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Imaginales 2012

Le festival des mondes imaginaires

11ème édition, du jeudi 31 mai au dimanche 3 juin 2012 à Épinal

Atelier d'écriture

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30 mai 2012 à 09h00
bmi - 48 rue Saint-Michel - Epinal

Avec Lionel DAVOUST, Jean-Claude DUNYACH, Elisabeth VONARBURG

checked 6 personnes y assisteront.

Les ateliers d'écriture – courts ou longs, ou dégagés autour des oreilles – à quoi ça sert ? Est-ce que ça sert ?

Oui.
D’abord ça sert à apprendre les règles du jeu. Pas les trucs, pas les recettes, il n’y en a pas, mais il y a le jeu de l’écriture, et ce jeu qu’il faut prendre au sérieux sans se prendre au sérieux a des règles. Structures narratives, registres de langue, travail d’une intrigue, des personnages, des décors, effets de réalité, style… (Sans parler du jeu de la publication, qui est une tout autre paire de manches). Autant d’éléments de la boîte à outils de l’écrivain dont il faut prendre conscience, puis apprendre à se servir délibérément – surtout si on a l’ambition de Faire Sauter Toutes Ces Vieilleries : il faut savoir où placer les charges explosives…

Bien sûr, on peut fort bien écrire sans être jamais allé à un atelier d’écriture et on peut continuer. Comme on peut jouer aux échecs juste en ayant regardé des parties, sans poser de questions. Mais écrire, c’est poser des questions : à la langue, à l’histoire inventée, aux sens produits et, finalement, à soi-même. Et écrire, c’est écrire consciemment, à un moment donné. Non pas réussir une histoire par défaut, sans savoir comment on a fait (la fameuse “inspiration” est en réalité un moment où l’on se trouve coïncider avec un registre plus profond de soi-même…), et en étant donc incapable de recommencer, mais être capable de comprendre comment on fonctionne, comme l’histoire et l’écriture fonctionnent, et devenir davantage le maître de jeu. Non qu’on maîtrise totalement : l’écriture est aussi une danse constante entre contrôle et abandon, à des moments différents pour des personnalités d’écriture différentes. (Ah, les remue-méninges et les “plans” ! Avant ? Pendant ? Après ? Au moment qui vous chante, pourvu qu’à ce moment-là, vous deveniez davantage auteur de vos effets).

On apprend. On apprend à lire, on peut apprendre à écrire (les deux sont d’ailleurs liés). Qu’est-ce qu’un apprentissage, sinon l’acquisition d’une expérience dans la durée ? Les ateliers d’écriture offrent – quand ils marchent bien – un concentré d’expérience. Rien ne remplace l’écriture dans la vraie durée, bien sûr, le travail de fond, l’obstination (“Les écrivains sont des gens qui continuent d’écrire” est une vérité qui semble échapper à beaucoup d’aspirants-écrivains…), mais idéalement on sort plus conscient des ateliers d'écriture, sur bien des plans. N'en sortirait-on que meilleur lecteur - de soi et des autres - que c'est déjà une expérience précieuse....

En tous cas, il arrive un moment où il faut cesser d’être un touriste de l’écriture, s’investir et investir davantage dans l’écriture, sortir de sa zone de confort, et c'est ce que permet un atelier d'écriture, même bref : ça dérange (surtout si on n'est pas dans sa ville...). Et ça concentre, ce que j’appelle “l’effet cocotte-minute”. On écrit et on parle d’écriture, toute la journée, en mangeant, avant de dormir, à la place de dormir… Intense – et fun ! Tout pour plaire...

Elisabeth VONARBURG.


Voir la page du site de Lionel Davoust : http://lioneldavoust.com/telechargements/aides-a-lecriture/


Le prix pratiqué (50 €) vise à ouvrir ce stage le plus largement possible.

?Durée : deux jours (mercredi 30 et jeudi 31 mai 2012)

?Places disponibles 15 à 20 stagiaires (maximum)

?Renseignements et inscription : infos@imaginales.com

?03 29 29 15 07 

Lionel DAVOUSTJean-Claude DUNYACHElisabeth VONARBURG