Jean-Philippe JAWORSKI

Né en 1969
Présence au festival
| Jeudi 31 | M | AM |
| Vendredi 1 | M | AM |
| Samedi 2 | M | AM |
| Dimanche 3 | M | AM |
Jean-Philippe Jaworski a « fait un peu d’archéologie » comme il dit, puis suivi des études de lettres modernes. Agrégé de lettres modernes, il enseigne actuellement à Nancy, dans un lycée fort connu du centre ville.
Jaworski a collaboré au magazine Casus Belli, créé Tiers Âge, un jeu de rôle gratuit sur la Terre du Milieu, et Te Deum pour un massacre, un jeu de rôle historique sur les guerres de religion. En 2004, une nouvelle fait dire à quelques spécialistes attentifs qu’une belle plume venait d’éclore en Lorraine…
En 2007, un éditeur exigeant ose publier Janua Vera, un recueil de nouvelles de fantasy, a priori voué à un simple succès d’estime… Un site Internet de fans d’imaginaire aura raison avant tous les autres et lui décerne son Prix annuel. Actu SF, le site d’imaginaire le plus fréquenté du Net, sonne aussitôt l’alerte. La plupart des professionnels laissent dire… Mais, entre temps, le bouche à oreille a fait son office et, en moins d’un an, le tirage est épuisé. Aussitôt, Gallimard décide de le rééditer dans sa célèbre collection de poche, Folio.
Gagner la guerre, son premier roman, va laisser sans voix presque tout ce que la critique française compte encore de compétences… Les lecteurs de Janua Vera, déjà conquis, vont retrouver le personnage de Benvenuto Gesufal, tueur à gages cynique et habile, devenu un narrateur particulièrement bien placé pour nous révéler les intrigues et les crimes qui se nouent dans chaque grande famille de Ciudalia ! Le ton, machiavélique, du roman est donné par la quatrième de couverture, qui reprend l’un de ces morceaux de bravoure que Don Benvenuto accumulera au long des chapitres pour le plus grand plaisir du lecteur :
« Gagner une guerre, c’est bien joli, mais quand il faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs sont des nobles pourris d’orgueil et d’ambition, le coup de grâce infligé à l’ennemi n’est qu’un amuse-gueule. C’est la curée qui commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées et les tueries codifiées selon l’art militaire. Désormais, pour rafler le pactole, c’est au sein de la famille qu’on sort les couteaux. Et il se trouve que les couteaux, justement, c’est plutôt mon rayon… »
Après Janua Vera, le recueil qui inaugure ces passionnants « Récits du vieux royaume », Gagner la guerre impose une incroyable machine fictionnelle où tout s’agence comme à la manœuvre : style impeccable, sens de la narration, capacité à enchaîner les rebondissements, maîtrise totale du dénouement… Les coups de théâtre s’enchaînent alors, révélant aussi une construction exemplaire.
« Coup de cœur » des Imaginales 2009, Jean-Philippe Jaworski était au sommaire de l’anthologie du festival 2009, Rois et Capitaines, comme il sera de celle de 2010 Magiciennes et Sorciers, une occasion de retrouver – en attendant la parution de son prochain roman – encore de nouveaux « Récits du vieux royaume »…
Son programme
Lundi 19 mars - 10:00 : Rencontre
Jeudi 29 mars - 20:00 : Rencontre avec Jean-Philippe Jaworski
Vendredi 1 juin - 11:00 : Assassins !
Dimanche 3 juin - 10:00 : Scénaristes :
Dimanche 3 juin - 18:00 : Un dernier pour la route !
Bibliographie
Victimes et bourreaux
MNÉMOS (MNÉMOS)
Parution : 5 mai 2011
« Venant du couloir, je perçois de temps à autre des voix. Les gardiens, sans doute, chargés de surveiller les geôles. Je pourrais crier, pleurer, appeler à l'aide, supplier qu'on ôte mes chaînes le temps que je me soulage ailleurs que sur cette paillasse, tachant mon boubou et mes jambes — quelqu'un finirait par venir, fût-ce pour m'ordonner de me taire. Mais je devine que c'est exactement ça qu'ils attendent. Ils veulent que je me dépouille peu à peu de ma fierté. Ils veulent me peler comme un oignon, m'arracher toute dignité. Hors de question. Je ne les laisserai pas faire. » Victimes et Bourreaux...
Réalisée en partenariat avec les Imaginales, le festival d'Épinal où le meilleur des auteurs de la fantasy française et mondiale se retrouve chaque année, cette anthologie s'inscrit dans la lignée de Magiciennes et Sorciers et de Rois et Capitaines, salués par une critique enthousiaste qui y a vu « sans doute la meilleure anthologie de fantasy francophone parue à ce jour » (ActuSF). Chef de guerre perdu en territoire hostile, épouse martyrisée par le mari que pourtant elle aime, nains terrifiés par un dragon endormi, gourou indifférent à la souffrance de ses adeptes, criminel de guerre en quête d'une impossible rédemption : vous n'oublierez pas de sitôt les héros de Victimes et Bourreaux !
« Gagner une guerre, c'est bien joli, mais quand il faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs sont des nobles pourris d'orgueil et d'ambition, le coup de grâce infligé à l'ennemi n'est qu'un amuse-gueule. C'est la curée qui commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées et les tueries codifiées selon l'art militaire. Désormais, pour rafler le pactole, c'est au sein de la famille qu'on sort les couteaux. Et il se trouve que les couteaux, justement, c'est plutôt mon rayon... »
Gagner la guerre est le premier roman de Jean-Philippe Jaworski. On y retrouve avec plaisir l'écriture inimitable de l'auteur des nouvelles de Janua vera et don Benvenuto, personnage aussi truculent que détestable. Le livre a obtenu en 2009 le prix du Premier Roman de la région Rhône-Alpes et le prix Imaginales du meilleur roman français de fantasy.
Jean-Philippe Jaworski, né en 1969, est l'auteur de deux jeux de rôle : Tiers Âge et Te Deum pour un massacre. Il conjugue une gouaille et un esprit des contes de fées à la Peter S Beagle avec l'astuce et le sens de l'aventure d'un Alexandre Dumas.
Octobre 2000, l'odyssée commence : le navire Folio SF largue les amarres. Avec à son bord trente ouvrages dont Fondation, Fahrenheit 451, Les neuf princes d'Ambre... — autant de classiques majeurs — , Folio SF est le vaisseau idéal pour aborder avec plaisir tous les rivages de l'imaginaire : science-fiction, fantasy, fantastique...
Octobre 2010. Dix ans et trois cent cinquante titres plus tard, l'aventure continue. Avec La Horde du Contrevent d'Alain Damasio, La Voie du Sabre de Thomas Day, La séparation de Christopher Priest, Spin de Robert Charles Wilson et de nombreux autres, la collection s'est étoffée : aux grands romans d'hier sont venus se joindre ceux d'aujoud'hui et, sans aucun doute, les classiques de demain.
Pour fêter cette décennie de succès, nous vous offrons une anthologie de dix nouvelles (dont six inédites en France) écrites par Mary Gentle, Jean-Philippe Jaworski, Philip K. Dick, Maïa Mazaurette, Christopher Priest, Thomas Day, Robert Silverberg, Ray Bradbury, Stéphane Beauverger et Robert Charles Wilson. Cerise sur le gâteau, sept auteurs que l'on a peu coutume d'associer à la science-fiction, au fantastique ou à la fantasy nous ont fait le plaisir de nous offrir leur regard sur la collection, sur un titre, un genre ou un auteur.
Ce livre vous est offert par votre libraire pour l'achat de 2 Folio SF, dans le cadre du 10e anniversaire de la collection.
Exemplaire hors commerce, ne peut être vendu.
Chaque nuit, Leodegar le Resplendissant se réveille en hurlant dans son palais. Quelle est donc l'angoisse qui étreint le conquérant dans son sommeil ? S'agit-il d'un drame intime, ou bien de l'écho multiple des émotions qui animent le peuple du vieux royaume ? Désenchantement de Suzelle, la petite paysanne, devant la cruauté de la vie ? Panique de maître Calame, le copiste, face aux maléfices qui somnolent dans ses archives ? Scrupule d'Ædam, le chevalier, à manquer aux lois de l'honneur ? Hantise de Cecht, le housekarl, confronté aux fantômes de la forêt ? Appréhension de Benvenuto, le maître assassin, d'être un jour l'objet d'un contrat ? Ou peurs primales, peurs fondamentales, telles qu'on les chuchote au Confident, qui gît au plus noir des ténèbres... À travers dix destins se dessine une géographie du vieux royaume, de ses intrigues, de ses cultes, de ses guerres. Et de ses mystères, dont les clefs se nichent, pour beaucoup, dans les méandres du cœur humain.
Jean-Philippe Jaworski, né en 1969, est l'auteur de deux jeux de rôle : Tiers Age et Te Deum pour un massacre. Salué par la critique comme par les lecteurs, ce recueil se trouve augmenté dans cette nouvelle édition de trois nouvelles supplémentaires, d'une préface par Don Benvenuto et de six annexes. Le roman Gagner la guerre, situé dans le même univers, a obtenu le prix Imaginales 2009. Sans aucun doute, Jean-Philippe Jaworski s'impose comme une nouvelle voix majeure dans le domaine des littératures de l'imaginaire.
Prix du Cafard cosmique 2008.
Au bout de dix heures de combat, quand j'ai vu la flotte du Chah flamber d'un bout à l'autre de l'horizon, je me suis dit : « Benvenuto, mon fagot, t'as encore tiré tes os d'un rude merdier. »
Sous le commandement de mon patron, le podestat Leonide Ducatore, les galères de la République de Ciudalia venaient d'écraser les escadres du Sublime Souverain de Ressine. La victoire était arrachée, et je croyais que le gros de la tourmente était passé.
Je me gourais sévère.
Gagner une guerre, c'est bien joli, mais quand il faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs sont des nobles pourris d'orgueil et d'ambition, le coup de grâce infligé à l'ennemi n'est qu'un amuse-gueule. C'est la curée qui commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées et les tueries codifiées selon l'art militaire.
Désormais, pour rafler le pactole, c'est au sein de la famille qu'on sort les couteaux.
Et il se trouve que les couteaux, justement, c'est plutôt mon rayon...
Jean-Philippe Jaworski, né en 1969, est l'auteur de deux jeux de rôle : Tiers Âge et Te Deum pour un massacre. La fureur des batailles, la fougue épique et l'humour noir sont au rendez-vous de cette deuxième plongée tumultueuse et captivante dans les « Récits du vieux royaume ». Après le recueil Janua Vera (prix Cafard cosmique 2008), le retour très attendu de Don Benvenuto !
Né du rêve d'un conquérant, le Vieux Royaume n'est plus que le souvenir de sa grandeur passée... Une poussière de fiefs, de bourgs et de cités a fleuri parmi ses ruines, une société féodale et chamarrée où des héros nobles ou humbles, brutaux ou érudits, se dressent contre leur destin. Ainsi Benvenuto l'assassin trempe dans un complot dont il risque d'être la première victime, AEdan le chevalier défend l'honneur des dames, Cecht le guerrier affronte ses fantômes au milieu des tueries... Ils plongent dans les intrigues, les cultes et les guerres du Vieux Royaume. Et dans ses mystères, dont les clefs se nichent au plus profond du cœur humain...
Jean-Philippe Jaworski met une langue finement ciselée au service d'un univers de fantasy médiévale d'une richesse rare. Entre rêves vaporeux et froide réalité, un moment de lecture unique. Janua vera a été récompensé par le prix du Cafard Cosmique 2008.
Jean-Philippe Jaworski, né en 1969, est l'auteur de deux jeux de rôle : Tiers Âge et Te Deum pour un massacre. Il conjugue une gouaille et un esprit des contes de fées à la Peter S. Beagle avec l'astuce et le sens de l'aventure d'un Alexandre Dumas. Son premier roman, Gagner la guerre, paraît en 2009 (Éd. Les moutons électriques).
Chaque nuit, Leodegar le Resplendissant se réveille en hurlant dans son palais. Quelle est donc l'angoisse qui étreint le conquérant dans son sommeil ? S'agit-il d'un drame intime, ou bien de l'écho multiple des émotions qui animent le peuple du vieux royaume ? Désenchantement de Suzelle, la petite paysanne, devant la cruauté de la vie ? Panique de maître Calame, le copiste, face aux maléfices qui somnolent dans ses archives ? Scrupule d'AEdam, le chevalier, à manquer aux lois de l'honneur ? Hantise de Cecht, le housekarl, confronté aux fantômes de la forêt ? Appréhension de Benvenuto, le maître assassin, d'être un jour l'objet d'un contrat ? Ou peurs primales, peurs fondamentales, telles qu'on les chuchote au Confident, qui gît au plus noir des ténèbres... À travers sept destins se dessine une géographie du vieux royaume, de ses intrigues, de ses cultes, de ses guerres. Et de ses mystères, dont les clefs se nichent, pour beaucoup, dans les méandres du cœur humain.
Jean-Philippe Jaworski, né en 1969, est l'auteur de deux jeux de rôle : Tiers Âge et Te Deum pour un massacre. Il conjugue une gouaille et un esprit des contes de fée à la Peter S. Beagle, avec l'astuce et le sens de l'aventure d'un Alexandre Dumas.
« Dans ses récits à la langue raffinée, il tient les chroniques d'un monde dont on aurait aimé qu'il fût le nôtre, qui mêle les brumes d'or de Tolkien à une histoire médiévale rêvée. Mais dans les cités impossibles, dans les batailles ou les intrigues politiques, l'auteur réserve sa tendresse aux gens du peuple, paysannes, soldats abandonnés, ruffians des quais, à ceux qui vivent vraiment dans ce monde, et qui ont toujours plus à perdre qu'à gagner. » (Laurent Kloetzer)
Il n’est pire conflit qu’une guerre civile.
Dans le crépuscule où sombre la chrétienté, la reine noire contemple les débris du royaume. Du haut des tours du Vieux Louvre, elle observe les brasiers qui rougeoient dans la nuit tombante. L’armée des Princes, l’armée des grands aristocrates calvinistes, est en train d’encercler la capitale. Les troupes incendient les faubourgs. Au même moment, des ruelles tortueuses de la ville assiégée, monte le lamento discordant des massacres. La populace catholique prend d’assaut les maisons des huguenots parisiens, traîne vers la Seine des corps martyrisés.
Il n’est pire conflit qu’une guerre civile.
La reine noire en a tragiquement conscience. Contre la guerre, elle va mener sa propre lutte, avec toutes les armes du pouvoir, et aussi avec les autres. Les spadassins, les mercenaires, les courtisanes, les magiciens, les poisons, la corruption et le chantage. Et pour cela, la reine noire aura besoin d’agents audacieux. Des combattants, des diplomates, des comploteurs. Des hommes et des femmes d’exception. D’authentiques aventuriers. Incarnez un de ces aventuriers : gentilhomme de vieille noblesse, courtisane rouée, officier mercenaire, humaniste désabusé, poétesse émancipée, prince de l’église ou prédicateur calviniste, plongez dans le tourbillon des guerres de religion. Survivez aux intrigues de cour, ferraillez dans les duels de mignons, muguetez avec les dames galantes, combattez dans les mêlées sauvages de Jarnac et de Moncontour, démasquez les espions de la reine d’Angleterre et du roi d’Espagne, traquez le tueur d’enfants qui affole Paris à la veille du 24 août 1572...