Loïc Henry est né en 1971, un jour de Samain, d’un père cornouaillais et d’une mère léonarde. Bercé par les aubades océanes pendant son enfance et son adolescence, il a quitté les korrigans et les bugale an noz pour poursuivre ses études à Lille, en Angleterre, puis à Paris. Il a ensuite rejoint le lointain Orient pour travailler deux ans au cœur d’un Hong Kong encore britannique, avant de revenir en France en 1997.
Après avoir publié assez discrètement une dizaine de nouvelles (dont l’une en Australie, dans le Best of Science Fiction 2010) et un conte pour enfants, Loïc Henry s’est imposé avec Loar, un space opera ambitieux, au rythme haletant, à l’américaine (le sens du politique en plus). On évitera les comparaisons excessives qui desservent les auteurs, mais on soulignera qu’on n’avait pas vu, sous une plume française, de récit de space opera avec autant de souffle depuis un bon moment. Toutes affaires cessantes, le voici aux Imaginales !
Six jours. C'est le temps qu'il reste à Emrodes, le jeune souverain de Loar, pour répondre à l'ultimatum du régent de Melen. S'il refuse de se soumettre, sa planète sera réduite en cendres. Asbjorn tient enfin sa revanche : dix ans après sa défaite, il s'apprête à vaincre son ennemi de toujours et à étendre sa domination sur l'ensemble des mondes connus. Sur l'échiquier spatial, d'autres forces ourdissent leurs trames. Le grand prêtre de la planète Sainte manigance pour s'approprier le triomphe de Melen. Les mondes périphériques, riches d'une science génique portée à son paroxysme, préparent un contact imminent. Auprès des puissants, mercenaires Latars et conseillers spols dispensent leurs services, plus nécessaires que jamais. Dans les profondeurs océanes de Loar, les daofined paraissent sereins, indifférents aux rivalités humaines. Au-delà de l'émotion attendue, leur cantilène annonce-t-elle de nouveaux désordres ?
Qui est l'autre dans la glace, cette copie, ce reflet ? À travers les jeux d'enfants et la magie des miroirs, des profils se révèlent. L'autre est en nous, l'autre est nous. Le long de ce fil d'Ariane, dans le palais des glaces, laissez-vous hypnotiser par les augures de pluie de planètes lointaines, la tristesse des clones, les prières des jumeaux, et les chants insistants de ceux qui vivent dans les reflets. En fixant les mirages de...
Hans Christian Andersen : piquants comme des esquilles de gel. Caroll' Planque : terribles comme des visages dans la Lune. Pierre Cardol : multiples comme une valse d'alter ego. Lélio : évanescents telles les ombres du désert. Jess Kaan : meurtriers dans les palais de miroirs des Bionymphes. Loïc Henry : rêveurs dans le reflet des âmes-soeurs. Fabrice Anfosso : dans les yeux des
solitaires. Elisabeth
Ebory : coupants comme des morceaux d'au-delà. Gary A. Braunbeck : dans les espérances de plastique. Tanith Lee : au cœur de fatales galeries des glaces.
Et explorez plus avant le thème à travers les réflexions de Denis Labbé (Le thème du Double en littérature Fantastique), de Léa Silhol, qui a invité une sarabande d'auteurs à se livrer à une Bibliographie/filmographie subjective, et d'un témoignage d'Anatole le Braz.