Jean-Pierre ANDREVON
Ses pseudonymes : Alphonse BRUTSCHE

Né en 1937
Site officiel
Présence au festival
| Jeudi 31 | M | AM |
| Vendredi 1 | M | AM |
| Samedi 2 | M | AM |
| Dimanche 3 | M | AM |
Né à Grenoble, Jean-Pierre Andrevon a été professeur de dessin puis, très vite, auteur professionnel.
Écologiste de longue date, contestataire, satiriste, Andrevon doit aussi son image « révolutionnaire » à un hasard : avoir fait ses débuts, dans la revue Fiction, en mai 68, une date-symbole qu’il n’a cependant jamais reniée.
Véritable homme-orchestre de la science-fiction française dans les années 70, critique et anthologiste, Andrevon a écrit quelques-uns des rares chefs d’œuvre de cette période, dont Le Désert du monde ou Gandahar, un univers qu’il a repris et adapté pour les adolescents dans Les Rebelles de Gandahar et L’Exilé de Gandahar. Grand Prix de la Science-Fiction Française en 1990, pour Sukran, on lui doit des dizaines de nouvelles et de romans.
Ces dernières années, il a fait des incursions remarquées dans le roman noir et le thriller fantastique, sans pour autant négliger la science-fiction à laquelle il voue un attachement toujours réaffirmé. Comme le notait le cinéaste René Laloux dans sa préface chaleureuse à Gandahar, Andrevon est parfois capable de nous offrir « une fantaisie de son imaginaire prolifique et apaisé ». Parfois aussi, la colère resurgit comme dans Les gros seins de la petite juive, un récit semi-autobiographique sur l’antisémitisme ordinaire qu’il a croisé, enfant, sans le comprendre à l’époque.
Révolté chronique et rêveur talentueux, Andrevon est indispensable à tous ceux qui aiment la littérature vivante, enfants ou « grandes personnes », puisqu’il écrit aussi bien pour la jeunesse que pour les adultes. Mais, parce qu’il sait être sérieux dans sa passion, Andrevon est aussi un essayiste des plus compétents. Ainsi, dans Guerre des Mondes ! (Moutons électriques), il explore le mythe de l’invasion martienne dans la littérature et le cinéma.
Son dernier ouvrage, Les Guerriers de la nuit (Flammarion, 2011), renoue avec sa veine polar, sur les traces du roman noir américain.
Son programme
Jeudi 31 mai - 15:00 : Le fantastique...
Jeudi 31 mai - 17:00 : C’est notre planète qu’on assassine !
Vendredi 1 juin - 09:00 : Match d'écriture
Vendredi 1 juin - 14:00 : Catastrophes en série :
Vendredi 1 juin - 18:00 : Et demain :
Bibliographie
"Assemblés autour de lui : des Indiens, ces fameux cavaliers fantômes qu'il avait poursuivis en vain.
Les peintures de guerre hachurant leur visage, brandissant arcs, lances, boucliers ornés de plumes. Surgis des ténèbres, ils sont les Guerriers de la nuit". Parti en Arizona pour enquêter sur les meurtres de riches industriels sur le territoire indien, Val Santamaria, agent spécial du FBI, doit s'imprégner de l'esprit profond du peuple navajo. Mais les conflits les plus obscurs de son passé refont surface...
Quinze récits de Science-Fiction publiés pour la première fois dans la revue Galaxies entre 1996 et 2007. Durant onze années, Galaxies s'est voulu un lieu de découverte et d'expérimentation pour les auteurs francophones. Au total, plus de cent textes originaux sont parus dans ses pages. En voici un florilège :
Laissez la musique des étoiles vous envahir. Faites-vous inviter dans un ptimonde créé rien que pour vous. Plongez dans votre propre mémoire pour comprendre votre vie. Voyagez nus entre les étoiles. Choisissez de vivre éternellement, si vous l'osez. Découvrez ce que deviennent les stars du ballon rond dans un monde où tout s'achète. Dévorez votre partenaire. Soyez Ulysse, apprenez à penser comme un Martien, visitez les coulisses des guerres télévisées ou les recoins de Darwin Alley… Et apprenez à vous perdre en route, pour mieux vous retrouver.
Stéphanie Nicot est anthologiste et directrice artistique du festival Imaginales. Jean-Claude Dunyach est ingénieur aéronautique une partie de la semaine et écrivain le reste du temps.
La Maison qui glissait (2010)
LE BÉLIAL' (LE BÉLIAL')
Parution : 25 mai 2010
« Mon Dieu… c’est la fin du monde. »
Un immense fracas le réveille. Le tonnerre ? Peut-être… Le jour pointe, la chaleur est déjà étouffante dans l’appartement minuscule occupé par Pierre au 13e étage de sa tour de banlieue. Ensommeillé, il entrouvre le rideau de la fenêtre depuis son lit… et demeure pétrifié par le panorama qui se révèle à lui. Un brouillard poisseux bouche l’horizon, c’est à peine s’il distingue la silhouette de la tour des Tilleuls à quelques dizaines de mètres de là. Le brouillard, avec une telle canicule ?... Ainsi débute le cauchemar pour tous les résidents de cette barre HLM coupée du monde par un mur cotonneux qui semble abriter de terrifiantes créatures, une réclusion forcée qui va contraindre les habitants à s’organiser pour faire face à l’indicible et révéler la vraie nature de chacun. Car après tout, le pire n’est peut-être pas dans la brume…
Et d’ailleurs, d’où vient-elle, cette brume ?
Jean-Pierre Andrevon, né à Bourgoin-Jallieu en 1937, est l’une des plus incontournables figures de la science-fiction française contemporaine. Après une intense collaboration à la mythique revue Fiction (auteur, critique, essayiste), il publie son premier roman, Les Hommes-Machines contre Gandahar, en 1969 (adapté par René Laloux en long-métrage d’animation sur des dessins de Philippe Caza). C’est le début d’un parcours littéraire aussi dense (plus de quatre-vingts romans) qu’engagé, une œuvre traduite dans une dizaine de langues, plusieurs fois adaptée à la télévision et saluée par le Grand Prix de l’Imaginaire à deux reprises. Quatre ans après la parution du Monde enfin, La Maison qui glissait, roman SF aux échos picaresques et aux implications sociales tranchantes, signe le grand retour de Jean-Pierre Andrevon sur le devant de la scène éditoriale.
Le Monde enfin (2006)
Pocket SF (POCKET)
Parution : 12 mai 2010
Un vieil homme à cheval parcourt la France, vidée de ses habitants comme la totalité de la planète, à la suite d'une pandémie foudroyante quarante-cinq ans plus tôt. En chemin, il traverse des villes envahies par la végétation et peuplées par des animaux sauvages, ainsi que quelques communautés de survivants octogénaires. Au crépuscule de sa vie, égrenant ses souvenirs, il veut une dernière fois voir la mer.
Dans ce monde désert, quelques destins se croisent : une femme cherche désespérément à mettre un enfant au monde, l'équipage de la première expédition avortée vers une autre étoile atterrit en catastrophe. Mais l'existence de ces survivants n'est peut-être pas due au hasard : quel est ce météore bleu vif que les rescapés aperçoivent parfois dans le ciel ? Un espoir venu d'ailleurs ou le dernier signe de l'apocalypse ?
Cet ouvrage a reçu le prix Julia Verlanger
« Nous prendrons les meilleurs élèves, les premiers des sections terminales et quelques étudiants en licence parmi les plus doués. Trente en tout, la contenance d'un autocar moyen, auquel on adjoindra une dizaine de filles, choisies également d'après leurs résultats aux examens, et qui occuperont les strapontins. En ce qui concerne l'armement, ils seront dotés en principe de fusils et de carabines des surplus américains. Mais nous leur donnerons aussi quelques grenades offensives, et deux ou trois revolvers pour ceux qui tiendront le rôle d'officiers. L'embuscade se produira un peu en deçà de la Porte d'Italie, à l'endroit des anciennes fortifications... »
Les nouvelles qui composent ce recueil ont été écrites entre 1960 et le début des années 2000. Certaines ont paru dans Fiction, Charlie Hebdo, Fluide Glacial. La plupart n'ont jamais été rééditées depuis. Contes surréalistes, fables rurales, micro-nouvelles de SF, pamphlets pacifistes ou écologistes... On songe à Jacques Sternberg, Clifford D. Simak, René Barjavel... Puis à Jean-Pierre Andrevon, tout simplement. Car on suit sans peine dans ce recueil, fruit de quarante ans d'écriture, un fil conducteur irrésistible : aujourd'hui comme hier, l'éternel retour de la bêtise humaine inspire à l'auteur les mêmes sentiments. Sa fiction, plus que jamais, en porte témoignage.
Né en 1937 à Jallieu dans l'Isère, Jean-Pierre Andrevon a publié plus de 130 romans, recueils ou essais dans des domaines aussi divers que le fantastique, la SF, le polar, la littérature jeunesse ou l'écologie. Chanteur, dessinateur, il vit à Grenoble entouré de ses nombreux chats.
Première œuvre littéraire à mettre en scène une invasion extraterrestre, le célèbre roman de Wells a choisi la planète Mars comme vecteur. D'innombrables récits, de nombreux films et quantités d'autres transpositions lui emboîteront le pas : désormais, l'ennemi sera Martien. Pourquoi une telle insistance ? Suivez-nous dans un tour d'horizon complet de la menace incarnée par la planète rouge, ses tripodes, ses tentacules, ses mythes et ses fantasmes — de l'utopie à l'invasion, et retour. Un panorama qui révèle comment le péril rouge est devenu l'icône idéale d'un imaginaire ayant profondément marqué la culture populaire. De H. G. Wells à Steven Spielberg en passant par Orson Welles et Alan Moore — sans oublier le presse-agrume de Starck !
Jean-Pierre Andrevon, grand auteur et spécialiste de la science-fiction, explore le mythe de l'invasion martienne et de la lutte contre l'envahisseur, dans un beau livre qui mêle essais sur les livres et les films, études détaillées de certaines thématiques, courte fiction et importante iconographie.
Lark et Azir n'ont jamais vu le bleu du ciel. Nés sous la surface de la Terre, où les hommes se sont jadis réfugiés pour survivre, ils ne connaissent qu'un monde souterrain pétrifié et froid. Et le travail, rythmé par le bruit des machines : jour après jour, il faut creuser le sol pour en extraire des décombres des villes du passé, les matières réutilisables pour le quotidien. Ainsi en a décidé le « Père », dont la voix mystérieuse retentit régulièrement à travers cavernes et galeries.
Un matin, alors qu'ils travaillent sur un gisement, une paroi s'effondre. Isolés, Lark et Azir vont s'engouffrer dans la pénombre des tunnels...
Premier jour : Au loin, il y a votre voisin. Vous lui faites un signe. Jusqu’au moment où vous réalisez qu’il est décédé depuis des semaines...
Troisième jour : La télé enchaîne les émissions spéciales : partout dans le monde les morts reviennent. Apathiques, ils errent au royaume des vivants...
Cinquième jour : Paralysé de trouille et de dégoût, vous regardez votre femme serrer dans ses bras, au beau milieu de votre salon, une chose qui, un jour, fut sa mère...
Huitième jour : Votre femme vous a quitté après que vous avez réduit en cendres l’ignominie qu’elle appelait « maman ».
Neuvième jour : La télé diffuse un reportage au cours duquel on voit une de ces choses dévorer un chat vivant...
Ils sont désormais des millions et vous ne vous posez qu’une question : mon monde n’est-il pas désormais le leur ?
Lunatique spécial Jean-Pierre Andrevon (2008)
Lunatique (EONS)
Parution : 22 mai 2008
Ça a peut-être commencé cette nuit de 1943 ou 1944, quand j’ai vu cette chose, de la fenêtre de ma chambre. La nuit était claire, très claire, trop claire : une lumière bleu argenté, qui passait par l’entrebâillement des volets. Je m’étais réveillé. Je me suis levé, j’ai marché jusqu’à ma fenêtre, j’ai peut-être écarté davantage les volets. Et j’ai vu la chose. (L’autre côté)
Tu avanceras dans le jardin. Des éclairs de couleur crépiteront devant tes pieds. Surpris, tu arrêteras ta marche. Mais un peu tard : de ta hauteur, si loin au-dessus des herbes, tu distingueras une faible scintillation bleue et rose au bord de la semelle droite, en plastique mou, de ta sandale d’été. Tu te baisseras. Tu as écrasé une sauterelle, tu l’as écrabouillée, tu le constateras en déplaçant ta sandale dont tu frotteras la tranche dans l’herbe : les ailes cassées qui battent encore, l’abdomen crevé, perdant ses humeurs. (Devant la fenêtre ouverte)
Quand je suis rentré, Katrina venait de faire l’amour. Les vagues heurtées du plaisir m’avaient atteint alors que je pénétrais dans les soubassements du protéibloc 378 par la caverne Aurore. Les vagues n’étaient alors qu’un friselis d’écume, un flux d’atomes éthérés léchant l’extrême bord de ma métaconscience, sa grève. Puis, à mesure que je me laissais emporter toujours plus haut par les rampes diversement cintrées et inclinées qui nervurent tout l’intérieur du proté, les vagues s’étaient faites plus fortes, plus saccadées, plus serrées. Katrina parvient toujours vite à l’orgasme quand elle fait l’amour avec un autre que moi. (La Bête des étoiles et l’empathe)
Des nouvelles, des articles, un entretien pour découvrir ou redécouvrir Jean-Pierre Andrevon l’un de nos meilleurs auteurs de SF et de Fantastique à l’occasion de ses 40 ans de professionnalisme et de ses 50 ans d’écriture
Tout à la main (1988)
Ailleurs (EONS)
Parution : 1 mai 2008
Jean-Pierre Andrevon a publié ses premiers textes de fiction en 1965 dans le fanzine Lunatique, sa première nouvelle pro dans Fiction en mai 1968 — l'auteur « fête » avec le présent ouvrage, ainsi qu'avec un Lunatique spécial regroupant dessins et textes rares, ses 40 ans de carrière — son premier roman, Les hommes-machines contre Gandahar, en 1969 (adapté en dessin animé de long métrage par Laloux et Caza en 1988). Sa bibliographie compte cent trente ouvrages dans les genres les plus divers. Son plus récent roman, Le Monde enfin, couronné par le Prix Julia Verlanger, a été édité en 2006 chez Fleuve Noir.
C’est le dernier homme après la fin du monde. Il s’appelle Andrevon, était écrivain de science-fiction avant le déferlement de la boue qui a tout englouti. Alors, pour passer le temps, il écrit sa vie au jour le jour et ses souvenirs – féminins surtout. Une ode au téton, au poil, « cette savane ténue et crissante », losange à la saveur délectable. À force d’évocation, la « petite glace à la fraise deux boules » du narrateur se réchauffe et ne tarde pas à couler... Hymne à la femme et au plaisir solitaire, ces inclassables mémoires d’un dernier homme sont, au-delà de leur obscénité provocatrice, un condensé des obsessions de l’auteur. Portées par une efficace construction en patchwork, les peurs, les colères et les tendresses d’Andrevon se conjuguent ici avec un humour qui joue toutes ses gammes en virtuose.
Voilà ce qu’écrivait Joëlle Wintrebert (qui postface cette réédition revue et corrigée) lors de la première publication de Tout à la main, sans aucun doute l’ouvrage le plus personnel de l’auteur qui se vit, à son plus grand plaisir, taxer alors de pornographe de la science-fiction.
A Marseille, Roland Cacciari, militaire démobilisé après l'échec d'une piteuse croisade occidentale au Moyen-Orient, tente de survivre en jouant du guitarion à la terrasse des rapid-food. Il se fait remarquer par Eric Legueldre, richissime industriel proche de l'ultradroite qui lui propose de travailler comme veilleur de nuit au sein de son entreprise spécialisée clans les nouvelles technologies. Roland vient, sans le savoir, de mettre le doigt dans un engrenage qui pourrait bien lui être fatal. Car son employeur a organisé un ignoble trafic d'êtres humains, concernant au premier chef les Maghrébins composant désormais 50% de la population marseillaise.
Sukran est une fable de science-fiction qui prend des allures de thriller. Ecrit il y a vingt ans, ce magnifique roman, qui a obtenu le Grand Prix de la Science-Fiction française, reste d'une brûlante actualité.
Né en 1937, abordant tour à tour la science-fiction, le fantastique, la littérature jeunesse ou le thriller, Jean-Pierre Andrevon est l'auteur d'une œuvre littéraire, critique et anthologique très engagée, où il s'emploie à décrypter les errances d'une humanité à la dérive. Il a reçu le prix Julia Verlanger en 2006 pour son roman Le monde enfin.
La boîte tombée du ciel dans le maison de Renaud Marengolles contient une pâte lumineuse, à la surface de laquelle on distingue des tuyaux d'une nuance plus soutenue, un peu comme les organes internes, vus en transparence, d'une chenille. Mais ce ne sont pas des tuyaux, ce sont des tentacules... Renaud, pour sa plus grande horreur, vient d'enclencher L'AFFAIRE DU CALMAR DANS LE GRENIER...
Anges gardiens, anges vengeurs, anges de la mort, anges perdus, anges moqueurs, anges énigmatiques... Étranges êtres à plumes, ils hantent des pages placées sOUS le double signe des anges et des esprits. Entre vie et mort, émerveillement et inquiétude : tout l'imaginaire !
18 récits de magie et de mystère présentés par André-François Ruaud
Fictions inédites de Jean-Pierre Andrevon, René Beaulieu, Sylvie Denis, Paul Di Filippo, Roland Fuentès, Jean-Jacques Girardot, Johan Heliot, Rhys Hugues, Richard Kearns, Kelly Link, Xavier Mauméjean, Fabrice Méreste, Fabio Nardoni, Jamil Nasir, Jean-Louis Trudel, Christian Vilà et Andrew Weiner.
Couverture de Sébastien Hayez Illustrations de Letizia Goffi et Sébastien Hayez
Un vieil homme parcourt à cheval la France, vidée de ses habitants comme la totalité de la planète, à la suite d'une pandémie foudroyante quarante-cinq ans plus tôt. Sur son chemin, il traverse des villes envahies par la végétation et peuplées par des animaux sauvages, ainsi que quelques communautés de survivants octogénaires. Au crépuscule de sa vie, égrenant ses souvenirs, il veut une dernière fois voir la mer. Dans ce monde désert, quelques destins se croisent : une femme cherche désespérément à mettre un enfant au monde, l'équipage de la première expédition avortée vers une autre étoile atterrit en catastrophe. Mais l'existence de ces survivants n'est peut-être pas due au hasard : quel est ce météore bleu vif que les rescapés aperçoivent parfois dans le ciel ? Un espoir venu d'ailleurs ou le dernier signe de l'apocalypse ?
Jean-Pierre Andrevon, né et vivant toujours à Grenoble, a publié environ 130 ouvrages en 35 ans. Ecrivain engagé, journaliste et peintre, il livre ici son œuvre majeure, une fresque post-apocalyptique sombre et poignante. À travers les récits d'une poignée de survivants, il dessine la carte d'un nouveau monde, plausible et peut-être proche. Un voyage bouleversant.
Daniel Conrad. spécialiste des littératures de l'imaginaire, essayiste, rédacteur en chef, traducteur a conçu de nombreuses anthologies (De minuit à minuit, Douces ou cruelles ?, Territoires de l'angoisse).
Les auteurs : Jean-Pierre Andrevon, Jacques Barberi, Ugo Bellagamba, Karim Berrouka, Bernard Blanc, Jean-Michel Calvez, Lionel Davoust, Jean-Claude Dunyach, Claude Ecken, Laurent Genefort, Jean-Pierre Hubert, Jean Le Clerc de La Herverie, Jonas Lenn, Serge Ramez, Jean Songe, Olivier Tacquet, Jean-François Thomas et Francis Valéry.
L'ingénierie agrogénétique fera-t-elle oublier les séquelles du tsunami à l'Asie ? Assisterons-nous à une guerre entre les derniers agriculteurs indépendants et les industriels de l'agroalimentaire ? La fraternité et l'amour de la terre ont-ils un avenir face à la mondialisation ? Le désert sera-t-il cultivé pour nourrir la planète, et à quel prix ? La culture des algues ouvrira-t-elle la porte à un nouvel Éden ? Et si la musique et les chants remplaçaient les engrais chimiques et les pesticides ? L'homme devra-t-il choisir entre manger pour vivre et vivre pour manger ? La technologie provoquera-t-elle ou non la fin du monde ? Pourrons-nous inventer une intelligence artificielle capable de produire de la nourriture par psychokinèse ? Pourquoi José Bové, disparu en 2025, réapparaît-il en 2050 pour défendre les OGM ? L'Afrique, partagée entre traditions et progrès, saura-t-elle trouver sa propre voix ? Le dernier pêcheur de Bretagne réussira-t-il sa dernière sortie en mer ? Et si la nature nous réservait les secrets de la jeunesse éternelle ? Élèvera-t-on des araignées géantes sur la lune pour construire des ascenseurs spatiaux ? Ultime et angoissante question : l'apocalypse verte aura-t-elle lieu par la faute des êtres humains ?
En dix-huit nouvelles, les meilleurs auteurs français de science-fiction — toutes générations confondues — et un outsider rêvent, ici, des futurs probables ou fantasmes. Avec l'aide rigoureuse et indulgente d'enseignants-chercheurs et ingénieurs en agriculture, ces écrivains peignent le monde de demain : sombre, émouvant, caustique, humaniste, ultraréaliste ou déjanté. Une anthologie événement qui réconcilie enfin science et fiction.
Il y a trois mille ans, fuyant leur planète condamnée par la pollution, des milliers de Terriens colonisaient la planète Tridan et, se rachetant de leurs fautes passées, créaient le royaume de Gandahar, un véritable paradis. En explorant l'épave d'un vaisseau spatial échoué au fond de la mer Aimable, le chevalier Sylvin Lanvère est projeté dans le passé de la Terre, au moment de l'Exode. La planète est à l'agonie, et des barbares motorisés sillonnent le désert. Aidé par des Indiens Navajos qui ont renoué avec leurs coutumes ancestrales, Sylvin parviendra-t-il à retrouver sa compagne, la douce Airelle, qu'il a laissée à des centaines d'années-lumière de là... trois mille ans dans le futur ?
En 1906, un corps céleste mystérieux s'abattait sur la Tugunska, en plein cœur de la Sibérie, causant mort et dévastation. Aujourd'hui, l'histoire semble se répéter ?
Le journaliste photographe Marc Lucciani et ses confrères américains Oskar Selznick et Frank Matheson décident d'enquêter sur place, mais ils n'ont aucune idée de l'horreur qui les attend au sein de l'énigmatique « camp des étoiles » créé par les autorités russes pour exploiter les abominables secrets du MÉTÉORE DE SIBÉRIE ?
En 1906, un corps céleste mystérieux s'abattait sur la Tugunska, en plein coeur de la Sibérie, causant mort et dévastation. Aujourd'hui, l'histoire semble se répèter…
Le journaliste photographe Marc Lucciani et ses confrères américains Oskar Selznick et Frank Matheson décident d'enquêter sur place, mais ils n'ont aucune idée de l'horreur qui les attend au sein de l'énigmatique "camp des étoiles" créé par les autorités russes pour exploiter les abominables secrets du METEORE DE SIBERIE…
«La mitrailleuse Lewis était inefficace. L'ennemi semblait invincible. Alice régla patiemment sa hausse et appuya sur la détente. La balle étoila le verre du masque à gaz et ressortit par la nuque. Alice quitta momentanément son poste, et beugla dans l'escalier : — La tête, les gars, visez à la tête ! »
Depuis 1862 où Lewis Carroll lui donna naissance lors d'une promenade en barque sur l'Isis, jusqu'à aujourd'hui, Alice fait rêver. Vingt et un des meilleurs écrivains français d'imaginaire venus de tous les horizons (littérature générale, fantastique, polar, SF) mettent en scène la petite fille blonde et son créateur. Rencontres avec Sherlock Holmes, le marquis de Sade ou Gérard de Nerval... Voyages dans le Paris de la Commune et dans le futur, plongée au cœur de l'étrange, escale au très psychédélique pays du Sergent Pepper ou retour au Pays des Merveilles... Tous les coups sont permis, toutes les variations possibles, pour le seul plaisir du lecteur !
Bienvenue de l'autre côté du miroir.
Au sommaire : Jean-Pierre Andrevon, Jacques Barbéri, Ugo Bellagamba, Francis Berthelot, Jean-Luc Bizien, Richard Canal, Georges-Olivier Châteaureynaud, Fabrice Colin, Catherine Dufour, Anne Duguël, Jean-Jacques Girardot, Johan Heliot, Jean-Pierre Hubert, Hervé Jubert, Michel Lamart, Bruno Lecigne, Xavier Mauméjean, Jean-Pierre Naugrette, Pierre Stolze, Jean-Pierre Vernay, Daniel Walther.
An 2248. Lucy Liu est enquêtrice au Service des personnes disparues de la Nouvelle Fédération mondiale, constituée sur les ruines de la civilisation industrielle mise à mal par les catastrophes climatiques des XXIe et XXIIe siècles. La jeune femme, moitié chinoise, moitié française, formée dans un ashram du Tibet, possède un don lui permettant d'accéder à l'esprit de toute créature vivante. Sa mission : retrouver Josserend Mulstein, généticien de renom chassé de son laboratoire parce qu'il s'y livrait à des recherches interdites sur le génome humain. Or Mulstein a été localisé dans le cercle de San Juan, conglomérat d'îlots semés le long de la côte ouest des ex-Etats-Unis à la suite de l'effondrement de la faille de San Andreas. Là, Lucy trouve une société d'îliens primitifs qui semblent se livrer à la chasse à d'étranges créatures marines hantant les récifs. Y a-t-il un lien avec Mulstein et ses recherches ? La vérité risquera de coûter la vie à Lucy, tandis qu'un ouragan gigantesque se déchaîne...
Jean-Pierre Andrevon est un des grands noms de la SF française. Son premier roman, Les Hommes-machines contre Gandahar (1969), a été adapté en dessin animé par Laloux et Caza. Se partageant entre la SF et le thriller, le fantastique et la littérature générale, l'auteur a publié en trente-cinq ans plus de cent vingt ouvrages, dont un grand nombre de recueils de nouvelles.
Une demi-douzaine de malfrats et une femme ont dû se réfugier dans un bar-bunker souterrain, car leurs heures semblent comptées.
Leur grand patron et son épouse ont quitté le pays, qui passe aux mains d'une autre équipe, et les communications sont coupées. Caractérisés par leurs surnoms d'animaux, ils s'engueulent, se soupçonnent, se trahissent avec une brutalité inouïe, sans qu'on sache s'il s'agit là d'une secte, d'un trust ou d'un gouvernement. Tableau poussé à la caricature, Trivial Roman n'est pas sans nous rappeler la pièce de Brecht, La résistible ascension d'Arturo Ui, où Hitler était représenté en AI Capone, la pornographie en plus...
Les Ombres de Peter Pan
Icares (MNEMOS)
Parution : 27 mai 2004
« En gardant les paupières closes et le coeur empli de pensées merveilleuses, vous accéderiez au monde enchanté du lagon, où la chevelure verte des cocotiers frémit doucement sous les caresses du zéphyr. En ce Pays de Nulle Part, le ciel et la mer sont plus bleus qu'en tout autre lieu, et le sable plus fin et cristallin que sur la plus belle des plages. »
« Mourir ! Ça, c'est une aventure ! » Peter Pan l'enfant aux oreilles de faune, et tous les habitants du Pays de Nulle Part, Wendy, Crochet et les pirates, Clochette-la-Rétameuse, les Peaux-Rouges et les Garçons Perdus... renaissent sous la plume de vingt et un auteurs talentueux de l'imaginaire français. Cette anthologie de textes inédits propose des visions personnelles et vivantes du « chef-d'œuvre terrible » de J. M. Barrie — des nouvelles ironiques, cyniques, douces-amères, parfois sombres, toutes résolument modernes.
Bienvenue au pays de l'enfant qui ne veut pas grandir.
Au sommaire : Jean-Pierre Andrevon, Ayerdhal, Jacques Barbéri, Stéphanie Benson, Francis Berthelot, David Calvo, Georges-Olivier Châteaureynaud, Fabrice Colin, Alain Dartevelle, Sylvie Denis, Catherine Dufour, Anne Duguël, Jean-Jacques Girardot, Johan Heliot, Christian Léourier, Claude Mamier, Xavier Mauméjean, Pierre Stolze, Jean-Pierre Vernay, Christian Vilà, Daniel Walther. Préface de Fabrice Colin
Zombies, un horizon de cendres (2004)
LE BÉLIAL' (LE BÉLIAL')
Parution : 10 mars 2004
« Quand il n'y a plus de place en Enfer, les morts reviennent sur Terre. »
Premier jour : Au loin, il y a votre voisin. Vous lui faites un signe avant de poursuivre votre route. Jusqu'au moment où vous réalisez que le voisin en question est décédé depuis des semaines...
Troisième jour : Vous ne décollez plus de la télé, qui enchaîne les émissions spéciales : partout dans le monde les morts se réveillent. Apathiques, ils errent au royaume des vivants...
Cinquième jour : Paralysé de trouille et de dégoût, vous regardez votre femme serrer dans ses bras, au beau milieu de votre salon, une chose qui, un jour, fut sa mère...
Huitième jour : Votre femme vous a quitté après que vous avez réduit en cendres l'ignominie qu'elle appelait « maman ». Derrière vos volets cloués, alors que le chien ne cesse de geindre, ils rôdent.
Neuvième jour : La télé diffuse un reportage au cours duquel on voit une de ces choses dévorer un chat vivant... Ils sont désormais des millions et vous ne vous posez qu'une question : mon monde n'est-il pas désormais le leur ?
Jean-Pierre Andrevon est né à Bourgoin-Jallieu en 1937. Il publie son premier roman, Les Hommes-machines contre Gandahar, en 1969 chez Denoël. C'est le point de départ d'une œuvre protéiforme très engagée, un parcours dense et unique dans les domaines de la science-fiction, du fantastique ou du thriller.
Avec Zombies, un horizon de cendres, texte choc hommage au Dawn of the dead de George A. Romero ainsi qu'au célèbre roman Je suis une légende de Richard Matheson, Jean-Pierre Andrevon nous offre une fin du monde qui, au-delà de l'horreur, se révèle une tranchante analyse de l'altérité doublée d'un regard sans concession sur les maux de la modernité.
LE DERNIER HOMME est un thème aussi ancien que la science-fiction elle-même, et peut-être même que la littérature. À leur manière, Ulysse, Noé ou Robinson Crusoé furent des derniers hommes. Aujourd'hui, le dernier homme a changé. Il n'est plus forcément l'ultime survivant d'une apocalypse généralisée. Dans une époque comme la nôtre où les manipulations génétiques et autres rêves prométhéens de couplage homme-machine laissent entrevoir ce que serait une posthumanité où nous ne serions pas nécessairement les bienvenus, il pouvait paraître utile de faire le point et d'évoquer en vingt-deux nouvelles inédites, les métamorphoses, souvent surprenantes, toujours passionnantes, que le dernier homme a subies. Pour cela, il a été fait appel, évidemment, à des grands noms de la science-fiction comme Gérard Klein, Jean-Pierre Andrevon, Daniel Walther, Roland C. Wagner ou encore Jacques Sternberg. Mais nous avons également demandé à des écrivains qui œuvrent habituellement dans un registre plus proche du roman noir ou « hors genre » de s'essayer à cet exercice. Ainsi pourra-t-on découvrir, entre autres, les variations de Frédéric H. Fajardie, Marc Villard, Chantal Pelletier... On verra donc ici comment on peut être le dernier fumeur, le dernier rêveur, le dernier homme dans la vie d'une femme ou encore, comme nous le propose Martin Winckler, le dernier hédoniste. Complétée par quelques pistes bibliographiques et un dictionnaire des auteurs, cette anthologie pourra se lire aussi et surtout comme un manuel de résistance aux catastrophes les plus diverses, un manuel en vingt-deux leçons angoissantes ou ludiques, drôles ou tragiques et qui annoncent toutes à leur manière un joyeux paradoxe : le dernier homme se porte décidément très bien !
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes du XXIe siècle. La santé de la population ne cesse de s'améliorer ; toutes les statistiques le prouvent. Le problème, c'est de maintenir les grands équilibres. Pour y parvenir, il faut supprimer 400 000 citoyens par an dans l'Hexagone. Choisis avec art par le Grand Ordi, qui chaque matin procède à un tirage au sort morbide.
C'est le travail des Furets de liquider, pas forcément en douceur, tous ceux dont la vie doit prendre fin au bénéfice de la communauté. Un boulot comme un autre, en somme. Avec des avantages. Jusqu'au jour où un certain Furet, grand amateur de films noirs du XXe siècle, découvre sur sa liste le nom de Jos.
L'amour de sa vie.
Jean-Pierre Andrevon, au sommet de son talent, livre ici à la fois une description réaliste d'un avenir effrayant et un pastiche, éblouissant de verve et de rebondissements, d'un roman noir propulsé dans le futur.
Né en 1937, abordant tour à tour la science-fiction, le fantastique, la littérature jeunesse ou le thriller, Jean-Pierre Andrevon est l'auteur d'une œuvre littéraire, critique et anthologique très engagée, où il s'emploie à décrypter les errances d'une humanité à la dérive. Le Travail du furet a fait l'objet d'une adaptation télévisée en 1993.
NOIRS COMPLOTS réunit 14 nouvelles inédites, choisies et présentées par Pierre Lagrange, écrites spécialement pour le recueil et proposant une interprétation conspirationniste d'événements ayant laissé une trace dans l'histoire — ou la petite histoire — ancienne ou récente. Les astronautes d'Apollo 11 ont-ils réellement marché sur la Lune ? Si oui, étaient-ils les premiers ? Qui sont ces « hommes de l'ombre » ayant minutieusement mis au point l'attentat du 11 septembre ? Pour le compte de qui la série télévisée X-Files a-t-elle été produite et pourquoi ? Que deviennent les comploteurs retraités ? Pourra-t-on, dans un avenir proche, en finir avec Karl Marx ? Quel jeu les Beatles ont-ils joué durant la guerre froide ? Par qui le célèbre canular radiophonique d'Orson Welles a-t-il réellement été commandé ? Qui était vraiment le Christ ? Et Dieu, sous quel visage nous apparaît-il à l'aube du XXIe siècle ? Quant à la science, censée mettre un terme aux superstitions, n'est-elle pas elle-même une conspiration ? À ces questions et bien d'autres, douze auteurs réputés, auxquels se sont joints deux talentueux débutants dans la fiction, ont apporté des réponses totalement paranoïaques d'une grande variété d'inspiration et d'écriture. En fin de volume, un entretien aussi passionné que passionnant de Pierre Lagrange avec le romancier Maurice G. Dantec sur les vrais et les faux complots et un DICTIONNAIRE DES AUTEURS.
Sociologue des sciences, Pierre Lagrange est spécialisé dans l'étude des controverses sur le paranormal. Associé au Laboratoire d'anthropologie et d'histoire sur l'institution de la culture (LAHIC) au CNRS, il est l'auteur d'un ouvrage sur les controverses à propos des ovnis, La Rumeur de Roswell, d'une histoire populaire illustrée des soucoupes volantes, écrite avec Clarisse Le Friant et Guillaume Godard, Sont-ils parmi nous ? La nuit extraterrestre. Il vient de signer, avec l'historien Hervé Drévillon, un livre sur la vie et la postérité de Nostradamus.
L'histoire commence sur la banquette arrière d'une Ford 1949 décapotable. Le lieu : les Etats-Unis d'Amérique, section Californie, sous-section L.A., sous-sous-section une route qui serpente dans les collines couvertes d'orangers desséchés de Hollywood. La date : 4 juillet 1955, avant minuit. Trois mois plus tôt, Albert Einstein est mort à Princeton, rupture d'un anévrisme intestinal. Trois mois plus tard, James Dean va se tuer au volant de sa Porsche 550 Spyder baptisée Little Bastard. Marylin Monroe a encore sept ans à vivre. Elvis va bien, mis à part les merdes qu'il tourne sous la direction de réalisateurs de second ordre ; lui, son avenir se mesure en vingt années d'ingestion de beurre de cacahuète qui se termineront par l'explosion répugnante de son gros bide. Trois milliards d'autres Terriens, en général moins célèbres que les quatre susnommés, vivent sur la planète Terre en ce 4 juillet de forte chaleur. Personne ne peut s'en douter, mais tous ceux qui survivront un demi-siècle plus tard, sans parler de la cohorte encore à naître, sont condamnés à mourir quelques jours avant le Christmas Day de l'an 2000. Voici pourquoi...
Jean-Pierre Andrevon
Sur la planète Tridan. qu'ils ont colonisée il y a plus de trois mille ans, les Terriens ont trouvé le bonheur et vivent en harmonie avec la nature, loin des anciennes technologies polluantes.
Mais la venue d'une mystérieuse rescapée de la Terre, Athna 103, va bouleverser ce paradis écologique. À la tête d'une armée d'inquiétants robots, les animators, elle décide de transformer à sa manière le paisible royaume de Gandahar. Usant de son énigmatique beauté, Athna persuade le chevalier-servant Sylvin Lanvère de la seconder pour arriver à ses fins. Heureusement que veille la douce Airelle à la peau bleue !
Lionel Evrard, Jacques Boireau, Philippe Curval, Serge Brussolo, Francis Berthelot, Jean-Pierre Andrevon, Emmanuel Jouanne, Alain Dorémieux, Sylviane Corgiat, Bruno Lecigne, Daniel Martinange, Pierre Stolze, Raymond Milési, Richard Canal, Yves Frémion, Jean-Pierre Hubert, Jacques Barbéri, Henry-Luc Planchat, René Durand, Jacques Mondoloni, Daniel Walther, Guy Grudzien, Colette Fayard, Gérard Klein, Michel Jeury, Jean-Pierre Vernay, Joëlle Wintrebert et Michel Demuth.
Ils sont vingt-huit, venus de tous les horizons, à avoir été retenus pour ce best-of de la SF française des eighties avec leurs meilleures histoires, issues des revues, des anthologies et recueils de l'époque, et dont la majorité n'avaient jamais été rééditées depuis leur publication initiale. Comme l'avance P. Curval dans sa préface, la SF française vécut dans les années 80 « une exaltante, stimulante, période de renaissance » et fit preuve d'une « réaction salutaire ». « Devant la vulgarisation du genre, j'oserai dire sa dissolution dans l'évier médiatique, une sérieuse distanciation devenait nécessaire pour restituer à l'écriture son pouvoir créatif », pour « restituer la pulsion initiale, révolutionnaire et spéculative, de la Science-Fiction à son vrai public. » Et Curval de conclure, au sujet de la SFF des années 80 : « On peut à son propos parler sans hésiter d'âge d'or de la SF en France, tant sa production est féconde, sa palette d'auteurs diverse ».
Spécialiste de la Science-Fiction française contemporaine, Richard Comballot se passionne depuis toujours pour les littératures dites « de genre » et collabore depuis une quinzaine d'années à de nombreuses revues (Fiction, L'écran Fantastique, Brèves, Nouvelle Donne, Lecture Jeune, Ténèbres, Bifrost, etc.). Il a fait paraître une dizaine de collectifs et recueils (Serge Brussolo, Jacques Barbéri, Daniel Walther), une monographie sur le dessinateur Philippe Caza, et planche sur plusieurs ouvrages, parmi lesquels l'histoire d'une célèbre revue de BD
Que faire quand la ville devient un champ de bataille où les barbares pullulent dans les parkings, et menacent votre femme, vos enfants ? Fuir, bien sûr ! Se mettre en quête d'un territoire protégé de la folie urbaine, où l'on pourra couler des jours paisibles et oublier la peur.
Voilà pourquoi la gentille famille Woolwright va choisir de s'installer dans une résidence hautement surveillée, un paradis truffé d'alarmes, de caméras et de vigiles qui, tels de redoutables sentinelles, veillent à la frontière de ce cocon d'harmonie en marge du réel. Mais les Woolwright vont bientôt découvrir qu'une autre sorte de danger, plus sournois, fermente dans ce lieu clos 100 % aseptisé. Tout se paye, tout a un prix, la sécurité comme le reste...
Mais la facture peut, parfois, se révéler mortelle. Un huis-clos à l'air libre, tel est le défi réussi proposé par Jean-Pierre Andrevon, dans un présent qui pourrait bien être notre futur...
Ténèbres n° 13 (2001)
Ténèbres (LUEURS MORTES)
Parution : 1 avril 2001
Jean-Pierre Andrevon
Né en 1937 à Grenoble. Après avoir enseigné le dessin, il publie son premier livre en 1969. Il est l'auteur de nombreux romans de science-fiction, de scénarios de bandes dessinées et de chansons.
Au cœur de la montagne, un homme s'éveille, puis un autre, et un autre encore. En tout treize hommes qui ne connaissent plus que leur nom ; Fran sera le chef, Batti son ami, Domec est chasseur, et Leng poète...
Quelque chose d'irrésistible les pousse vers l'extérieur de la caverne, mais c'est un monde peuplé de monstres qu'ils vont trouver dehors. Au fil du fleuve et de leurs rencontres avec des femmes, avec d'autres hommes, noirs ceux-là, ils iront d'énigme en énigme.
Qui sont ces hommes et ces femmes ? Que cherchent-ils ? Pourquoi les étoiles ont-elles disparu ? Ces gigantesques squelettes qui surgissent au détour du chemin, est-ce le cadavre des dieux ? Et où mène-t-il, ce chemin ?
Philippe Jeanson, scénariste et romancier, est contacté par un cinéaste avec lequel il a déjà collaboré par le passé, Claude.
Ce dernier a besoin de lui pour " sauver " un film de mystère et d'amour, dont il a déjà commencé le tournage à Lagrassan, petit village des Corbières. Mais Philippe se rend vite compte que le but de Claude est de réaliser un film autobiographique portant sur un ancien drame passionnel mal liquidé. Philippe est aussi confronté aux mystérieuses apparitions d'une jeune femme sur les lieux de tournage mais que personne n'a réussi à approcher.
Dès lors, Philippe est persuadé que ce fameux fantôme est la femme que jadis Claude a aimée. Pourtant, il lui a affirmé qu'elle était morte... Le mystère ne fait que s'épaissir lorsque Philippe, à son tour, découvre que lui-même a connu le " fantôme ". Et qu'il l'a aimé. Mais s'agit-il bien de la même personne ?... Mêlant le suspense à la Boileau-Narcejac, le fantastique et la littérature blanche, Jean-Pierre Andrevon nous entraîne ici dans les dédales d'un récit sourdement angoissant et obsessionnel qui nous laisse sur la corde raide.
Une épidémie mortelle s'est abattue sur les Transformés, ces étranges humanimaux doués de parole et d'intelligence. Sylvin le chevalier servant et sa compagne Airelle ont particulièrement à cœur de sauver l'un d'entre eux, leur amie, la panthère noire Karissha. Ils partent alors sur les traces des descendants des premiers colons de la planète Tridan, à la recherche du lointain secret des manipulations génétiques qui avaient abouti à la création des humanimaux.
Il leur faut atteindre des mondes inconnus en franchissant les mystérieuses portes de Gandahar !
Une quête pleine de dangers...
Comment distinguer la science-fiction du fantastique ? Selon Philip K. Dick, c'est impossible. D'abord considéré comme un auteur de science-fiction, Jean-Pierre Andrevon peut-il être vu aussi comme un écrivain « fantastique » ? Qu'est-ce qu'il y a « de l'autre côté » ? C'est de cette distance impossible à combler que vient la tristesse », a-t-il lui-même écrit. Les huits nouvelles inédites de ce recueil ne sont pas toutes tristes, mais elles sont souvent angoissées et toujours inquiétantes. Dans tous les cas, passionnantes.
Requiem pour dix cerveaux en fugue
Quark Noir (FLAMMARION)
Parution : 23 avril 1999
Nom de code : slavine. Zone concernée : le système limbique. Effet produit : un sacré grabuge dans la communauté scientifique ! Qu'un vieux toxicologue à la retraite soit retrouvé raide mort, la tête dans son vivarium de grenouilles venimeuses, passe encore. Mais quand la mort se met à frapper en cadence les plus grands cerveaux de la science, ça vaut bien que Mark Sidzik vienne y mettre son nez... Ou plutôt son oreille. Car allez comprendre pourquoi : tout ce petit monde ne meurt qu'en musique...
Jean-Pierre Andrevon vit à Grenoble, où il est né. Peintre, musicien, écrivain, ce touche-à-tout considéré comme le maître de la science-fiction des années 70 (Gandahar, Le Désert du monde, chez Denoël) s'est reconverti depuis quelques années dans le polar et le thriller, notamment chez Baleine.
Ténèbres n° 6
Ténèbres (LUEURS MORTES)
Parution : 1 avril 1999
Je suis seul au milieu d'un océan sans limites, et je crie. Autour de moi, la pluie, la nuit, les monstres qui sortent de l'eau pour me bouffer, les cauchemars visqueux qui me visitent quand je sombre dans le sommeil, la soif, la faim la solitude... et la folie qui me guette.
Viendra-t-on un jour me chercher, sur cette planète liquide qui s'appelle Hydra ?
Peut-être.
Mais si c'était pire encore ?
Papy end (1997)
Le Poulpe (BALEINE)
Parution : 19 mai 1998
C'est en donnant un coup de main aux sans-papiers que Gabriel Lecouvreur est contacté par son ancien prof de philo, William Jablonski, qu'il n'a pas revu depuis dix ans. Cet anar lui a beaucoup appris, jadis. Aussi est-ce le coeur plein de chaleur que le Poulpe rend visite à son vieux mentor par un beau soir d'éclipse. La chaleur se mue en froid de glace quand il découvre que la maison de Jablonski est devenue le théâtre d'une épouvantable tuerie à laquelle n'a survécu que le petit-fils, Manu, 18 ans. Devant ce gamin tétanisé et asthmatique que Cheryl et lui prennent sous leurs ailes, Gabriel sent grandir en lui une âme de Papa Poule.
Au royaume de Gandahar, sur la planète Tridan, où jadis ont émigré les humains, on vit heureux et en paix. On a renoncé aux laboratoires où se construisent les engins de mort pour se consacrer à l'art et au plaisir et l'on se déplace grâce à des insectes géants... Mais voici que ce bonheur est soudain manacé : les oiseaux-espions annoncent qu'une armée de robots destructeurs est en marche vers Gandahar. Ces Hommes-Machines viennent-ils de Tridan, de l'espace... ou du temps ? Pour le découvrir, la reine envoie en mission le plus brillant chevalier de son royaume, Sylvin Lanvère... Devenu un film d'animation de René Laloux et Philippe Caza, le premier roman d'Andrevon (qui est aussi une des premières « science-fantasy » de langue française), augmenté pour la circonstance de deux nouvelles aventures de Sylvin Lanvère.
Jean-Pierre Andrevon, l'auteur français le plus publié en Présence du Futur (Sukran, son dernier roman dans cette collection, a reçu le Grand Prix de la science-fiction française 1990), n'a cessé d'enrichir sa palette depuis la publication de Gandahar. Peintre, chanteur, anthologiste, critique, il oeuvre aussi avec bonheur dans le thriller et le fantastique.
Un effroyable danger menace la planète Tridan : l'infâme dicdottore du Ranstdraam a réveillé le feu nucléaire des Anciens. La reine de Gandahar appelle à la rescousse Sylvin Lanvère, son chevalier servant... Accompagné de la fougueuse princesse Sandrallia et du doux prince Artwaal, Sylvin devra surmonter les plus périlleux obstacles jusqu'au terme de leur aventure, ce Petit-Bout-du-Monde, où les esprits-gardiens veillent sur l'étrange oiseau-monde…
Que sont les vampires devenus ? Ils ont toujours bon croc bon oeil. Et ils se cachent parmi nous ! Gare aux prédateurs nocturnes embusqués sur les aires de repos des autoroutes. Gare aux coiffeurs pour hommes dont le rasoir vous caresse le cou. Si vous passez la nuit dans un hôtel, faites attention à ne pas dormir. Les vampires sont partout à l'affût : même dans une garderie d'enfants il faut se méfier des surveillants. Mais tous n'ont pas besoin de sang, et les plus redoutables de tous sont assoiffés d'énergie vitale. Pour revisiter ce bon vieux mythe, seize récits de terreur moderne signés de J.-P. Andrevon, Edward Bryant, Harlan Ellison, Dennis Etchison, Stephen King, Tanith Lee, Richard C. Matheson, Alan Ryan, Dan Simmons, Lisa Tuttle, etc. Vampire.., vous avez dit vampire ? Oui, répondent-ils sur tous les tons. Et c'est à mourir de plaisir.
L'anthologiste Alain Dorémieux fut de nombreuses années le rédacteur en chef de Fiction, la principale revue de science-fiction et de fantastique en France. Il a réalisé aux Editions Casterman une vingtaine d'anthologies mémorables consacrées à ces deux domaines — dont l'une, Territoires de l'inquiétude, fut en quelque sorte le prototype et le numéro zéro de la série qui rythme désormais les saisons de Présence du Fantastique
En creusant dans son jardin, un enfant découvre la bête innommable assoiffée d'amour. Une star rencontre l'horreur imprévisible en la personne de la présidente de son fan-club. Une institutrice s'aperçoit que ses élèves sont des monstres acharnés à sa perte. Entrez dans cet hôpital jeunes et bien portants pour en ressortir vieillis, au bord de la tombe. Goûtez l'extase sexuelle sans limites, le plaisir par tous les pores, l'orgasme perpétuel qui vous mène à la folie. Un panorama du fantastique de terreur moderne en seize nouvelles signées des plus grands noms du genre : J.-P. Andrevon, Ramsey Campbell, Dennis Etchison, Charles L. Grant, K, W. Jeter, Stephen King, Fritz Leiber, Richard Matheson, Robert McCammon, Lisa Tuttle, Daniel Walther, etc.
L'anthologiste Alain Dorémieux fut de nombreuses années le rédacteur en chef de Fiction, la principale revue de science-fiction et de fantastique en France. Il a réalisé aux Editions Casterman une vingtaine d'anthologies mémorables consacrées à ces deux domaines — dont l'une, Territoires de l'inquiétude, fut en quelque sorte le prototype et le numéro zéro de la série qui débute sous le même titre dans Présence du Fantastique
Ils sont tous dans la mine : les deux journalistes, le directeur et sa mignonne épouse, l'ingénieur nucléaire et le vieux notaire homo, le chef de chantier et sa copine aux gros seins. Un bel échantillon d'humanité... Ils sont sous la terre, coincés, quand les lumières s'éteignent et que la radio crache avant de mourir : « C'est la guerre atomique ! » La guerre atomique, vraiment ? Ou autre chose, de plus terrible encore ?
Statistiquement, à chaque seconde qui s'écoule, treize personnes décèdent de par le monde : maladie, accidents, mort naturelle. Mais ce 14 mai, à 9 h 47, quelque chose s'est produit, durant trois secondes seulement. Un événement inimaginable qui va affecter l'avenir d'une poignée d'hommes et de femmes. SF, fantastique ou épouvante ? Achéron est un thriller aux frontières des trois genres.
Né en 1947 à Issoire, Alain Paris a publié, à ce jour, vingt-six romans (neuf en collaboration), dont plusieurs ont été traduits à l'étranger (USA, Grande-Bretagne, Japon, Hollande, Espagne, Portugal). Il a également écrit quelques dizaines de nouvelles, certaines ayant fait l'objet d'adaptations à la radio (Prix Fréquence Noire 1986 et 1987). Parmi ses passions, a Science-Fiction et le Fantastique, bien sûr, mais également le polar et l'Histoire. A ses (trop rares) moments perdus, il pratique le jeu d'histoire antique/médiéval avec figurines et concocte des jeux de rôles. Parmi ses derniers ouvrages publiés, Le Cycle de la Terre Creuse (Fleuve Noir, 4 volumes) et Daïren (J'Ai Lu).
Les hommes étaient inconscients ou bien aux abois pour oser affronter l'hiver éternel de Niverniss. Battue par le blizzard, hantée par les loups-cerviers et le renégats, la planète retentissait chaque nuit de la charge folle des rennes dorés. La colonisation de Niverniss est pourtant en bonne voie lorsque les Villes-Vertige se profilent sur la toundra. Immenses et superbes, elles déchirent les nuages et broient le permafrost sous leurs chenilles de titane. Cathédrales de steel-glass, cités d'émeraude créées par une race qui a déserté la galaxie bien avant l'éveil de l'intelligence sur terre, elles parcourent la banquise, nourrissant des songes amers. Que pourraient représenter pour elles quelques petits dieux d'argile, quelques étincelles bleu-acier posées au bord du chemin ?
Né en 1953, Richard Canal a vécu plusieurs années à Casablanca avant d'enseigner l'informatique théorique à l'Université de Dakar. Révélé par son premier roman, La Malédiction de l'Éphémère paru aux Éditions La Découverte, il a publié plusieurs nouvelles ainsi qu'en 1987 une trilogie intitulée Animamea dans la collection Fleuve Noir Anticipation.
Fiction n° 395
Fiction (OPTA)
Parution : 1 mars 1988
« Elles sont en excellente condition physique. Tu te les envoies ? — Tais-toi, repond Neil, je serais bien en peine. Elles sont accro aux nanos. ... Et sans prévenir, il se jette à l'assaut de la dune. En un clin d'oeil, les girls rattrapent le sénateur et l'entourent. C'est merveille de les voir, fluides, nues, poitrails de chiens courants, ventres de levrettes, filer la truffe au sol. Elles vont à quatre pattes sur le bout des ongles. Si légères qu'elles ne laissent pas de traces. Dix contre un qu'aucun nano n'échappe à ces nanas d'enfer, quelle jolie guerre des culs, la guerre d'amour !«
Géants contre nains. les abus de pouvoir des premiers. La riposte nano-terroriste. Le cycle infernal... coupé de trève érotiques, de parades érotiques nuptiales perverses. Une image trop vraisemblable du monde qui nous attend. Pour la SF, un retour aux sources, la mise au jour d'un nouveau filon de futur. Jean-François Comte n'est pas raisonnable. Réalisateur de films publicitaires, il lance les peaudouciens dans une danse échevelée, fourvoie des assureurs sur la lune et convainc d'honnêtes goélans de s'ouvrir un compte en banque. Avec Sylvie et les vivisecteurs, il faut applaudir un roman de S.F. par Henri-François Rey, un adversaire irréductible du genre. Avec Miroirs (Marcel Julian) et Le Doge des miroirs (Centre de Création littéraire, Editions du CCL), il s'immisce dans un règlement de comptes entre modèles et reflets. Pour finir ici, aux prises avec les titans.
Fiction n° 377
Fiction (OPTA)
Parution : 1 août 1986
Fiction n° 373
Fiction (OPTA)
Parution : 1 avril 1986
En 1999, il y aura une guerre bactériologique ici, chez nous, et là-bas, chez les autres, seulement une bonne vieille guerre atomique. Plus loin, ailleurs, on défendra encore l'Occident, enterré dans les fortifs d'une guerre classique, à la 14-18, celle que préférait Brassens. Ça n'empêchera pas les états-majors de poursuivre de sales expériences sur des armes virales avec cobayes à deux pattes, et les États tout court d'expérimenter des procédés pas tristes de manipulations cérébrales à distance. On pourra aussi servir de protéines aux privilégiés, pénurie oblige, on pourra peut-être même lire à livre ouvert dans les pensées de tout le monde. 1999 ce n'est pas vraiment demain, c'est presque déjà aujourd'hui.
En huit nouvelles magistrales, plus une trentaine de coupures de presse arrivées en direct de 1999, Jean-Pierre Andrevon, auteur d'une quarantaine d'ouvrages et principal représentant de ce qu'on a pu appeler la « SF politique française », exerce sa verve satirique, hargneuse ou poétique contre un avenir à construire... ou à détruire.
Fiction n° 365
Fiction (OPTA)
Parution : 1 août 1985
Fiction spécial n° 34 : Futurs intérieurs
Fiction Spécial (OPTA)
Parution : 1 août 1984
« France, Belgique, Suisse et Québec : quatre bonnes raisons de lire la SF francophone à égalité avec la bonne SF anglo-saxonne. Ni plus ni moins. Et si ces douze apôtres d'une SF de qualité, sans baguette sous le bras ni béret basque, sans autre accent notable que celui de la conviction, arrivent à vous démontrer que la SF N'A PAS DE PATRIE, ce FICTION SPECIAL aura atteint son but. » Stéphane Nicot
J.P. ANDREVON, J.P. APRIL, J. BOIREAU, R. CANAL, A. DARTEVELLE, P. GIULIANI, M. JEURY, G. PANCHARD, E. ROCHON, J.P. ROCQUET, J.F. SOMCYNSKY, D. WALTHER.
Cet homme est enfermé avec dix femmes dans un bunker inexpugnable. Celui-là est le Gardien d'une Terre désertée par ses habitants. Cet enfant perdu n'a, pour l'élever, qu'une tribu de robots domestiques retournés à la sauvagerie. Cette femme arpente désespérément une France vide, à la recherche d'un compagnon. Cet autre homme a pour domicile Paris, un Paris livré aux animaux...
Cataclysme brutal ou fin du monde rampante, isolement volontaire ou plongée dans une expérience hors du commun, huit situations qui ont un dénominateur commun : la solitude. Et huit personnages qui, à travers huit nouvelles sarcastiques ou tendres, poétiques ou dramatiques, drôles ou oniriques, ne peuvent avoir que cette certitude : il faudra bien se résoudre à mourir seul.
Un enquêteur qui va pourchasser l'âme des trépassés de la route dans un cimetière d'automobiles. Un jeune homme romantique saisi d'un mortel amour pour une amante exigeante : sa maison. Un sculpteur donnant vie à des figurines évoquant quelque effrayant futur. Un petit cinéma de quartier où le spectateur risque sa peau au même titre que les personnages des films.
... Et onze autres récits où le fantastique n'emprunte les décors les plus quotidiens que pour mieux nous déconcerter. Des récits du silence, à écouter... L'Oreille contre les murs.
Rompant avec sa tradition de la science-fiction, Présence du Futur publie ici quinze nouvelles fantastiques françaises inédites, réunies par Jean-Pierre Andrevon, et regroupant des textes de Gaston Compère, Jean-Pierre Bours, Jean-Pierre Siméon, Gérard Coisne, Alain Dorémieux, Michel Grimaud, Daniel Walther, Pierre Pelot, Michel Lamart, Serge Brussolo, Rémi Karnauch, Patrice Duvic, George W. Barlow, Philippe Cousin, Jacques Sternberg et Andrevon lui-même.
On le sait depuis longtemps, mais personne n'ose le dire clairement : les fanatiques des soucoupes volantes, les amateurs de tarots, les obsédés de parapsychologie et autres barjos de l'ésotérisme nous mènent directement au fascisme musclé. Michel Jeury n'a pas froid aux yeux : il monte aux gens heureux et qui on bien raison de l'être qu'ils pourraient, un jour, se retrouver entre deux gardiens, un molosse à leur trousse. Poney-Dragon, dans les méandres du temps et de l'espace, annonce une théocratie presque aussi dangereuse que les juntes militaires d'un peu partout. Pas d'OVNIS entre les barbelés !
Découvrir la science-fiction
SEGHERS (SEGHERS)
Parution : 1 mars 1975
Tous ces pas vers l'enfer (2008)
Imaginaires (GLYPHE)
Il suffit de prendre le train. Et de se laisser aller. C'est toute sa vie qui défile ainsi. Mais elle est si vite finie !
On perd un être cher. Mais est-il vraiment perdu ? Parfois, pour en retrouver la trace, il suffit d'un rien...
Dans les rues, il y a ceux que l'on ne nomme pas, qu'on ose à peine regarder. Pourtant, il suffit de s'en approcher, ils ne sont pas si répugnants. Plutôt... attirants !
Naturellement, on peut choisir ses vacances. À l'occasion d'un concours qui promet monts et merveilles, par exemple. Mais ce qui vous attend à l'arrivée... mieux vaut ne pas tenter l'expérience ! De toute façon, la seule route pour en sortir vraiment, c'est celle qui mène... mais vous savez bien où !
Jean-Pierre Andrevon est l'auteur de plus de cent livres allant de la SF au polar, du fantastique à la littérature générale, des ouvrages pour la jeunesse à l'érotisme. Il nous offre ici, en sept nouvelles et un court roman inédit, Des vacances gratuites, huit facettes d'un fantastique quotidien, panorama insolite de l'inquiétude urbaine.
L'ombre de Buzzati plane sur ces textes, qui appartiennent néanmoins à la veine la plus personnelle de l'auteur.
Les morts ont la vie dure (1997)
Arcadia (ARCADIA)
Le chevalier, l'autobus et la licorne (1987)
Fréquence 4 (MAGNARD)
Le grand combat nucléaire de Tarzan (1986)
Fréquence 4 (MAGNARD)
Bandes interdites (1986)
Fréquence 4 (MAGNARD)
Des chats mutants dans une France d'après la pénurie. Un Etat policier européen d'où l'on ne s'échappe que grâce aux drogues chronolytiques. Un petit village visité par un cirque bien étrange. La fin de la dernière ville sur une Terre agonisante. Les Planificateurs à l'oeuvre dans Le Désert du monde. La victoire des écologistes aux élections de 84, et ses conséquences sur la natalité... Six nouvelles dont la particularité est d'avoir été écrites en collaboration. Le maître d'oeuvre, Jean-Pierre Andrevon, ayant chaque fois un partenaire différent. Dans l'ordre : René Durand, Christine Renard, Patrice Duvic, Pierre Christin, Michel Jeury et François Brugère. Cette tentative originale d'écriture collective forme un cycle de deux volumes, dont le prochain paraîtra dans quelques mois.
Vous étiez bien tranquille, dans votre cave : un peu de grain, un peu de viande, des femelles à volonté. Vous étiez un rat heureux. Et puis les autres, ceux des étages supérieurs, ces malfaisants bipèdes qu'on appelle les Hommes, sont venus déverser sur vous des gaz toxiques. Votre havre de paix s'est transformé en piège de mort. Vouz étiez bien tranquille, sur votre planète : un peu d'amour, un peu d'air pur, un peu de verdure. Et en plus, le rêve de conquérir l'espace. Mais ces malfaisants bipèdes qu'on appelle les Hommes se sont engloutis eux-mêmes sous leurs ordures, et votre planète de rêve s'est transformée en planète de mort. Ce recueil illustre les étapes d'un voyage immobile à travers treize paysages de mort.
Une assemblée silencieuse de cadavres, voilà ce que l'homme trouve à son réveil dans ce petit village en apparence si paisible... Que s'est-il passé ? Et surtout qui est-il, lui, et quelle place tient-il dans cet holocauste où il est le seul survivant ? Car l'homme est sans mémoire, il n'a pas de passé, pas d'identité. Son existence va désormais se confondre avec cette double quête : découvrir le passé du monde et retrouver son propre passé. Mais quand il y parviendra, ce sera trop tard, bien trop tard...
Ce thème traditionnel en science-fiction qu'est la fin de l'homme et la mort de la Terre, Andrevon le renouvelle en visionnaire avec une rare intensité dramatique et une crédibilité totale.
Né en 1937, Grenoblois,ancien professeur de dessin, journaliste (collaborations à Fiction, La Gueule Ouverte, Charlie mensuel, Combat non violent, Ville ouverte, Nova), anthologiste (création des « Retour à la Terre » dans Présence du Futur), Jean-Pierre Andrevon est avant tout nouvelliste et romancier, Le Désert du monde est le sixième ouvrage qu'il publie dans la collection.
Ils sont une centaine, vingt « mains », comme ils disent. Ils se nomment eux-même le Clan des « Hommes ». Ils vivent dans un pauvre village, isolé au sein d'une vaste forêt dont les dimensions sont celles du monde connu. Il subsistent grâce à la cueillette, la pêche, la chasse. Mais qui sont-ils, en réalité ? Et où véritablement vivent-ils ? Il faudra que surviennent d'étranges envahisseurs vêtus de fer et chevauchant d'effrayants « oiseaux de métal » pour que Roll, jeune Chasseur devenu gibier, découvre enfin, après un long périple qui l'entraîne bien loin de son univers, la vérité sur le destin de son peuple. Précédemment publié en 1973, ce roman épique et poétique est le second de J.-P. Andrevon, et son quatrième ouvrage dans la collection « Présence du Futur ».
L'auteur : Né en 1937 à Grenoble, ancien professeur de dessin, journaliste (à Fiction, La Gueule Ouverte, Charlie mensuel), anthologiste (pour la série des Retour à la Terre, collection « Présence du Futur »), Jean-pierre Andrevon est également peintre, a réalisé deux courts-métrages et écrit de très nombreuses chansons, qu'il interprète.
À Gandahar, le royaume le plus agréable de la planète Tridan, ils vivaient heureux et en paix. Pour se déplacer, ils utilisaient des insectes géants. Et ils avaient renoncé à la science pour se consacrer aux plaisirs et aux arts. Mais un jour, un message d'alarme fut lancé par les oiseaux-espions : les Hommes-Machines, les terribles robots destructeurs étaient en marche vers Gandahar !
Un conte de fées moderne qui est également le premier exemple français d'une « science-fantasy » à l'américaine, où se sont illustrés Jack Vance, Roger Zelazny, Philip José Farmer.
Gandahar (1969)
Folio SF (GALLIMARD)
Au royaume de Gandahar, sur la planète Tridan jadis colonisée par des êtres humains, une vie sereine et pacifique s'est établie, loin de la technologie et de ses instruments de mort.
Mais voici que les oiseaux-miroirs, qui veillent aux limites de Gandahar, annoncent qu'une armée de robots destructeurs est en marche, menaçant l'existence même du royaume. Ces hommes-machines invincibles viennent-ils de Tridan, de l'espace, ou bien d'une autre époque ?
La Reine Ambisextra confie à un jeune servant, Sylvin Lanvère, la mission de le découvrir pour tenter de sauver Gandahar de ce péril mortel.
Né en 1937, abordant tour à tour la science-fiction, le fantastique, la jeunesse ou le thriller, Jean-Pierre Andrevon est l'auteur d'une œuvre littéraire, critique et anthologique délibérément engagée, où il s'emploie à décrypter les errances d'une humanité à la dérive. Gandahar a été adapté sous forme de film d'animation par René Laloux et Philippe Caza.
Aujourd'hui, demain et après premier recueil de nouvelles de Jean-Pierre Andrevon ( et son second volume en « Présence du futur » après Les hommes-machines contre Gandahar) fut publié originellement en 197O. En voici aujourd'hui une réédition revue et corrigée par l'auteur, et qui comprend, outre les textes d'origine (dont certains sont devenus des « classiques » repris dans de nombreuses anthologies, comme La Réserve, Jérold et le chat, ou Un combattant modèle), deux atouts importants : Le Temps du grand sommeil, une virulente fiction politique parue en 1971 dans la revue Fiction, et L'Homme qui fut douze, une satire des classiques histoires planétaires. Un ensemble qui rend bien compte des deux qualités majeures de son auteur, humour et férocité.
• Venus de l'espace, les « Etrangers » ont débarqué sur la Terre, offrant aux Terriens les plus incroyables possibilités : devenir pilote de l'espace, par exemple... Oui... mais à quel prix ? • Pour résorber le chômage, le gouvernement des Etats-Unis propose à dix millions de personnes la possibilité d'aller travailler dans les mines de Mars... où une surprise désagréable attend les curieux. • La pollution ! C'est le cauchemar de l'époque... Mais si la nature à son tour contre-attaquait, et décidait de débarrasser la Terre des humains ?
Dix nouvelles qui prouvent que la science-fiction ne se préoccupe pas seulement du lointain futur, mais aussi de ce qui peut arriver chez nous... BIENTOT !
À force de rêver dans une chambre à illusions, il a fini par sombrer dans le monde de ses fantastmes, et refuse de retrouver la sombre réalité...
Sur la planète Vénus, il avait cru trouver une statue sculptée par une race autochtone... Mais ce n'était qu'un mirage, un caprice des vents de sable.
Dix nouvelles poétiques et pleines d'invention, qui marquent dix étapes de la conquête de l'espace.
« Le rôle de l'écrivain, a dit J.G. Ballard, me paraît désormais être non plus d'ajouter de la fiction au monde, mais de retrouver les éléments de réalité dans une débauche de fictions ». « En effet, répond Jean-Pierre Andrevon, retournons sur Terre, où nous attendent la pollution et les tyrannies, la guerre nucléaire et les révolutions morales et sexuelles, les soubresauts sociaux et la mise en coupe réglée de l'environnement, les tripatouillages génétiques et la découverte des énergies douces, la montée de l'électro-fascisme et le fichage électronique, la fin du monde et le début d'un monde nouveau — peut-être ». Tel est le lieu géométrique de cette anthologie.
Vous êtes un petit garçon apeuré pour lequel sa mère n'a que cette expression désabusée : « Il se noierait dans un verre d'eau » ; étudiant, militaire, dans la vie professionnelle, la petite phrase vous poursuivra, jusqu'au dernier voyage. Vous êtes le promeneur tranquille d'un quotidien dimanche de printemps ; et soudain, à l'horizon, grandit la fleur d'apocalypse d'une explosion nucléaire. Vous êtes un soldat entraîné dans une guerre absurde. Vous êtes un jeune homme que la débâcle de juin 40 amène à se réfugier chez un oncle qui poursuit de biens curieuses recherches temporelles. Vous êtes un paysan d'aujourd'hui, plus intéressé par les problèmes économiques que par l'étrange visiteur tombé dans le champ d'à côté. Où est la réalité ? Où est le rêve, le cauchemar, le mensonge ? Et sait-on quand et où l'on passe la frontière ? Ces cinq voyages dans les décors truqués ne donnent pas la réponse.
Dans les arsenaux des grandes puissances repose une force atomique équivalente à 25 tonnes de T.N.T. par habitant de la planète. À la fin du siècle, ou avant, 20 nations posséderont l'arme nucléaire. Les accords SALT ne sont entre les mains des Grands qu'un chiffon de papier. En France, on met tranquillement en chantier la bombe à neutrons. En France, un député de la Majorité déclare tranquillement que notre force de frappe passera avant 10 ans d'une capacité de 200 millions de mors chez l'adversaire à une capacité de 600 millions de morts. Ce livre n'est que la suite logique de ces postulats de base. Il reste à espérer qu'il s'agisse vraiment de science-fiction...
Cette fois, ça y est ! Vous ne pouvez plus y échapper : il vous faut y aller. À L'HÔPITAL. L'hôpital ! Cet endroit lourd de terreurs secrètes et glacées, où l'on sait quand on entre, mais jamais quand on sort. Si on en sort. Que de bruits ne colporte-t-on pas, sur l'hôpital... Au sujet de Gabriel Chadenas, que l'on aurait opéré, et opéré encore, jusqu'a ce qu'il ne reste de lui que... Et de Mme Duprèze, la femme du patron de la morgue, qu'on n'aurait jamais revue. Et de la petite Frédérique, qui y aurait traversé un cauchemar de nuit et de brouillard. Et du mystérieux Debronkaert, malade introuvable qui serait bloqué dans un bloc opératoir entièrement automatisé... Sait-on vraiment ce qui se passe, à l'intérieur de l'énorme bloc cubique de L'HÔPITAL NORD ?
Et si Gérard Philipe, Boris Vian, Albert Camus, avaient été encore en vie en Mai 68 ? Et si cette belle histoire de Nativité, avec Marie, Joseph, l'âne, le boeuf, n'avait caché que la lutte coloniale de deux empires stellaires visant la Terre ? Et si la conquête de l'espace n'avait pas débuté avec le Spoutnik et la NASA, mais remontait au contraire à l'ère paléolithique ? Et si le Reich allemand, selon les paroles d'Adolf Hitler, avait effectivement duré mille ans ?...
Histoires dans l'Histoire, Histoire parallèle ou détournée, petites histoires cachées dans les plis de la grande ? Mais non, vous n'y êtes pas : C'est arrivé... mais on n'en a rien su !
Onze textes insolites, acerbes, drôles ou méchants, où Jean-Pierre Andrevon joue avec des personnages, des légendes, des anecdote, des situations que l'on croyait bien connaître, et qui pourtant...
Vous êtes tous un jour ou l'autre passés devant l'immeuble d'en face. Peut-être même est-il en face de chez vous, précisément. C'est un immeuble de cinq étages, banal en apparence, sans histoires. Sans histoires ?... Mais quelles sont ces inquiétantes lueurs qui filtrent à travers les volets du célibataire du rez-de-chaussée ? Où est passé son voisin, le gendarme retraité ? Que va découvrir Georges, l'infirme du second, en voulant monter à l'étage du dessus ? A quelle guerre impossible se livre la famille Goulot ? Pourquoi la petite Amélie, du quatrième, est-elle irrésistiblement attirée par l'évier de sa cuisine ? Et que fabrique donc l'Australien, le dingue du cinquième, avec ses planches et ses clous ? Oui, il s'en passe de belles, dans l'immeuble d'en face ! Mais au fait, si c'était chez vous ?
Peut-être faut-il avoir neuf vies, comme les chats, pour envisager l'avenir de cette planète avec une certaine quiétude. En tout cas, il n'est pas inutile d'en posséder sept pour aimer toutes les femmes qui peuplent nos rêves à défaut de comprendre celles qui croisent notre quotidien ! Les Éphémères qui hantent ces pages, et qui ne sont pas forcément de ce monde, racontent toujours la même histoire, bien que de manières différentes et en éclats fragmentés par l'iridescence de soleils étrangers : celle de la passion amoureuse. Violence, érotisme, amour fou, décors de plages et de tempêtes, mystérieuses amazones... Daniel Walther a mis tout son talent romantique et baroque dans ce blason du corps féminin.
L'objet de la gare, c'est de vous mettre en train mais l'objet du train, c'est de vous emporter : pour le guerre, pour les étoiles, vers un salut hypothétique, toujours en fin de compte pour le terminus. C'est pourquoi la gare centrale est un lieu tragique où se nouent tout les destins. Gare centrale, les consignes débordent d'effroyables secrets, la banquise pointe son museau hideux au bout des voies. Gare centrale, votre jeunesse finit dans les déserts de sel, les ambitieux sont jetés au Tyrannosaure, un prophète s'embarque pour Jupiter et le plus grand train du monde s'ébranle pour le sommet du mont blanc. L'aventure est là, à chaque pas, effarante ou banale, pleine de cataclysmes ou de petites misères. Vous survivez peut-être à la lecture de Gare centrale. Vous en reviendrez, mais dans quel état ! C'est que le temps aura passé, et que tout s'en sera allé, les trains comme votre vie. C'est pourquoi il fait froid gare centrale. Il fait froid depuis toujours.
Fiction n° 191
Fiction (OPTA)
Fiction n° 198
Fiction (OPTA)
Fiction n° 200
Fiction (OPTA)
Fiction n° 202
Fiction (OPTA)
Fiction n° 204
Fiction (OPTA)
Fiction n° 205
Fiction (OPTA)
Fiction n° 207
Fiction (OPTA)
Fiction n° 208
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Fiction n° 209
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Fiction n° 210
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Fiction n° 211
Fiction (OPTA)
Fiction n° 227
Fiction (OPTA)
Fiction n° 229
Fiction (OPTA)
Fiction n° 215
Fiction (OPTA)
Fiction n° 216
Fiction (OPTA)
Fiction n° 217
Fiction (OPTA)
Fiction n° 218
Fiction (OPTA)
Fiction n° 219
Fiction (OPTA)
Fiction n° 221
Fiction (OPTA)
Fiction n° 222
Fiction (OPTA)
Fiction n° 224
Fiction (OPTA)
Fiction n° 225
Fiction (OPTA)
Fiction n° 226
Fiction (OPTA)
Fiction n° 228
Fiction (OPTA)
Fiction n° 231
Fiction (OPTA)
Fiction n° 232
Fiction (OPTA)
Fiction n° 233
Fiction (OPTA)
Fiction n° 234
Fiction (OPTA)
Fiction n° 235
Fiction (OPTA)
Fiction n° 236
Fiction (OPTA)
Fiction n° 238
Fiction (OPTA)
Fiction n° 239
Fiction (OPTA)
Fiction n° 240
Fiction (OPTA)
Fiction n° 251
Fiction (OPTA)
Cauchemar... cauchemars !
J'ai Lu SF (J'AI LU)
Jean-Pierre Andrevon est né en 1937 à Grenoble. Après avoir enseigné le dessin, il publie son premier livre en 1969. Il est l'auteur de nombreux romans de science-fiction, de scénarios de bandes dessinées et de chansons.
Le train l'emporte loin de Paris. Jean-Marie Perrier regarde sans le voir le paysage qui défile. Le jeune homme rêve, s'inquiète, s'interroge. D'où vient-il ? Et où va-t-il ? Sur son billet, il lit : Paris — Saint-Expilly. Malgré ses instants d'amnésie et le sentiment d'irréalité qui l'enveloppe, il se souvient de Saint-Expilly : sa ville natale. Et il reconnaît la petite cité, sa maison, mais lorsque sa mère apparaît sur le seuil, elle ne le reconnaît pas et ajoute avant de refermer : « Mon fils est mort depuis deux ans, monsieur. » Dans les rues, Jean-Marie erre, déboussole, hagard... quand un miroir lui renvoie l'image d'un inconnu, durement marqué par l'âge. Qui est-il ? D'où venait-il ? Où ira-t-il ?
Univers 02
J'ai Lu SF (J'AI LU)
UNIVERS 02 s'ouvre sur un très court roman de Michael Bishop. Avec lui, d'autres auteurs aussi fous, de Christopher Priest à Jim Ballard (anglais) en passant par Philip J. Farmer (américain), sont placés délibérément aux côtés d'auteurs très classiques comme Arthur Clarke ou de fantaisistes comme Forest J. Ackerman. Nos deux auteurs français, Philippe Curval et Jean-Pierre Andrevon, sous des dehors fort sages dans l'écriture, ne son pas moins audacieux par leurs thèmes et leurs idées. Priest est interviewé de bizarre façon, et les amateurs de rétro pourront pleurer abondamment sur les débuts de la plus ancienne collection : Fleuve Noir Anticipation. Il ne vous reste que peu de temps pour lire tout cela, UNIVERS 03 n'est pas loin qui montre le bout de son nez.
Je suis seul au sein d'une nuit sans limites. Je suis seul au milieu d'un océan sans limites, seul, abandonné sur une boule de boue liquide. Et personne ne viendra me chercher, jamais. Je suis seul, et je hurle. Je crois que je ne cesserai jamais de hurler ... Je ne suis qu'un combattant perdu d'une guerre sans but ni réalité. Mon histoire n'a rien d'original, rien d'exemplaire. Ele se termine dans la nuit et la solitude, comme toutes les histoires de ce genre. Elle avait commencé... Vous voulez vraiment le savoir ? Alors il ne vous reste plus qu'à prendre ce récit par le début.
La première expédition terrienne découvre sur Mars les traces d'une civilisation anéantie huit millions d'années plus tôt.. En 2076 av. J.-C., Sodome et Gomorrhe sont détruites par un bombardement nucléaire... A partir de 2004, plus aucune observation d'OVNI ne sera faite dans le ciel de la terre... Quel lien entre tous ces faits épars... sinon les fantaisies du temps cyclothymique ?
Pisauride est une araignée très commune, et très malade. Quelle idée, aussi, d'aller tendre sa toile dans un centrale nucléaire ! Bourrée de radiations ionisantes, la petite araignée a le temps, avant de mourir, de quitter son enfer et de piquer un promeneur. C'est le commencement de la terreur pour Jérôme Tachant... et pour quelques autres. Une araignée a toujours de nombreux enfants.
Rien ne peut gâcher ce paisible après-midi. Une sieste au bord d'un cours d'eau, sous les bogues naissantes d'un marronier. Et pas même un poisson pour venir troubler votre repos. Rien. Pas de promeneurs, pas de touristes, pas de curieux. Rien. Aucun véhicule sur le chemin du retour. La ville déserte. Rien ni personne. Sauf votre fils qui tente de vous électrocuter...
Un survivant du vieux monde face à la nouvelle société écotopique. La bonne vieille invasion de la Terre, avec un génocide qui ne laisse survivre... que les prêtres ! Un terroriste palestinien reconditionné par Isarël. Une expérience sur la fusion nucléaire qui tourne mal. Des rêves cachant une sinistre réalité. L'envol de l'humanité pour une civilisation du plus léger que l'air. Un volume qui forme la deuxième partie du cycle des Compagnons en Terre étrangère, pour lequel le maître d'oeuvre Jean-Pierre Andrevon s'est chaque fois choisi un partenaire différent. Dans l'ordre : Bernard Blanc, Daniel Walther, George W. Barlow, Dominique Douay, Alain Dorémieux et Philippe Cousin. Une tentative d'écriture collective unique en son genre en France.
Fiction spécial n° 18 : 15 récits inédits de science-fiction française
Fiction Spécial (OPTA)
« Le fantastique de Jean-Pierre Andrevon sait à merveille partir d'axiornes bien français pour ensuite dévier, dériver, gauchir avec une logique aussi cruelle que, finalement, absurde, et vous emporter, sans que vous ayez pu reconnaître au passage le point de transition, vers les domaines de l'Outre-Nuit. Le recueil que voici est une sorte de résumé anthologique et cohérent des obsessions el des phantasmes de l'auteur. Rien n'est laissé au hasard : d'implacables et sournoises mathématiques régissent les songes éveillés (ou non !) de Jean-Pierre Andrevon. Une évidence s'impose : Andrevon adore raconter, et il sait remarquablement adapter son écriture au thème traité. Sa prose, disait notre grand ami commun, Alain Dorémieux, coule de source. Et cela, tout particulièrement, dans ses contes et ses nouvelles. Je ne veux pas être du nombre des préfaciers qui déflorent en quelques mots les textes qu'on va lire et qui se suffisent à eux-mêmes. Je dirai seulement que certains, comme, par exemple, ''Les Crocs de l'Enfance« ont envoûté mon imagination et que d'autres ont fait marcher mes phantasmes personnels. N'en révélons pas davantage, si vous voulez bien. Acceptez l'invitation au voyage d'Andrevon. Un insidieux, un périlleux voyage aux confins de l'imaginaire, dans un crépuscule qui ferme mal et dont les brèches laissent passer les démons et les merveilles, les monstres et les chimères, toutes ces choses mortes-vivantes qui »viennent de la nuit« ».Daniel Walther (Préface)
Jean-Pierre Andrevon est né en 1937, dans l'Isère, de parents grenoblois. Enfance marquée par l'Occupation, la Guerre, études avortées au lycée. Travaille de quinze à dix-neuf ans, tout en commençant à écrire ses premières chansons et ses premiers récits de SF inspirés par la lecture des deux premières collections du genre en France : « Anticipation » (Fleuve Noir) et « Le Rayon Fantastique ». Entre aux Arts Décos de Grenoble en 1957. Il sera ensuite enseignant, tout en menant des activités parallèles de peintre, journaliste, auteur-compositeur-interprète et, bien sûr, d'écrivain. Sa première nouvelle professionnelle paraît dans « Fiction » en mai 1968 (un bon cru, forcément), et son premier roman, en 1969, dans « Présence du Futur » où il oubliera en tout une quinzaine de volumes. Sept romans au Fleuve Noir, sous le nom d'Alphonse Brutsche. Nombreux autres ouvrages chez d'autres éditeurs. Prix de la science-fiction française pour la jeunesse, en 1982. Joue un rôle important en tant que critique de SF dans de nombreuses revues, dont, actuellement, « Circus » et « L'écran fantastique ». Scénariste de BD, réalisateur de courts-métrages. Un Livre d'Or vient de lui être consacré (Presses Pocket). Son dernier roman, Soupçons sur Hydra, vient de paraître au Fleuve Noir.
Pourquoi n'y a-t-il pas eu en France, vers 1935, une école originale de la science-fiction, analogue à celle qui se développait alors aux Etats-Unis ? Toutes les conditions étaient pourtant réunies. La France était depuis le début du siècle, le berceau de l' « anticipation » (puisqu'ainsi se nommait le genre dans notre pays). J. H. Rosny aîné, Maurice Renard, Octave Béliard, Théo Varlet, José Moselli et les feuilletonnistes de Sciences et Voyages, Jean de la Hire, les auteurs des « Tallandier Bleus », Jacques Spitz et bien d'autres avaient ouvert la voie. Il ne manquait même pas un chef de file potentiel : René Barjavel. Mais tout cela fut balayé par la guerre et l'occupation... Vingt ans plus tard, les Français redécouvrent la science-fiction, sous sa forme perfectionnée exportée d'outre-Atlantique. Il devient alors très difficile à une nouvelle école française de surgir car l'admiration des grands modèles est paralysante, et les jeunes auteurs qui veulent s'exprimer dans le genre souffrent d'un sentiment d'infériorité vis-à-vis de leurs confrères américains. Pourtant, petit à petit, la science-fiction française renaît. Elle a compris qu'elle doit être elle-même et se forger un langage propre. Et si aujourd'hui elle n'a pas encore trouvé tout à fait sa voie, elle existe, c'est indéniable, tout en réussissant à être différente des modèles anglo-saxons. Ce volume réunit treize nouvelles françaises, publiées ici pour la première fois. Elles établissent des jalons, marquent des directions, tout en ouvrant leurs propres portes et en imposant leurs propres visions. La science-fiction française a besoin qu'on l'aide à s'exprimer. Cette anthologie a pour but d'y contribuer.
Les Soleils noirs d'Arcadie
Nebula (OPTA)
14 histoires féroces et tendres, percutées/percutantes, éclatées/éclatantes
14 défis/délires/défonces
14 dérapages INCONTROLÉS hors du droit chemin de la réalité
Daniel Walther présente la fiction spéculative française à travers des textes de :
Jean-Pierre Andrevon, Philippe Curval, Dominique Douay, Patrice Duvic, Joël Houssin, Jean-Pierre Hubert, Michel Jeury, Gérard Klein, Jean Le Clerc de la Herverie, Bernard Mathon, Gilbert Michel, Henry-Luc Planchat, Yves Olivier-Martin et Pierre Suragne.
Fiction n° 174
Fiction (OPTA)
Fiction n° 212
Fiction (OPTA)
Fiction n° 213
Fiction (OPTA)
Fiction n° 242
Fiction (OPTA)
Fiction n° 243
Fiction (OPTA)
Fiction n° 244
Fiction (OPTA)
Fiction n° 245
Fiction (OPTA)
Fiction n° 246
Fiction (OPTA)
Fiction n° 248
Fiction (OPTA)
Fiction n° 250
Fiction (OPTA)
Fiction n° 254
Fiction (OPTA)
Fiction n° 255
Fiction (OPTA)
Fiction n° 258
Fiction (OPTA)
Fiction n° 259-260
Fiction (OPTA)
Fiction n° 266
Fiction (OPTA)
Fiction n° 279
Fiction (OPTA)
Fiction n° 317
Fiction (OPTA)
Fiction n° 344
Fiction (OPTA)
Fiction n° 359
Fiction (OPTA)
Fiction n° 370
Fiction (OPTA)
Fiction n° 372
Fiction (OPTA)
Fiction n° 381
Fiction (OPTA)
Fiction n° 383
Fiction (OPTA)
Fiction n° 386
Fiction (OPTA)
Fiction n° 387
Fiction (OPTA)
Fiction n° 389
Fiction (OPTA)
Fiction n° 391
Fiction (OPTA)
Fiction n° 392
Fiction (OPTA)
Cauchemars de sang
Gore (FLEUVE NOIR)
La femme ne semblait pas s'être vraiment rendu compte du travail de bûcheron qui avait fendu son corps en deux. Elle baissa la tête, ses mains baguées s'avancèrent avec précaution vers les bords évasés de son bas-ventre. Elle ne cria que lorsqu'elle reçut dans les doigts le débordement tronçonné des intestins.
L'Année 1977-1978 de la Science-Fiction et du Fantastique
JULLIARD (JULLIARD)
La science-fiction. Le fantastique. L'insolite. Le merveilleux. L'« heroic fantasy ». Les littératures de l'imaginaire se portent bien. La science-fiction surtout, avec 300 volumes publiés dans l'année. Avec les revues. Les festivals. Et bien d'autres choses encore. Il faut maintenant faire le point. L'année de la science-fiction et du fantastique propose à la fois un choix et un instrument pour s'y retrouver dans une production océanique : — Un choix des meilleures nouvelles publiées en France dans l'année. En avant-première, quelques textes mémorables à paraître. — Un guide de l'amateur : les livres de l'année, les films, les bandes dessinées, les albums, les disques, etc. Et aussi les conventions, les fans, les lieux où « ça » bouge : toute la vie d'un genre qui est pour des milliers de personnes beaucoup plus qu'un moyen de se rencontrer. Un maximum d'informations dans un minimum de place.
Les auteurs. Des grands noms de la S.F. américaine : Philip K. Dick, Robert Silverberg, Norman Spinrad. Des grands noms de la S.F. française : Jean-Pierre Andrevon, George W. Barlow, Bernard Blanc, Philippe Curval, Dominique Douay, Jean-Pierre Fontana, Yves Frémion, Philip Goy, Michel Jeury, Gérard Klein. Les meilleurs spécialistes dans tous les domaines. En tout quarante auteurs parés, bridés, entrelardés, farcis, émincés, braisés et servis chauds par Jacques Goimard.
La défonce n'intéresse plus personne : Tout le monde se défonce ! Bientôt la légalisation ? Rien n'est plus faux ! Rien n'est plus actuel... D'ailleurs la science-fiction, n'est-ce pas une manière de drogue ? Pas si douce que ça... Voyez à l'intérieur... Suivez le guide... Des auteurs — Des jeunes ! — qui se défoncent à vous parler du sujet. Des collaborateurs qui se pètent à vous informer. Des dessinateurs complétement jetés... Un nouveau numéro d'Alerte !
Décrire le chaos ? Réunir douze auteurs pour le pire (plus que pour ce « meilleur » inaccessible) ? Jeter aux orties toutes nos illusions pour essayer de conserver « l'espoir » ? C'est toute la démarche de cette anthologie. Nous avons tous, dans un coin de notre cerveau, les images de notre apocalypse. Tous. Alors ne plus partir pour une galaxie lointaine, mais connaître notre terre pour la mieux vivre ; retrouver cette planète en la sachant fragile, en danger de mort. Rester pour vivre. Etre hanté par elle. A perte de vie humaine... Aujourd'hui, le rêve est terrien, c'est sûr !
La Science-fiction
Le Monde de (MA)
La science-fiction. Pour certains, elle est la seule littérature du XXe siècle, car la seule capable de réfléter et d'analyser la fascinante complexité de notre monde moderne. Pour d'autres, elle est qu'une sous-littérature toute encombrée d'une quicaillerie de bazar (susée, robots) et extra-terrestres à la peau verdâtre. Sous la direction de Denis Guiot, cet ouvrage, lucide et plaisant, fait la point pour tous ceux qui désirent apprendre la science-fiction, la comprendre et surtour l'aimer.
Denis Guiot. Né en 1948. Études d'ingénieur, puis choisit l'enseignement. Anthologiste (Pardonnez-nous vos enfances chez Dencel, le Livre d'Or de John Wyndham en coll. avec P. Duvic), secrétaire du jury du Grand Prix de la SF française, critique depuis 1974. Tient actuellement les rubriques SF de Phosphore et L'étudiant. Jean-Pierre Andrevon. Né en 1937, a été peintre et professeur de dessin avant de publier son premier texte dans la revue Fiction en mai 1968. Il est à ce jour l'auteur d'une quarantaine de romans et recueils de nouvelles, en SF ou en fantastique, principalement chez Denoël et au Fleuve Noir. George W. Barlow. Né en 1936 au Havre. E.N.S.-Ulm (1955), agrégation d'anglais (1959). Critique de SF, auteur d'une quinzaine de nouvelles, anthologiste (Livres d'Or de Brunner, Clarke et Harrison) et traducteur.
Jean-Pierre Andrevon, l'auteur français le plus publié en Présence du Futur, n'a cessé d'enrichir sa palette depuis la publication de Gandahar, son premier roman. Peintre, chanteur, anthologiste, critique, il œuvre aussi avec bonheur dans le thriller et le fantastique. Il a reçu le Grand Prix de la science-fiction française 1990 avec Sukran.
Alors que le jeune Sylvin Lanvère s'ennuie ferme sur les hauts plateaux du Wrath, tenaillé par ses trois tantes, voici qu'il prend la décision de s'enfuir, emportant avec lui un certain nombre d'objets, d'herbes... D'aventure en aventure, il se retrouve dans le ventre du grand Pfimouzz, une ville flottante et vivante qui met cap sur Gandahar.
Cap sur Gandahar est le prologue humoristique et libertin d'un des grands classiques de la science-fiction française : Gandahar.
1943. La France occupée. Un coin de Champagne où se dresse le château de Montalembert. Au cours des siècles, les prés et les bois environnants ont vu se dérouler bien des combats dont les victimes ont été ensevelies sur place. À ce stade de la guerre, le destin de l'Allemagne n'est pas encore scellé, mais le comte de Montalembert, collaborateur notoire, ainsi que ses complices, le savant nazi Otto Reissmann et l'officier S.S. von Rhumkorff, savent que l'armée allemande a déjà perdu beaucoup d'hommes et que ses réserves de soldats ne sont pas inépuisables.... Que cachent les bruits terrifiants en provenance du château ? Comment expliquer cette chaleur étouffante qui fait fondre la neige autour du domaine ? Les hôtes du château auraient-ils entrepris de lever la plus incroyable des armées ?
Le Jour des morts
Fictions (EDEN)
Une fois l'an, les tombes s'ouvrent et les morts rejoignent les vivants. Chaque famille se reconstitue en accueillant ses disparus autour d'un repas. Rituel et comédie souvent insupportables, ce jour d'automne peut être aussi l'occasion d'émouvantes retrouvailles. Alain, futur architecte, fuyant la table domestique, partage quelques heures hors du temps avec la belle Maeva, roumaine et ancien modèle. Un accident de moto lui a percé la tête. Devenu ombre et brouillard, elle sait qu'Alain lui porte un amour fou très longtemps réfréné. Au terme de cette journée célébrée, elle doit regagner son champ de repos et laisser les vivants occupés à vivre. Les morts sont leur histoire. On ne choisit pas ses morts.
Fiction n° 294
Fiction (OPTA)
Sherman
FLAMMARION (FLAMMARION)
Octobre 1944 : six jeunes miliciens français égarés dans la forêt vosgienne surprennent au bivouac les équipiers d'un char isolé de la 2e DB — un Sherman — et les assassinent sauvagement. Octobre 1988 : les ex-miliciens sont devenus des petits bourgeois respectables, avec un passé usurpé de résistants. Un jour, deux d'entre eux reviennent par hasard sur le lieu de leur crime de jeunesse. Sans le vouloir, ils ont réveillé « le loup qui dormait » : à quarante ans de distance le Sherman ressuscite et entreprend de venger ses malheureux équipiers. Traqués et débusqués un à un, les meurtriers périront dans des souffrances barbares au terme d'un suspense qui leur fera attendre la mort comme une délivrance. Le roman de Jean-Pierre Andrevon est la superbe mise en scéne, glacée et implacable, d'une mise à mort. Construit comme Duel, le film qui a révélé Spielberg, le récit donne à la résurrection du char une crédibilité angoissante. A chaque page on se prend à dire : « Et si c'était vrai ? »
Fiction n° 401
Fiction (OPTA)
Fiction n° 412
Fiction (OPTA)
Fiction n° 402
Fiction (OPTA)
Fiction n° 404
Fiction (OPTA)
Fiction n° 406
Fiction (OPTA)
Fiction n° 407
Fiction (OPTA)
Fiction n° 408
Fiction (OPTA)
Fiction n° 409
Fiction (OPTA)
Fiction n° 410
Fiction (OPTA)
Fiction n° 411
Fiction (OPTA)
Une ville, une ville presque anonyme. Des rues, des espaces vides, des places et, à la lisière, un cimetière. Un cimetière où, tous les jours, se rend un homme dont la vie e été brisée par une cruelle disparition. Pour lui, Il y va d'une sorte de pèlerinage au milieu des ombres et des ténèbres et, bientôt, d'une lente et irrésistible descente vers le plus affreux des cauchemars. Car ce n'est pas impunément qu'on affronte l'univers des fantômes...
Fiction n° 336
Fiction (OPTA)
Fiction n° 341
Fiction (OPTA)
Fiction n° 347
Fiction (OPTA)
Fiction n° 375
Fiction (OPTA)
Fiction n° 388
Fiction (OPTA)
Fiction n° 390
Fiction (OPTA)
Fiction n° 396
Fiction (OPTA)
Une lumière entre les arbres
Super-luxe (FLEUVE NOIR)
La chose avait subi des agressions constantes, brutales, douloureuses, au cours... du temps écoulé dernièrement. Du temps... que la chose ne pouvait préciser autrement, étant dépourvue de tout système d'appréciation. Car la chose était aveugle, sourde, muette. De plus, elle était dépourvue de tout influx moteur, de tout sens tactile. La chose était... Qu'était-elle, au fait ?
Le Travail du furet à l'intérieur du poulailler
J'ai Lu SF (J'AI LU)
Jean-Pierre Andrevon est né en 1937 à Grenoble. Après avoir enseigné le dessin, il publie son premier livre en 1969. Il est l'auteur de nombreux romans de science-fiction, de scénarios de bandes dessinées et de chansons.
Un furet — un tueur — ça ne pense pas, ça obéit. Et notre furet est un parfait furet. D'ailleurs on pense peu dans l'Hexagone de l'an 2000, informatisé à mort et gouverné de main musclée. Par peur de la maladie, un dépistage médical permanent a été instauré : la top-form pour tous ! En revanche, stabilité économique oblige, on supprime 400 000 citoyens par an... C'est Atropos, le grand Ordi, qui les tire au sort. Et c'est ainsi que chaque matin notre furet reçoit sa liste de... bons à abattre. Mais voilà que ce matin, sur sa liste, notre furet découvre le nom de Jos. Son amie Jos, une fille bien avec d'immenses yeux bleus dans un visage toujours pâle...
Fiction n° 379
Fiction (OPTA)
Jean-Pierre Andrevon, né en 1937, est devenue dans les années soixante-dix la superstar de la science-fiction française. Il s'est illustré dans le roman (les Hommes-Machines contre Gandahar ou le Déser du monde) mais plus encore dans la nouvelle, voire dans l'histoire très courte. Homme-orchestre, il a prouvé son talent dans les arts plastiques (peinture, dessin de presse, B.D.), le film et même la chanson. Ses manifestes et ses textes critiques en ont fait le leader d'une génération. Totalement sincère, il évoque la menace de la guerre, du totalitarisme et de la pollution ; il vit dans la hantise de la mort et de la fin du monde, ne voyant d'autre espior que le retour à la terre, à la fraternité communautaire, à l'animal même. Son écriture précise, d'un réalisme rare en S.-F., donne plus de force encore au souffle visionnaire qui anime ses récits.
Mondes altérés, plongeons à travers les dimensions, dérives dans l'espace intérieur et voyages dans le temps incertain, vous retrouverez dans ce deuxième volume de l'anthologie de la science-fiction française, les auteurs les plus prestigieux : Philippe Curval, Serge Brussolo, Dominique Douay, Michel Jeury, Gérard Klein, Francis Carsac, Patrice Duvic, et bien d'autres. Leurs nouvelles, les meilleures du demi-siècle, sont à relire ou à découvrir.
La grande anthologie de la science-fiction : — 40 volumes qui abordent tous les thèmes et toutes les tendances de la science-fiction (38 volumes parus). — Les 330 plus grands auteurs de 1930 à nos jours, dont 25 auteurs français. — Dans chaque volume, une étude sur le sujet traité, une présentation des textes et un dictionnaire des auteurs, établis par les meilleurs spécialistes. Un instrument de découverte et de référence inégalé et indispensable.
La peur et l'horreur sont là, habitant la vie de tous les jours, se dissimulant derrière les objets les plus quotidiens. Les jouets par exemple. La peur et l'horreur sont les compagnons de l'enfance. Jadis on s'amusait à se faire peur, maintenant on joue à épouvanter et à tuer son petit camarade, sa soeur, son frère... Le gris des choses est trompeur, l'habitude est un maquillage habile, la banalité un masque commode derrière lequel les démons travaillent à notre perte. Il faudrait rester vigilant, faire quelque chose... Mais quoi ? Et puis, n'est-il pas déjà trop tard ?
Des nouvelles pleines d'une menace sournoise et envahissante, des histoires placées sous le signe du malaise. Le cauchemar au quotidien. Jean-Pierre Andrevon est l'auteur français le plus publié en Présence du Futur — ne passez pas à côté de son roman Sukran, récompensé par le Grand-Prix de la Science-fiction française 1990. Peintre, chanteur, anthologiste, critique, il fait partie de ces auteurs à conviction dont chaque texte dénonce l'injustice, la barbarie, l'idiotie de l'homme pour mieux lui rendre hommage. On peut le qualifier, non sans humour, d'humaniste cruel.
Une ville presque anonyme. Des rues, des places, un cimétièreoù se rend tous les jours un homme dont la vie a été brisée par une cruelle disparition. C'est pour lui plus qu'un pélerinage : une obsession qui cède le pas à une autre quand, à la suite d'un de ces marchés fous comme on en conclut par désespoir, l'idée d'une possible résurection de la femme aimé fait son chemin. Ce bruit nocturne, cette trace sur le palier, cette ombre entr'aperçue... Et si c'était elle ? Du coup, Pierre Merlin oublie de se poser deux questions autrement importantes : les morts apportent-ils aux vivants qui les ont appelés la présence désirée... ou autre chose ? Et s'ils se révèlent insupportables, comment se débarrasser d'eux ?
Depuis toujours, les animaux occupent une place extraordinairement importante dans la littérature. Dans le domaine du fantastique, cette place est loin d'être négligeable : on ne compte plus les contes et les nouvelles qui mettent en scène des bêtes de toute espèce, les bêtes sauvages comme les bêtes domestiques. Leur présence est ici si envahissante qu'on peut vraiment parler d'une thématique particulière. Cette anthologie se propose de l'illustrer. Elle réunit des textes rares ou inédits, curieux, macabres, horribles, déroutants, absurdes, drôles. A lire, bien sûr, entre chien et loup.
Fiction n° 398
Fiction (OPTA)
Fiction n° 399
Fiction (OPTA)
Fiction n° 400
Fiction (OPTA)
Fiction n° 262
Fiction (OPTA)
La gauche est encore plus loin que les indiens. C'est certain ! Bientôt, « Alerte ! » changera de forme et de rythme. En mai, pour être préçis, mais pour l'instant voici le N° 2... Indiens, Extra-terrestres... Même combat ! Des nouvelles, des illustrations, des articles, de quoi se peindre rituellement le visage, pousser un grand cri de guerre, et partir à la conquête des centrales nucléaires, des camps militaires, de cette société pustuleuse, malade... La nouvelle science-fiction française n'est plus très loin et les indiens arriveront demain. Ce sera la fête !
Fiction n° 385
Fiction (OPTA)
A l'orée du dernier quart du XXe siècle, l'utopie est-elle encore possible ? Et si l'utopie peut renaître, quelle utopie ? Quatre des meilleurs écrivains français de science-fiction ont enclos ici leur rêve d'un monde idéal, d'une société harmonieuse. Pour Michel Jeury, il faut d'abord changer l'homme et faire, comme en Variana, de ce changement une fête. Pour Philippe Curval qui vient d'obtenir, avec L'homme à rebours, le Prix du meilleur roman français de science-fiction 1975, l'utopie, c'est Nopal, la liberté à son plus haut degré, la vie onirique, l'exaltation des sens. Pour Christine Renard, l'utopie, c'est un arbre et c'est une maison, un arbre-maison doux comme le corps d'une mère. Et pour Jean-Pierre Andrevon, écologiste de choc, c'est peut-être la planète Terre enfin débarrassée du prédateur humain. Utopies 75. Quatre mondes en projet pour le siècle prochain.
Ce qui vient des profondeurs
Constellations (SEGHERS)
« Ce qui vient des profondeurs » est le troisième volume d'une anthologie de la nouvelle de science fiction française, qui en comprendra quatre. Le premier, « Le Grandiose Avenir » couvrait les années 50. Le deuxième, « En un autre pays », concernait la première moitié des années 60 et celui ci, leur seconde moitié. Ce furent pour la science-fiction française des années critiques, mais des années qui affermirent les vocations, affinèrent les talents et consacrèrent la maturité du genre. C'est alors que s'opéra la synthèse entre la tradition française du roman philosophique et scientifique, divers courants de première importance comme le surréalisme et le nouveau roman, et le riche apport anglo-saxon. Au cours de ces vingt dernières années, la science-fiction française s'est progressivement affirmée comme un courant peut-être essentiel du panorama littéraire de ce pays. Cependant, ce domaine reste trop mal connu du public cultivé, soit que celui-ci doute, à tort de la valeur littéraire de ces oeuvres, soit qu'elles soient devenues inaccessibles. Il n'existait jusqu'ici aucune anthologie composée avec exigence à partir d'une masse impressionnante de textes. La présente anthologie, dont trois volumes sont parus, vise à combler cette lacune, à permettre la découverte d'un aspect passionnant de l'aventure littéraire de ce temps et enfin à restituer à la science-fiction française une identité jusque-la discutée et désormais incontestable.
Je m'appelle Roland Cacciari. Je suis un démo, un laissé. Entendez un démobilisé, un laissé-pour-compte de la Croisade Anti-islamique Européenne qui, il y a un an de cela, s'ensablait lamentablement en Lybie. Je suis aussi un tasseur de semelle. Entendez un gratteur de guitarion qui essaie de gagner quelques pétros à la terrasse des rapid-food de Marseille. Marseille, la Venise du pauvre, dites aussi « Pieds-dans-l'eau » depuis l'inexorable élévation du niveau des mers. Marseille où vivent plus de 50% d'émigrés maghrébins, et où je vais découvrir l'ignoble trafic dont ils sont l'objet au nom de la revanche... Mais cela est une autre histoire. Celle de la façon dont j'ai appris à dire merci en arabe.
Fiction n° 308
Fiction (OPTA)
Fiction n° 312
Fiction (OPTA)
Anthologie de la littérature de science-fiction
RAMSAY (RAMSAY)
La France a découvert la littérature de science-fiction au début des années 50. Issue du roman scientifique, créée au siècle dernier par Jules Verne et H.G. Wells, elle ne doit pas être confondue avec lui. Les Etats-Unis, au début de ce siècle, ont vu l'apparition d'une genre spécifique qui s'est ensuite répandu dans le reste du monde. Cette anthologie est la première à proposer un panorama mondial de la science-fiction de 1919 à 1980. Dans la première partie, Jacques Sadoul a réuni des textes de tous les grands écrivains américains, anciens (H.P. Lovecraft), classiques (A.E. Van Vogt) ou modernes (John Varley). Dans la seconde, il a sélectionné des récits d'auteurs des pays de l'Est, d'Amérique du Sud, du Japon, etc. Enfin, il a accordé une place toute particulière aux nouvelles des écrivains britanniques (d'Arthur C. Clarke à Tanith Lee) et français (de Pierre Boulle à Serge Brussolo). L'ouvrage débute par une introduction historique et critique qui analyse le genre dans son ensemble. Chacun des 62 récits complets qui composent l'anthologie est précédé d'une notice bio-bibliographique précisant la place de son auteur dans la S.-F. C'est la première fois qu'un travail de cette importance est consacré à la science-fiction, considérée hier encore comme un genre mineur et qui est en passe de devenir la véritable littérature de notre temps.
Domaine américain : Abraham Merritt, Clark A. Smith, Robert Howard, Howard P. Lovecraft, Henry Kuttner, Robert Bloch, Ray Bradbury, A.E. Van Vogt, Theodore Sturgeon, Robert Heinlein, Isaac Asimov, Charles L. Harness, Robert Sheckley, Richard Matheson, Clifford D. Simak, Philip J. Farmer, Frederik Pohl, Poul Anderson, Daniel Keyes, Fredric Brown, Cordwainer Smith, Fritz Leiber, Roger Zelazny, Samuel Delany, Thomas M. Dish, Philip K. Dick, Harlan Ellison, Robert Silverberg, Ursula K. Le Guin, Frank Herbert & F.M. Busby, Joan D. Vinge, John Varley, Carolyn J. Cherryh, Orson S. Card.
Autres sensibilités S.-F. Anatolyi Dnieprov, A. & B. Strougatski, Stanislas Lem, Karel Capek, Clark Darlton, Bob Shaw, Shin'ichi Hoshi, Jorge Luis Borges, Julio Cortazar, Alexandro Jodorowsky, René Barjavel, Pierre Boulle, Philippe Curval, Kurt Steiner, Gérard Klein, Michel Demuth, Michel Jeury, Jean-Pierre Andrevon, Yves Frémion, Serge Brussolo, J.R.R. Tolkien, Arthur C. Clarke, John Brunner, Brian Aldiss, Michael Moorcock, Christopher Priest, Tanith Lee, J.G. Ballard.
Jacques SADOUL est né à Agen en 1934. Après des études de dilettante, il est « monté » à Paris en 1956 et a publié son premier roman, la Passion selon Satan, en 1960. Devenu rédacteur en chef de Mystère Magazine, il fonde en 1965 le Club du Livre d'Anticipation dont il est le co-directeur littéraire de 1965 à 1968. Depuis cette date, il est le directeur littéraire des Editions J'Ai Lu où il a créé la collection de science-fiction qui est actuellement la plus lue dans notre pays. Il est l'auteur d'une importante Histoire de la science-fiction moderne (1973) et d'un ouvrage sur l'illustraion S.-F., Hier, l'an 2000 (1973). Après une trilogie de roman fantastiques, il vient de publier son premier roman policier, l'Héritage Greenwood.
Treize auteurs français de SF, de Christin à Jeury, de Frémion à Bernard Blanc, relèvent le défi de demain : celui de l'imagination au pouvoir. Un monde meilleur tout de suite.. Science-Fiction aujourd'hui, réalité bientôt peut-être. 6 illustrateurs leur prêtent main forte :
ANDREVON MEZIERES J.P.REMY SOLE VOLNY WILLEM
13 textes de : Maxime BENOIT-JEANNIN, Bernard BLANC, Pierre CHRISTIN, Dominique DOUAY, René DURANO, Muriel FAVAREL, Yves FREMION, Jean-Pierre HUBERT, Francis JACOMIN, Michel JEURY, Pierre LAROSE, Daniel MARTINANGE, Yves OLIVIER-MARTIN.
Cauchemars d'acier
Angoisses (FLEUVE NOIR)
Comme une odeur de mort
Gore (FLEUVE NOIR)
Freddy soupira, se détourna de sa victime, fila à la cuisine s'envoyer la bière du vainqueur. Quand il revint dans le living, le cadavre s'était relevé. — C'est pas croyable, souffla celui-ci en considérant avec dégoût le devant cramoisi de son pull... Tu as vu dans quel état tu m'as mis ?