonnant au créateur et à sa créature.
Resident Evil (2002)
Lunes d'Encre (DENOËL)
Parution : 1 mars 2002
Enterrée profondément sous la ville de Raccoon City, la Ruche est un complexe scientifique ultra-secret appartenant à la multinationale Umbrella Corporation. Au sein de ses laboratoires travaillent cinq cent trente-trois informaticiens et chercheurs en virologie. Aujourd'hui, à 15 h. 16 heure locale, le complexe a été attaqué. Il n'y a aucun survivant. Qui est à l'origine de cet effroyable carnage ? C'est ce que doit découvrir le commando STAR, une équipe de soldats surentraînés dépêchée sur les lieux. Mais que peuvent de simples mortels confrontés au mal absolu ? Huit cents mètres sous terre, personne ne vous entend crier.
Basé sur la série de jeux vidéo éponymes, Resident evil, avec Milla Jovovich et Michelle Rodriguez, est le nouveau film de Paul Anderson, le réalisateur de Mortal Kombat et Event horizon, le vaisseau de l'au-delà.
Thomas Day est l'auteur d'un recueil de nouvelles, Sympathies For The Devil, et de plusieurs romans dont L'Instinct de l'équarrisseur et L'École des assassins, en collaboration avec Ugo Bellagamba.
Bienvenue à Hong Kong, à l'heure de la curée !
Hong Kong 2023. Une guerre oppose les triades de la Sun Yee On à Voyager Concept, transnationale spécialisée dans la conquête spatiale et le génie génétique. Au sein de cette entreprise, Marion Strauss a une vision : l'école des assassins. Un groupe de quarante enfants qu'il va former aux arts du meurtre et de la guerre, qu'il va bio-améliorer jusqu'à transcender l'humain. Parmi eux : Ryu, l'Acrobate ; Cassandre, dotée d'une mémoire totale ; Peter, le Samouraï ; Terri, le Phénix, condamnée à renaître de ses cendres. Parce que Jon Holkaï, son mentor, lui a enseigné le bushido, Peter va refuser sa charge d'assassin et se dresser contre Marion Strauss. Une guerre se prépare ; chacun devra choisir son camp.
Avec L'Ecole des assassins, Ugo Bellagamba et Thomas Day rendent hommage aux mangas télévisuels et aux super-héros de leur adolescence : Wolverine, X-men et autres Ken le survivant.
Thomas Day est né en 1971, dans cette belle ville de Paris où il réside actuellement au-dessus des catacombes et de leurs six millions de squelettes. En quelques années, il s'est imposé comme l'auteur le plus violent, le plus éprouvant de l'imaginaire francophone. On lui doit une cinquantaine de récits, un recueil de nouvelles, Sympathies for the devil, ainsi que quatre romans au Bélial' et chez Mnémos, dont Rêves de guerre.
Ugo Bellagamba, titulaire d'un doctorat en histoire du droit, a publié sous le pseudonyme de Michael Rheyss un texte remarqué car remarquable : L'Apopis républicain. Il a 29 ans et vit à Aix-en-Provence avec sa femme et Sirius, un improbable petit chien.
L'École des assassins est leur première collaboration.
Les Cinq derniers contrats de Daemone Eraser
LE BÉLIAL' (LE BÉLIAL')
Parution : 1 août 2001
Quand on aime, on ne compte pas. Une femme. Cinq meurtres.
Depuis le coma irréversible de sa femme Susan, la vie de Dœmone Eraser n'a plus aucun sens hors de l'Arène. Là, il élimine ses adversaires devant des milliards de spectateurs avec la rage d'un homme qui a tout perdu.
Alors qu'il contemple le corps de Susan dans son caisson d'animation suspendue, un Alèphe, un guerrier du temps, lui propose un pacte terrifiant : « Je peux faire revenir votre épouse d'entre les morts, faire en sorte que vous puissiez vivre de nouveau avec elle. En échange, vous tuerez cinq fois pour moi. Pas d'enfant, pas d'innocent. » Parce que son amour confine à la folie, Dœmone accepte ce marché. Aidé par ses gardes du corps, Obushiro Kimoko et l'homme-chat Gilrein, il peut entamer son odyssée sanglante. Elle les mènera de la guérilla urbaine qui ravage le Guatemala jusqu'à l'océan déchaîné de la planète Vérine, où ils affronteront dans un combat à mort le Kaïlinh — un prédateur de dix milles tonnes.
Des déserts du Moyen-Orient aux badlands du Nevada, des montagnes des pays de l'Est aux îles d'Ecosse, Thomas Day n'a pas cessé de voyager ces dernières années, principalement dans des endroits arides et sauvages. De ces voyages et d'autres — immobiles — , il a ramené une cinquantaine de récits, publiés non seulement au Fleuve Noir mais aussi dans la revue Bifrost. Des textes qui se caractérisent souvent par leur extrême violence et toujours par une propension avouée à mélanger les genres.
Quelque part entre La Guerre des étoiles de George Lucas et La Horde sauvage de Sam Peckinpah, Thomas Day nous offre, avec Les Cinq derniers contrats de Daemone Eraser, un space opera moderne rythmé par des scènes d'action apocalyptiques.
Rêves de guerre (2001)
Icares (MNEMOS)
Parution : 19 juin 2001
Né de la discipline magique du rêve de guerre, N'Kahn Hadessa est le maître d'armes des seigneurs de Haäsgard depuis plus de dix mille ans. Presque une éternité durant laquelle, de bataille en bataille, le démùon a forgé l'équilibre du Monde Connu et appris à côtoyer les hommes. Au point d'engendrer un fils avec une mortelle. C'est ce fils, Faë, appelé à devenir le dernier magicien du rêve de guerre, qu'il lui faut à présent retrouver et ramener à la capitale de Languerrilh, où les attend l'impitoyable princesse Lyrhène, pour que survive la civilisation mise en péril par l'invasion des Toxians, nomades au sang brun. Mais Faë, à peine sorti de l'adolescence, ne l'entend pas de cette oreille... Reste un monde à traverser pour un père et un fils que tout sépare, un monde de haines et de violences où le chaos menace.
Batailles sanglantes, magie spectaculaire, prises de châteaux forts... Au croisement de l'épopée guerrière et de la tragédie shakespearienne, Rêves de guerre rend hommage à Michael Moorcock et à son héros mythique, Elric le Nécromancien. Thomas Day, né en 1971, est l'auteur d'un recueil, Sympathies for the devil, où il allie différents genres de l'imaginaire.
D'abord l'odeur : caoutchouc brûlé, pneus cuits par le soleil, carburant au goutte à goutte...
Au loin, quelques grattements — griffes sur la tôle tiède.
Ton corps en alerte t'oblige à ouvrir les yeux. Toute résistance est vaine. Ils sont de plus en plus proches. Menaçants — griffes sur la tôle tiède.
La lumière pénètre ton œil ; aveuglement suivi de quelques nuages d'insectes lumineux. Enfin ton regard trouve un chemin vers la réalité : minuscule triangle de ciel nocturne.
Tu es assis dans une épave de voiture.
Tu ne comprends pas ce que tu vois : des carcasses broyées sur ta gauche et ta droite, des voitures couches sur couches, devant, derrière, dessous, au-dessus, qui t'étouffent et te laissent juste apercevoir la Lune — pleine comme un ventre qui attend l'enfant.
Déjà un coup de patte précis...
Sur ta droite, le verre sécurit explose. Derrière, un animal grogne. Devant, ses congénères hurlent à la mort... Des loups ?
Une gueule jaillit des ténèbres pour te saisir à la gorge. Longue et puissante, brillante de salive.
Une patte déchire ta chemise et laisse paraître les poils sombres qui couvrent ta poitrine.
Un goût de métaux envahit ta bouche.
Te voilà sur le long ruban d'Extermination Hiqhway, une route qui ne connaît pas de fin...
Rentrez chez vous ! C'est la fin du monde.
Darrell Jhune n'a pas hésité à venger sa femme ; cela lui vaut d'être médaille de bronze dans l'Horror News de la semaine. Mais dans un monde pré-apocalyptique sur lequel règnent douze « dragons renversés », gare à l'Erreur...
Depuis des années, Paul of Perth, duc du Dragonshire, combat le cercle de ténèbres qui broie la réalité et étrangle la Grande-Bretagne... Et voilà que la Reine requiert sa présence à Londres, pour tuer et, dans le sang versé, sauver le monde...
22 novembre 1963... Trois hommes traverse le Texas en camionnette. Seul petit problème, ils viennent d'assassiner le président des Etats-Unis, convaincus qu'il s'agissait d'un extraterrestre.
Il est Loki, le démon aux yeux de lumière. Assis dans sa Porsche sanglée sur le dos d'un dragon, il vole vers l'ancienne Chine tout en écoutant les Rolling Stones. Et il imagine que ça pourrait être pire, après tout il reste encore quelques survivants sur Terre, au milieu des décombres... Dont une femme, Cybèle.
Des déserts du Moyen-Orient aux badlands du Nevada, des montagnes des pays de l'est aux îles d'Ecosse, Thomas Day n'a pas cessé de voyager ces dernières années, principalement dans des endroits arides et sauvages. De ces voyages et d'autres — immobiles —, il a ramené une cinquantaine de récits, publiés non seulement au Fleuve Noir mais aussi dans la revue Bifrost. Des textes qui se caractérisent tous par leur extrême violence et une propension avouée à mélanger les genres. Sympathies for the devil est le premier recueil de l'auteur. En attendant un roman de fantasy écrit en solo, Rêves de guerre ; un roman de science-fiction en collaboration avec Michael Rheyss, L'école des assassins ; et un recueil de nouvelles fantastiques, Stairways to Hell.
Thomas Day a 28 ans et vit à Paris, quelque part au-dessus des catacombes et de leurs six millions de squelettes.
L'aventure et la magie sont de retour ! A travers seize histoires inédites gorgées d'action, d'évasion et de merveilleux, vous avez rendez-vous avec des héros d'exception. Héroïque, sombre, romantique ou carrément déjantée, la Fantasy est le monde de l'imaginaire par excellence. Elle vous rendra le plaisir des légendes et des sagas épiques. Evadez-vous dans ces Royaumes bâtis par les écrivains renommés du genre, tels que Mathieu Gaborit ou Fabrice Colin, et les jeunes talents comme Magali Segura ou Nathalie Dau. Là-bas naît l'amour : il peut sauver la jeune Sélène de ses bourreaux et changer les frontières de Sienne, mais aussi provoquer votre perte si vous êtes un maître assassin... Là-bas vivent les mythes : les déesses renaissent dans le cœur des enfants, des ailes vous poussent et les sorcières vous entraînent parfois à l'autre bout du monde... Là-bas règne la mort : que diriez-vous à ce vieux roi qui cherche le fantôme de son fils ? Et que feriez-vous si vous deviez régner sur une cité de morts-vivants ? La féérie, le frisson et l'humour sont réunis pour le plus étonnant des voyages. Il est temps d'entrer dans les Royaumes du rêve...
Stéphane Marsan a composé cette anthologie. Editeur chez Mnémos puis chez Bragelonne, romancier, concepteur de jeux de rôle, journaliste pour Science-Fiction Magazine, il s'est consacré à la Fantasy sous toutes ses facettes et a initié la renaissance du genre en France.