Gilles FRANCESCANO
Né à Nice, ce Lyonnais d’adoption, authentique autodidacte, se consacre depuis 1989 à l’illustration de science-fiction. Auteur de près de 300 couvertures (J’ai lu, L’Atalante, Fleuve Noir, Jeux Descartes, etc.) – dont celles de la plupart des romans d’Ayerdhal et de Jean-Claude Dunyach, deux écrivains dont les univers l’inspirent –, c’est un artiste au style reconnaissable entre tous, avec ses bleus inimitables.
Gilles Francescano a obtenu de nombreux prix lors de ses expositions en France ou à l’étranger (Allemagne, Canada, Écosse, Suisse) dont, en 1995, le Best Atwork Award (Grand Prix Mondial de la Science-Fiction) à la Worldcon de Glasgow ou, en 1996, l’aérographe d’or international à « L’International Airbrush Forum » de Castrop-Rauxel (Allemagne). Il a réalisé l’affiche de la 3ème édition des Imaginales, en 2005.
Gilles Francescano a présidé, depuis sa création et jusqu’en 2009, le groupe Art & Fact (association des illustrateurs et illustratrices professionnels de la science-fiction, du fantastique et du merveilleux). Ami fidèle du festival, il est de toutes les éditions des Imaginales.
Son programme
Mercredi 30 mai - 09:00 : Atelier illustration
Bibliographie
Le 17 octobre 1960 à 11 h 45 du matin, la DS présidentielle fut prise sous le feu d'une mitrailleuse lourde dissimulée dans un camion à la Croix de Berny. Le Général décéda quelques instants plus tard sur ces dernières paroles : « On aurait dû passer par le Petit-Clamart. Quelle chienlit... » De Gaulle mort, pas de putsch des généraux, pas d'OAS, pas d'accords d'Évian, pas de référendum, et Alger reste française.
De nos jours, à Alger, l'obsession d'un collectionneur de disques pour une pièce rare des années soixante le conduit à soulever un coin du voile qui occulte les mystères de cette guerre et de ses prolongements...
Un roman polyphonique et jubilatoire sur lequel souffle le vent de l'histoire.
L'actualité est là pour nous rappeler que rien n'est inamovible et que tout a une fin, à commencer par l'être humain dans ce qu'il est au fil de sa propre histoire et dans ce qu'il adviendra de lui dans l'Histoire tout court. L'actualité est impitoyable. Jean-Claude Dunyach aussi. Qu'il traite du premier amour, de la maladie, de la mort, de l'écosystème Terre, de l'avenir, il écrit nos peurs, nos fantasmes, nos ambitions, nos limites, nos vilenies petites et grandes, bref il parle de nous, hommes, femmes, enfants, tels que nous nous voyons quand nous prenons le temps de nous regarder ou quand la vie ne nous laisse plus le choix, et il nous dit sans fard qu'il est notre semblable. Avec tendresse, avec espoir, avec malice, avec cette plume d'orfèvre qui plie, déplie, replie les origamis pour mettre l'univers en équation, parce qu'on ne peut pas tourner définitivement le dos à la mer. Ayerdhal.
Sylvie Lainé se sert de la science-fiction pour décrire comment, avec brutalité ou avec bonheur, en jouant avec le mensonge ou avec notre propre vérité, nous inventons notre rapport à l’autre et notre propre vie.
À travers les trois nouvelles de ce recueil, elle nous rappelle que le chemin importe parfois plus que le but, qu’on peut vivre avec un amour perdu en apprenant simplement à marcher à la bonne cadence. Ses personnages nous enseignent de l’intérieur comment on construit ses vérités, couche après couche, comment s’enchaînent les conséquences... et à quoi peuvent conduire les meilleures résolutions.
Pour la nouvelle Les yeux d’Elsa, Sylvie Lainé a obtenu le Grand Prix de L’Imaginaire, le Prix Rosny aîné, et le Prix du Lundi.
Marouflages est le troisième recueil de Sylvie Lainé aux éditions Actusf, après Le Miroir aux Eperluettes et Espaces Insécables.
« L’imprimante se mit à ronronner et crachoter avec une discrétion polie. Serge s’assit dans son lit, le coeur battant à grands coups. La distribution des cartes arrivait toujours de manière inattendue : il avait reçu ses dernières règles de vie seulement vingt jours auparavant. Il décida d’attendre la fin de l’impression pour se lever, réfléchissant aux éléments de sa vie dès à présent modifiés : un nouveau jeu de cartes annulait systématiquement toutes les directives du tirage précédent. » Extrait de « Carte blanche ».
Dans la douceur de ses futurs, Sylvie Lainé nous entraîne le temps de six nouvelles dans son univers riche et personnel empreint d’amour et de liberté. Ses héros sont toujours à la croisée des chemins et, aujourd’hui comme demain, choisir sa voie nécessite des sacrifices. Une science fiction fine et sensible, pure et merveilleuse, toujours très humaniste. Née au XXe siècle, Sylvie Lainé a multiplié les nouvelles ces dernières années, accumulant les prix et les récompenses. Après le succès de son premier recueil chez ActuSF, Le Miroir aux éperluettes, voici un deuxième ouvrage avec six nouvelles passionnantes. Il contient « Carte blanche », Prix Septième Continent et « Le Chemin de la rencontre », Prix Rosny aîné.
Préface de Catherine Dufour
Le Mystère Olphite (2008)
Le Maedre (L'ATALANTE)
Parution : 1 mai 2008
Voyager, faire reculer les frontières, découvrir toujours plus, étendre son territoire au-delà de toutes les limites. Voilà le rêve des hommes depuis leurs origines...
Les Olphites sont le futur de l'humanité : chercheurs et philosophes, ils forment de jeunes garçons nés avec le don de voyager dans le cosmos en communiquant avec les comètes.
Maor, jeune Olphite, est en fuite. Prêtres et pisteurs le pourchassent. Que craignent-ils ? Que cachent-ils ? Du sommet des Alpes au fin fond du désert du Nevada, sous le regard des étoiles, Maor découvre le monde, l'engagement, l'amitié... et que l'avenir de l'humanité est aussi au fond des yeux de la belle Sirius.
Les Marches du trône (0)
Piment (FRANCE LOISIRS)
Parution : 1 mai 2008
A Terrilville, on panse les plaies tandis que le Trône de Perle est ébranlé par les luttes intestines. Opiniâtre, Tintaglia poursuit sa mission de sauvetage après s'être inclinée, bien malgré elle, devant les exigences de Reyn. Quant au redoutable Kennit, persuadé d'avoir envoyé par le fond Parangon et son équipage, il abandonne toute prudence. Il se croit désormais le maître du monde...
L'histoire de Bré, réglée par les Rotanes, s'est nourrie des luttes entre Kernis et Domnis, Mais les temps ont changé. Les Brésis ont un ennemi commun, les Ssahanis venus de l'espace, qui ont entrepris de conquérir la planète et de rallier ses habitants à leur foi. Le dixième jour du Branvode, qui a vu la victoire des Kernis sur les Ssahanis. Le lendemain du a lieu le repas du départ dans l'auberge de Kornok des Falaises. À la demande du roi, les drwidhs racontent... Ce même jour Ssuwèyoa, rescapé du désastre Ssahanis, de la veille, a décidé de se sacrifier pour les siens en retournant à Kornok détruire la lance de Lughern qui donna la victoire à l'ennemi.
Ce sixième récit des Chroniques d'Arcturus vibre à l'unisson de la fureur guerrière et de l'érotisme Bleunjote ; forte de son losca retrouvé, affranchie des codes brésis, elle se veut l'égale des dieux.
« Elle venait presque tous les mercredis, à cinq heures. Une belle femme rousse, avec des jambes interminables. Toujours seule. Jamais je n’avais osé lui parler, encore moins m’asseoir à sa table. Elle m’intimidait. »
En six nouvelles, Sylvie Lainé explore le thème de la rencontre et de l’autre. Même s’il vient d’ailleurs, cela reste toujours une entité, un être à découvrir et peut-être à aimer. Laissez-vous entraîner vers l’inconnu. Il est tout proche. Il nous connaît déjà... Six textes savoureux de douceur et de précision. Une science fiction sensible, passionnante et intelligente.
Née en 1957, Sylvie Lainé a multiplié les nouvelles ces dernières années, accumulant les prix et les récompenses. Voici enfin le premier recueil regroupant une partie de ses meilleurs récits.
Contient Un signe de Setty, Prix Rosny aîné 2003.
« Certains écrivent pour changer le monde, ou pour le rendre compréhensible. Sylvie Lainé se contente de cueillir une poignée d’instants, de les lustrer d’un revers de manche élégant avant de les relâcher dans la nature. (...) Et les histoires dont elle nous fait cadeau ne se refermeront jamais tout à fait. » Extrait de la préface de Jean-Claude Dunyach
L'affrontement était inévitable entre l'équipage du Parangon et le flamboyant Kennit. Mais Kennit va-t-il enfin atteindre son but : couler Parangon ? De leur côté, les Chalcédiens, qui ont lancé une attaque contre Terrilville, sont repoussés par le dragon ... Quant à Malta et au Gouverneur, d'otages des Chalcédiens qu'ils étaient, ils deviennent prisonniers des pirates qui convoitent une forte rançon pour les rendre à la liberté ...
Saviez-vous que : « Les amours mortes s’enferment dans des pierres qu’on porte autour du cou. Sans domicile, vous serez condamné à marcher toutes les nuits et jeté aux arènes si vous quittez la ronde. Les trolls n’aiment pas que les nains fassent des heures supplémentaires, mais ils apprécient encore moins que les sorciers des ressources humaines décrètent les licornes inutiles. Les dryades sont gourmandes. Les I. A. sont en contact avec des intelligences extrahumaines, mais elles gardent jalousement le secret. Il est possible de rejouer une guerre des milliers de fois pour en changer l’issue, mais elle sera toujours aussi absurde. Pour un artiste, le don de soi et le don d’une œuvre peuvent être si intimement liés qu’un musée exposera peut-être un jour ses organes, de son vivant. »
Les mondes de J.-C. Dunyach ne sont pas plus déments que le nôtre. Au mieux ils le préfigurent, au pire ils le décrivent. Ayerdhal.
Parmi les mondes appelés à rejoindre l’Ékumen, la ligue humaniste des civilisations de la diaspora, il y a Werel et Yeowe.
Werel, où domine une oligarchie de propriétaires d’esclaves ; Yeowe, sa colonie, où quatre « corporations » pillent et saccagent la planète en écrasant sous leur joug une population d’esclaves. Mais où règne l’oppression gronde la révolte. La libération viendra. En ces temps lourds de nuages et de promesses, voici quatre récits, un roman fragmenté, les destins croisés de femmes et d’hommes habités chacun de leur propre histoire, destinés à se rencontrer, à se toiser, à s’affronter, à s’aimer, en chemin vers l’intelligence et le pardon.
« Ursula Le Guin est incapable d’écrire sans élégance, et chacune de ces quatre nouvelles est un modèle d’habileté, d’intelligence et de sensibilité. » Locus
Un jeu cruel (1967)
Folio SF (GALLIMARD)
Parution : 21 juin 2007
Duncan Chalk est à la tête d'une entreprise de divertissements florissante, les plus grands sites touristiques lui appartiennent, et il a la particularité de se nourrir des émotions et des souffrances d'autrui. Afin d'assouvir ses appétits et ceux d'un public toujours plus avide d'images-chocs, il met sous les feux des projecteurs deux êtres brisés, deux monstres que tout sépare : Lona Kelvin, une adolescente de dix-sept ans à qui on a prélevé des centaines d'ovules, jeune vierge mère de cent enfants ; Minner Burris, astronaute remodelé, reconstruit de la tête aux pieds par d'impitoyables extraterrestres. De leur rencontre va naître une histoire riche en émotions, à même de satisfaire les besoins des gens normaux, monstres assoiffés de sensations fortes. Ode à la tolérance, critique acerbe de la société du spectacle, histoire d'amour improbable... Avec Un jeu cruel, grand roman de science-fiction, Robert Silverberg fait preuve, une fois de plus, de son immense talent.
Né en 1936, Robert Silverberg a écrit, parmi une oeuvre pléthorique, quelques-uns des plus grands chefs-d'oeuvre de la science-fiction : Les Monades urbaines, L'Oreille interne, Les Ailes de la nuit, ou L'Homme dans le labyrinthe appartiennent incontestablement au panthéon du genre.
Sur l'échiquier des étoiles (2006)
MELIS (MELIS)
Parution : 19 avril 2006
La Terre en 2082. Rien ne semble avoir changé aux yeux d'Eric, projeté dans un nouvel univers après un long sommeil cryogénique : les touristes se promènent à l'ombre de la tour Eiffel, des gamins jouent au base ball dans Central park, et la coupe du monde de football va bientôt commencer. Et pourtant... Depuis quarante ans, la Terre fait partie d’une Confédération galactique ; de rares vaisseaux spatiaux débarquent technologies de pointe et matières premières, sous le contrôle d’une ONU désormais toute puissante ; tandis que les Alfies restent cloîtrés dans leurs ambassades orbitales, des groupuscules Antéens multiplient les attentats. Car la Terre n’a finalement que peu de contacts avec les puissances extraterrestres : elle n’exporte en fait qu’une seule chose, la seule qui intéresse véritablement des Alfies hautains et inaccessibles : des jeux d’échecs. Mais pourquoi ces races extraterrestres s’intéressent-elles tant au jeu d’échecs ?
Après le succès de l’édition en deux tomes de Gens una sumus, Sur l’échiquier des étoiles constitue l’édition intégrale et révisée d’une oeuvre appréciée aussi bien des lecteurs de SF que des amoureux du jeu d’échecs.
« Quelle sera le place des Échecs en 2082 ? Ce roman d’anticipation place le Roi des Jeux au coeur de tous les enjeux spatio-temporels ; Pourquoi des races extraterrestres s’intéressent-elles autant au jeu d’échecs ? En un volume captivant, Paul Carta délivre une réponse singulière. » EUROPE-ÉCHECS
« Voilà un roman qui vas vous donner envie d’apprendre les échecs, si vous ne les aimez pas déjà ! (quant à moi je vais m’y mettre). » ENCRE NOIRE
Elora reste sans voix. Installée dans le grenier de sa grand-mère, elle tient entre ses mains tremblantes un manuscrit d'où s'échappent des coupures de journaux sur lesquelles le nom de son grand-oncle apparaît. Un titre achève de la glacer d'effroi : « Loïk Gwilherm condamné aux travaux forcés sur la station-bagne XV de la planète Syringa ». Quel mystère cache sa famille ? Quelle sombre histoire a bien pu envoyer son grand-oncle dans un bagne spatial ? Une seule solution pour le savoir : lire la pile de feuilles jaunies qui repose sur ses genoux, ce manuscrit écrit par Maelwenn, sa grand-mère, en mémoire de son frère Loïk, et au titre énigmatique « 49302 »...
Hugues Kessler, informaticien de génie, est l'inventeur du programme Alter qui permet de reconstituer virtuellement la personnalité d'une personne décédée. À son insu, Lise, sa fille, l'utilise pour « ressusciter » son frère Jérémy, mort il y a six mois. Mais TechniBio, l'entreprise qui emploie son père, l'apprend et « kidnappe » Alter Jérémy, pour l'utiliser comme sujet d'expérience. Aidée par les Desperados, les anciens copains casse-cou de son frère, Lise va tout faire pour arracher Alter Jérémy des griffes de TechniBio. Mais qui est Alter Jérémy ? Une entité consciente ou un simple programme informatique sophistiqué ?
À peine Phaéton a-t-il appareillé à bord de son astronef, le Phénix exultant, qu'il fait halte près de Jupiter, où l'attend Néoptolème, propriétaire en titre du vaisseau spatial. Mais le Neptunien est-il bien ce qu'il paraît ? Et s'il s'agissait d'un masque dissimulant l'émissaire tant redouté de l'Œcumène de silence, cette colonie spatiale jadis avalée par un trou noir ? Commence alors un duel mental dont l'enjeu, au-delà de la conquête des étoiles, devient le salut même du genre humain. Les pions sont en place, les intelligences, humaines et artificielles, passent à l'attaque et les masques tombent l'un après l'autre, jusqu'au tout premier d'entre eux...
C'est par un feu d'artifice que s'achève la trilogie de « l'Âge d'or » ; John C. Wright y retrouve le souffle épique d'un Van Vogt. Dans l'avenir chatoyant qu'il imagine (a-t-on jamais osé pareille spéculation sur le futur lointain de l'humanité ?), si les machines surpuissantes œuvrent pour une transcendance de la fin des temps, hommes et femmes restent des êtres de chair et de sang dont les passions s'embrasent avec autant d'éclat que les étoiles.
Galaxies n° 37 (0)
Galaxies (GALAXIES)
Parution : 1 juin 2005
Quand on suit un auteur, il arrive un moment où sa faculté de nous surprendre surprend moins. Cela ne l'empêche pas de nous rendre la lecture aussi confortable qu'un chat ronronnant sur les genoux. Mieux : c'en est aussi rassurant que de retrouver un ami perdu de vue depuis longtemps avec qui, immédiatement, le contact et la discussion se renouent sans que le fil ne semble avoir jamais été rompu. C'est le moins qu'on pourrait attendre de ce cinquième opus. Mais voilà, tel le Mécanaute de L'âge d'or du réel, tel le magicien des Oiseaux, tel la fey des forêts, maître Dunyach part à l'aventure sur les franges de tous les genres, les replie comme les niveaux d'un multivers et les enchevêtre pour nous offrir la vision kaléidoscopique d'un griot qui se refuse à toute frontière et à toute forme d'acculturation. Alors, une fois de plus, nous sommes ébahis. Ayerdhal
Soumises au joug des extrémistes, les femmes n'ont pas un sort enviable sur la planète Kerphall. Elam, qui appartient aux modérés, arrache la jeune Sohane des griffes de la brute Tork et l'abrite momentanément chez lui. Sohane est prête à tout pour échapper aux fous de Dieu. Elle n'hésite pas à jouer les passagères clandestines lorsque Elam décide de partir dans l'espace afin de retrouver la planète Terre et ses trésors. Contraints de voyager ensemble alors que tout les oppose, Elam et Sohane s'entre-déchirent. Ils ignorent que des épreuves aussi extraordinaires qu'épineuses les attendent...
S'il a retrouvé son rêve de voyage interstellaire avec sa mémoire, Phaéton, banni de l'OEcumène d'or, est condamné à l'ostracisme universel. Le voici sur l'île de Ceylan, exilé parmi les laissés-pour-compte de l'âge d'or, bientôt dépouillé de son armure spatiale. N'est-ce pas ce que voulaient ceux qui s'acharnaient à sa perte ?
Et qui sont-ils ? Une coterie de conservateurs ou bien de mystérieux envahisseurs venus de cette colonie lointaine qui s'était autrefois établie autour du trou noir de Cygnus X-i et qu'on croyait disparue dans un gigantesque cataclysme — suicide ? — collectif ? L'Œcumène de silence veut-il interdire à l'astronef de Phaéton, le Phénix exultant, de prendre l'espace ?
Deux alliés viendront en aide au proscrit : Daphné, le clone de son épouse, qui l'aime, elle, toujours passionnément, et le maréchal Atkins en personne, le dernier soldat au monde.
Les enjeux se précisent, le conflit se déchaîne. Sous la plume d'un auteur d'une rare ambition, cet effet d'abîme qui caractérise les grands livres de science-fiction commence à nous faire suffoquer. La trilogie de L'Œcumène d'or s'annonce comme une œuvre majeure.
On était à la veille de la Transcendance, un événement d'une solennité, d'une signification telles qu'il ne pouvait se produire qu'une fois par millénaire, et les gens de tous noms, itérations, phénotypes, compositions, consciences et neuroformes, de toutes les écoles et de toutes les ères, étaient venus le célébrer, accueillir la transfiguration et s'y préparer.
L'heure était à la liesse. Et pourtant, même en un pareil âge d'or, il s'en trouvait certains pour refuser d'être satisfaits.
Ainsi Phaéton de Rhadamanthe. En cet âge d'or, l'âge de l'Œcumène d'or, où les hommes sont immortels et dominent leur destin, assistés d'intelligences artificielles et d'une technologie incomparables, pourquoi l'a-t-on amputé de sa mémoire ? Quel crime a-t-il commis pour avoir accepté le châtiment de l'amnésie ? Est-il un aventurier dangereux ou bien la victime d'un conservatisme frileux ? Au risque de se condamner à pire encore, c'est ce qu'il a décidé de savoir.
Ambitieuse tentative d'extrapoler une humanité de l'avenir, L'Œcumène d'or est le premier roman de John G. Wright.
À partir d'aujourd'hui, vous ne vivrez plus certains moments, certains événements comme vous l'avez déjà fait. Que vous les ayez connus une fois, dix fois, cent fois, ils se pareront de sensations que vous ignoriez, ils éveilleront des émotions que vous ne connaissiez pas. Essayez. Rendez-vous dans n'importe quel aéroport et déambulez un peu. Vous n'avez pas besoin de billet, juste de flâner au hasard des couloirs, des boutiques et des portes mystérieusement closes. Inévitablement vous croiserez des regards et l'un d'eux évoquera les mystères que ces portes taisent. Alors la marelle des Flying Romanis vous emportera dans son tourbillon et, le lendemain, vous chercherez des nageurs dans les dunes, puis des corps dans les musées et des amnésiques dans les jardins. Chaque nouvelle de Dunyach change le monde qui filtre à travers vos yeux, comme le rêvait le président Moâ. Ayerdhal.
De mystérieux sabliers. Une étrange prophétie. Et des cartes de tarot, qui contiendraient peut-être la clé de l'énigme... Mais, au cœur d'un monde où le temps est parcouru de crevasses béantes, les ombres laissées par les anciens Dieux rôdent toujours... Alliés de circonstance, un jongleur errant, une guerrière aussi jeune que dangereuse et un bouffon étrangement savant se voient remettre, par un singulier vieillard, une carte à leur image. Devenu leur employeur et mentor, l'homme les entraîne dans un jeu mortel où tout est trompeur. Malgré leur méfiance réciproque, exacerbée par une rivalité à fleur de mots et volontiers de lames, pourront-ils déjouer les obstacles et parvenir au bout de leur quête ?
Régulièrement couronné — trois Prix Rosny aîné, Grand Prix de l'imaginaire, Grand Prix de la Science-Fiction française et Grand Prix Tour Eiffel de science-fiction pour Étoiles Mourantes (en collaboration avec Ayerdhal) — , Jean-Claude Dunyach est traduit jusqu'aux États-Unis. Conteur-né, styliste exceptionnel, il est l'un des auteurs majeurs de l'imaginaire européen. Son œuvre, aussi émouvante que passionnante, se partage entre science-fiction et fantasy.
« Il est grand temps de s'apercevoir que ce qui divise les rameaux tient moins de leurs différences que de leurs similitudes, dont le racisme et l'autosatisfaction sont les pires exemples. » Quand les AnimauxVilles ont surgi dans le système solaire pour héberger les humains, ils leur ont aussi permis le voyage instantané. Alors l'humanité s'est scindée en quatre rameaux : autant de cultures, autant de modes de vie, autant de systèmes politiques. Qui se méprisent faute de pouvoir se faire la guerre. Aujourd'hui l'heure des retrouvailles a sonné : les AnimauxVilles ont décidé de convoyer des représentants de chaque rameau pour assister à l'explosion d'une supernova...
Lauréats à eux deux d'une douzaine de prix littéraires, Jean-Claude Dunyach et Ayerdhal se sont découverts par leurs œuvres respectives, chacun fasciné par les univers que l'autre mettait en scène. Il leur a fallu quatre ans pour écrire et réécrire Etoiles mourantes, un livre univers pétri d'émerveillement et d'humanisme qui, de leur propre aveu, les dépasse tous deux.
Le royaume d'Île-Rien vit sous la menace d'un dangereux sorcier, l'énigmatique Urbain Grandier. Dans sa capitale de Vienne, le jeune et faible roi Roland règne sous l'influence d'un entourage équivoque et ambitieux. Seule Ravenna, la reine douairière, garantit encore l'intégrité du royaume. Or voici que reparaît à la cour la sœur bâtarde de Roland, Kade la demi-fée, fille du vieux roi défunt et de la reine de l'air et des ténèbres. Vient-elle s'emparer du trône ? Est-elle de mèche avec Urbain Grandier ? Le capitaine Thomas Boniface, ex-amant de Ravenna, est peut-être le dernier rempart entre Île-Rien et le chaos. À lui de comprendre qui est l'ami, qui l'ennemi. Mais son intelligence et ses qualités de soldat suffiront-elles à préserver le trône, surtout si la magie du royaume des fées fait irruption dans Vienne ?
Passionnée d'histoire et de littérature française, Martha Wells plonge dans la tradition du roman de cape et d'épée en y mêlant le sens américain de la fantasy. Nul doute que l'île-Rien de Thomas Boniface doit à la France de Louis XIII et de Cinq-Mars, et que Les Trois Mousquetaires ne sont pas très loin.
J'avais acquis une certaine renommée et gagné un surnom dont on usait parfois : « Krieghund. » On me disait né pour la guerre... 1631 ; l'Allemagne est à feu et à sang. Au lendemain du sac de Magdebourg, le Graf Ulrich von Bek, capitaine de mercenaires, abandonne ses hommes pour se réfugier dans la forêt de Thuringe. C'est là qu'un pacte va sceller le destin du « Chien de guerre », un pacte diabolique puisque Lucifer en est l'artisan. Pour le salut de celle qu'il aime et celui d'un monde que déchire la folie sanguinaire. Un pacte qui traversera les siècles et les générations... 1794 ; le Ritter Manfred von Bek, ex-capitaine dans l'armée de Washington puis député de la Commune en France, fuyant la Terreur révolutionnaire, traverse l'Europe sur les traces de Libussa de Crète dont il est amoureux, jusqu'au Mirenbourg de la Mittelmarch, la Cité des étoiles d'automne où la Grande Conjonction des astres annonce une ère nouvelle aux alchimistes initiés. Faites œuvre du diable : telle est désormais la devise des von Bek. Romans d'aventures picaresques, romans philosophiques et de fantasy, la saga VON BEK appartient à la veine la plus brillante de Michael Moorcock.
Faites œuvre du diable : telle est depuis trois siècles la devise des von Bek...
1933 ; la folie meurtrière nazie s'empare de l'Allemagne. Retiré dans son fief, le dernier des Bek n'en est pas à l'abri. La légende veut que sa famille détienne d'illustres objets de pouvoir qui suscitent la convoitise des nouveaux maîtres : le Saint-Graal, depuis l'épopée du « Chien de guerre », l'épée noire ancestrale Ravenbrand. Viennent s'en emparer le major SS Gaynor von Minct et son lieutenant Klosterheim...
Sur un autre plan du Multivers, une armée de la Loi conduite par la duchesse dévoyée Miggea assiège la cité de Tanelorn. Elric, le dernier empereur sorcier de Melniboné, doit combattre pour garder la possession de son épée Stormbringer, la dévoreuse d'âmes. Elric, Ulric : ne sont-ils pas deux incarnations du même champion éternel ? Ne doivent-ils pas s'unir intimement pour espérer vaincre dans une guerre qui met en jeu l'existence même de toute chose ?
Voici le dernier roman de Michael Moorcock ; il y prolonge à la fois la saga VON BEK et l'épopée d'ELRIC LE NÉCROMANCIEN.
Créateur d'univers, « étoile montante de la SF française » (Le Monde), Ayerdhal bouscule une nouvelle fois les certitudes. De l'épopée condensée à l'humour ravageur, de la cruauté érotique au combat par les mots, une dizaine de cordes de plus pour un arc qui fait toujours mouche.
Impitoyable, une guerre stellaire oppose la Terre aux Batiks... Jusqu'au jour où ces extraterrestres choisissent le suicide collectif. La clé de l'énigme est peut-être dans le scintillement des étoiles... De Mozart assassiné à Mozart ressuscité. Du célèbre rire niais d'Amadeus au hurlement d'angoisse. Celle qui a donné la vie va-t-elle la reprendre ? Mais reprendre, c'est voler ! Ne devient pas Maricyan qui veut. Car la planète semble étrangement sélective. Et si son secret était dissimulé dans le miel des abeilles ? De la pollinisation des esprits au venin du désir, une éblouissante démonstration de la logique des essaims.
Ayerdhal a explosé comme une nova au firmament de la SF française en 1990. Depuis il accumule les distinctions : Grand Prix de l'Imaginaire 1993 pour Demain une oasis, il a obtenu le très convoité prix Tour Eiffel, en 1999, pour Etoiles mourantes, en collaboration avec Jean-Claude Dunyach, qui préface logiquement ce recueil. Fabuleux conteur, Ayerdhal incarne de façon emblématique le renouveau de la science-fiction française.
Dans une Vienne imaginaire, capitale du royaume d'Île-Rien, le jeune et fougueux Nicholas Valiarde parcourt en fiacre les rues nocturnes sous l'éclairage des becs de gaz...
Entre Rocambole, Arsène Lupin et Monte-Cristo, il cambriole de riches aristocrates pour financer sa cabale vengeresse contre le comte Montesq, coupable d'avoir fomenté la mort de son père adoptif.
Mais un adversaire autrement plus effroyable et cruel se dresse inopinément sur son chemin. Derrière les escroqueries d'un spirite de salon se dissimule un mystérieux nécromant qui tire ses pouvoirs de la souffrance et de la mort de ses victimes.
Goules, sortilèges, revenants, monstres, sorciers noirs ou blancs : avec l'appui de sa compagne la comédienne Madeline, Nicholas affrontera les pires horreurs dans une longue aventure trépidante, digne des plus grands feuilletons. Fantasy noire aux personnages et décors somptueux, La mort du nécromant est le premier roman traduit de la Texane Martha Wells.
Il existe une bibliothèque qui contient tout ce qu'on a écrit, mais cela ne saurait suffire à étancher notre soif de savoir, puisque savoir c'est commencer à imaginer ce qu'on peut encore écrire. Voilà pourquoi les fées nous ont dotés du système B.O.R.G.E.S., pour que nous comprenions l'importance d'une savonnette abandonnée sur un carrelage humide et que nous allions en convaincre la Galaxie grâce au Missionnaire Deluxe Installation Kit. Puis, quand tout aura été écrit et récrit, les pleureurs de monde viendront nager dans les strates de la Bibliothèque et lui appliqueront la stratégie du requin jusqu'à ce que chaque parcelle d'histoire soit retournée à la poussière. Les nouvelles de Dunyach sont les noeuds d'un immense tapis qui se déchiffre du bout des doigts pour reconstituer la trame d'un univers unique, où se côtoient éons et virtuons avec la même puissance créatrice. Ayerdhal.
Galaxies n° 20 (0)
Galaxies (GALAXIES)
Parution : 1 mars 2001
Deuxième opus, deuxième constellation en dix soleils de la galaxie Dunyach. Des astres chauds, des astres froids, et toujours ce grand combat entre l'entropie et l'anthropie où se confondent l'amour et la mort, le destin et l'imprévisible. Ici, on apprend ce qui s'est réellement passé à la fin du jurassique et on ne se contente pas d'entrevoir l'extinction de l'humanité, on comprend pourquoi elle est inéluctable.Saviez-vous que les gens cliquettent ? A votre avis, quel est le plus mortel des péchés capitaux ? Peut-on vraiment domestiquer un AnimalVille avec une chenille qui pond des cabines de communication ? Maître Dunyach manie l'absurde et le chaos dans la logique des mathématiques fractales et nous l'assène en esthète, avec une délicieuse cruauté. Ca fait du bien partout où ça fait mal. Ayerdhal.
Bientôt mille ans que j'attends l'événement : la Grande Conjonction, l'alignement de toutes les étoiles de la galaxie Dunyach dans un même chapelet de perles rares. Mille ans, c'est long ! Surtout qu'à chaque saison de chaque année d'autres astres éclosent et qu'il faudra aller les moissonner un peu partout dans l'univers ? Cueilleur d'étoiles. Des étoiles qu'on rit à chaudes larmes quand elles décrivent les habitudes migratoires des pères Noëls, des étoiles qui se pleurent en silence aux abords de la station de l'Agnelle, des étoiles à vous glacer les neurones lorsque sonne l'heure des vers. Et en filigrane, dans chacun de leur noyau en fusion, une infinité d'histoires d'amour avec chute. Dans ce premier opus, il y a tout ça, et plus. Il y a Jean-Claude Dunyach, le semeur d'étoiles. Ayerdhal.
Imaginez un art qui, outre les sons et les images, les odeurs, les goûts, le toucher, la perception du mouvement et de l'espace, manipule les sentiments et les émotions avec une telle finesse qu'ils deviennent indiscernables des vôtres. Imaginez des artistes qui projettent directement leurs œuvres dans l'intimité de votre centre nerveux, excitant tous vos sens, surimposant des émotions dûment composées à votre propre sensibilité dans un spectacle où vous serez tour à tour ou simultanément tous les personnages. Maintenant imaginez le pouvoir que l'exercice de cet art confère à celui qui le maîtrise. Imaginez les enjeux, les conflits d'intérêts, les passes d'armes, les expédients, la fin et les moyens mis en œuvre pour contrôler le kineïrat. Car c'est de cela qu'il s'agit, à l'échelle des deux cent soixante mondes de l'Homéocratie.
Auteur d'une quinzaine de romans remarqués, tour à tour lauréat du Grand Prix de l'Imaginaire, du Prix Ozone et du Grand Prix Tour Eiffel, Ayerdhal est considéré comme l'un des chefs de file de la science-fiction française.
La Bohême et l'ivraie est l'un de ses meilleurs romans, donné ici dans une version enrichie et définitive. Un ouvrage indispensable à qui aime la science-fiction ambitieuse et rebelle.
Ifen, le "Creux de la Main de Dieu" comme l'appelle sa population, est une petite bourgade tranquille au bord de la Manche, où la vie s'écoule sans surprise. L'arrivée d'un cirque très particulier, le Bardoa, va bouleverser les paisibles habitudes en attirant les Métamorphes dans son sillage. Dans le Gouffre, l'Axiome n'en finit pas de s'effriter.
À Ifen, les Métamorphes invoquent les éléments du Gouffre pour forcer Kogaan à se démasquer. Des scarabées étranges envahissent les rues de la ville, des noyés marchent à nouveau sur la terre, les habitants d'Ifen règlent leurs différends dans le sang et le Bardoa voit ses forains sombrer dans la démence...
Consacrant une part de son temps à l'enseignement scientifique, Charles Aïvar est passionné par le théâtre et les religions.
Auteur avide de connaissances et de cultures, il se plonge dans les traditions populaires pour développer des univers grandioses et sans limites.
Imprégné par les écrits de Clive Barker et de Stephen King, et s'appuyant sur notre inconscient collectif, il aborde dans Axis Mundi deux thèmes qui lui sont chers : le fantastique et l'existentialisme.
La guerre de 14-18 aurait pu avoir une fin différente de celle que nous lui connaissons. Telle est la conviction d'un groupe subversif du XXI° siècle qui entreprend de « survoler » cette période clé de notre histoire afin d'en modifier les contours... Mattéo Campini, aviateur surdoué, devient ainsi le héros de deux batailles dans deux siècles différents, passant des duels dans le ciel de la Première Guerre mondiale aux massacres de la Bosnie contemporaine. Une extraordinaire aventure acclamée par le public et couronnée en Italie par un des plus prestigieux prix littéraires.
Né à Turin en 1963, Luca Masali est informaticien. Lauréat du prix Urania, la plus haute récompense décernée en Italie à un écrivain de science-fiction, Luca Masali compte aujourd'hui parmi les meilleurs auteurs de la jeune S.-F. italienne.
Ayerdhal Né en 1959, salué dès ses premiers ouvrages par Le Monde comme « la nouvelle étoile de la science-fiction française », Grand Prix de l'Imaginaire 1993. Avec Sexomorphoses, son neuvième roman, il éclaire d'une lumière inattendue l'univers du Daym dépeint dans L'Histrion (J'ai lu n° 3526).
Histrion malgré elle/lui, sexomorphe avant d'être humain(e), Aimlin(e) recherche son créateur pour se libérer d'un destin qui pourrait n'être qu'une programmation. Tandis qu'el poursuit la quête de son identité d'un bout à l'autre de la galaxie, butant contre les murs que toutes les Communautés dressent devant el — dans l'espoir de percer les secrets de la sexomorphie à leur seul compte, afin de contrôler Genesis, la créature-monde — , l'Empereur rappelle sa soeur à ses côtés pour étendre sa toile à tout le Daym. Loin des alliances qui se font et se défont, loin des violences qui découlent et des calculs qui les engendrent, Genesis attend que l'inévitable se produise, tel qu'il l'a rêvé pour l'Humanité...
Ayerdhal
Né en 1959, Ayerdhal vit aujourd'hui dans une fermé près de Lyon et se consacre entièrement à l'écriture. Dès ses premiers ouvrages, Le Monde le salue comme « la nouvelle étoile de la science-fiction française ». Il a publié cinq romans en trois ans et a reçu le Grand Prix de l'Imaginaire 1993.
« Tous ceux qui le connaissaient évoquaient Genesis comme un ordinateur doué d'une conscience intelligente, mais les Taj Ramanes savaient que rien n'était plus inexact. (...) Genesis n'était pas une machine et encore moins un outil informatique, Genesis était vivant, c'était l'organisme le plus complexe de la galaxie. » Dans cette galaxie grouillante d'Etats et de communautés aux intérêts si divergents, Genesis, la créature-monde, essaie de fédérer l'humanité sous la bannière de Daym. Pour seul outil, il dispose de l'Histrion, dont l'unique fonction est de jouer les trouble-fête. Et pour l'Histrion, il a choisi un/une sexomorphe, individualiste farouche, qui déteste le pouvoir et n'a pas été consulté(e) sur ce rôle qu'on veut lui voir tenir...
Clifford D. Simak 1904 — 1988. Fils de fermier, il a toujours gardé un goût profond pour la nature. Instituteur, journaliste, il fut l'un des plus célèbres écrivains de S-F.
Plus de boulot, ma vie part en charpie... Que faire ? Allez, une semaine au vert avec mes cannes à pêche ! A l'aube je suis en route. Mais au bout de trois kilomètres, ma voiture s'arrête net. En panne ? Non. Un truc fou. On ne passe plus ! Une frontière invisible encercle la ville ! Tous les habitants sont coupés du monde. Alors, je suis rentré chez moi. Et c'est là que j'ai reçu ce coup de fil : « Nous avons un travail à vous proposer. Soyez notre ambassadeur... » On a raccroché avant que j'aie pu poser la moindre question. Un job, oui, d'accord, super, mais j'allais être ambassadeur de qui ? Si je vous raconte la suite, vous n'allez jamais me croire. Après ce message bizarre, je me suis retrouvé... ailleurs. Imaginez une planète couverte de fleurs pourpres... douées d'une prodigieuse intelligence ! Leur but ? Faire régner la paix dans le monde ! Et tout d'abord, bannir le nucléaire... Et c'est sur moi qu'elles comptent pour convaincre le Pentagone !
Ayerdhal Né en 1959, Grand Prix de lImaginaire 1993, considéré par la presse comme le chef de file du renouveau de la SF francophone. Après avoir constitué l'anthologie Genèses (J'ai lu, n° 4279), il publie avec Parleur ou les Chroniques d'un rêve enclavé son dixième roman.
« Il est arrivé un matin, au petit matin, le cinquième jour de la fermentation, quand le miel prend sa première amertume. C'était l'année où le Prince adouba son ainé, l'année où il lui confia la ville pendant qu'il guerroyait pour son Roi sur d'autres rivages. Il est arrivé avec le vent de mer, un havresac au bout du bras droit, le chat sur l'épaule gauche. » C'est ainsi que Vini, l'épistolière, recueille Parleur et le présente à ses amis : Mescal le magicien, Halween la Mante, Gabar l'Ours, Teng le Gros, Qatam le guerrier, le Vielleux... C'est ainsi depuis des siècles sur la Colline, sous le joug des Princes de Macil et de la Citadelle... Parce qu'on naît pauvre et qu'on le reste, en redoutant la Garde et les questeurs d'impôts, en tremblant devant le Prévost ou le Connétable, en agonisant doucement. C'est ainsi, mais le frère de Vini écrivait que ce ne pouvait pas toujours l'être. Et Parleur dit que cela doit changer.
Une brebis égorgée, des granges dévastées, un petit garçon retrouvé noyé. Voilà de quoi effrayer les habitants de Dartmoor, un petit village perdu au milieu de la lande. La tension monte, il faut un coupable. Elizabeth n'a que douze ans mais son obsession des chats en fait une coupable idéale. Pour échapper au lynchage, elle est obligée de fuir.
Au premier regard, elle avait compris qu'elle devait compter les têtes pour être certaine de ne pas s'emmêler dans le décompte des morceaux de viande qui avaient été ses compagnons...
2000 ans après que l'Imperium a abandonné ses colons sur Mytale, la jeune Fédération Homéocrate y expédie deux cents agents surentraînés. Ils seront tous massacrés, sauf Audham qui devra apprendre à survivre en proscrite sur une planète où le maître mot est « mutations ».
Pour cela, il lui faudra traverser les forêts-consciences, affronter les guerriers warches, tromper la magie des mystes, gagner la confiance des esclaves hiumes et des ouvriers beeses. Elle devra aussi composer avec les rebelles, illes et nones, et gagner l'affection des ksins, ces chats de la taille d'un tigre qui s'expriment par télépathie. Mais que peut-elle espérer dans un monde totalement dépourvu de technologie et dirigé par une poignée de dictateurs immortels ?
Né en 1959, Grand Prix de l'Imaginaire 1993, Ayerdhal est passionné de musique, d'œnologie et de tir à l'arc. Avec Mytale, son troisième roman, il mettait déjà en scène une science-fiction conciliant exotisme, souffle épique et préoccupations humaines. Aujourd'hui, après dix romans, il est l'un des leaders incontestés de la nouvelle SF francophone.
Vonarburg, Ligny, Dunyach, Bordage, Lehman, Werber, Trudel, Canal, Ayerdhal... En moyenne, ils ont moins de quarante ans et, à eux tous, déjà plus de vingt prix littéraires. Ils vivent sur trois continents. Autant de goûts, de passions et de violons d'Ingres différents. Mais ils ont un talent commun : ils écrivent en français une science-fiction qui n'a ni frontière ni complexe.
La genèse, c'est peut-être une danseuse qui perd le contrôle de ses prothèses cyborganiques, ou sagesse qui se fait couper les mains pour mieux composer, ou encore Mozart rencontrant un fantôme dans une station orbitale. La genèse, ce pourrait être une armée de clones qui chassent leurs modèles pour s'emparer de leurs existences, ou de jeunes oiseaux assassins dont la personnalité tient dans un seul mot clé, ou cet officier génétiquement modifié qui retourne dans le passé mettre un terme à une guerre interstellaire. La genèse se cache peut-être à Liverion pour échapper à cette rue dont on prétend cerner la Terre, ou dans l'âme de Brusseliande, qui combat de taille et d'estoc, le joug des Ténèbres, ou même sur Mars, dans un ravin perdu. Assurément, la genèse se conjugue au pluriel. En voici neuf déclinaisons...
Un mystérieux tueur en série qui s'attaque à d'innocentes vieilles dames, ce n'est déjà pas banal. Mais lorsqu'on découvre que les victimes ont été littéralement broyées de l'intérieur, sans blessures apparentes, la police n'hésite plus à faire appel à l'AGENCE ARKHAM. A Cognac, rien ne semble pouvoir troubler le charme de la vie provinciale. Ce serait presque l'ennui, s'il ne courait les rumeurs les plus folles au sujet d'un spectre de verre qui hante les usines Rentrat. Pour les ouvriers de la cristallerie, sous les pavés : l'enfer ! Il faudra toute l'expérience et la ténacité des membres de l'AGENCE ARKHAM pour combattre ces maléfices et lever un coin de voile sur les forces incontrôlées qui régissent notre univers.
Plus connu sous le nom d'écrivain de Paul Sinclair, Salomon Bernstein est un ancien journaliste spécialisé dans l'étrange et le paranormal. Entouré de Tom, Yasmine et Lucille, il crée en 1992 l'AGENCE ARKHAM, un cabinet d'investigation privé qui prend le relais lorsque les autorités sont impuissantes à fournir une explication rationnelle, lorsque la science officielle a dit son dernier mot. Mais tout le monde n'a pas forcément intérêt à ce que l'inexplicable soit expliqué... Un groupe d'écrivains, amis de Salomon Bernstein, a pourtant décidé de révéler au public les plus étonnantes enquêtes conduites par l'AGENCE ARKHAM.
Par une belle matinée de 1937, Anna-Maria Da Costa alias DAGUERRA, la vamp du cinéma fantastique bis, met fin à ses jours. Près de soixante ans plus tard, une série de meurtres ravage les rangs des fans de l'ancienne actrice. Pour comprendre les mobiles du meurtrier, les membres de l'AGENCE ARKHAM devront reconstituer l'existence complexe et corrompue de l'actrice. Tandis que Yasmine écoute les élucubrations d'un admirateur d'Ed Wood, Salomon s'ingurgite une rétrospective Tod Browning et Tom apprend l'histoire des daguerréotypes... Autant de pistes qui les mèneront à la confrontation finale mêlant le désir et la mort.
Une enquête sulfureuse de l'AGENCE ARKHAM au parfum nostalgique de l'Âge d'Or du Fantastique.
Plus connu sous le nom d'écrivain de Paul Sinclair, Salomon Bernstein est un ancien journaliste spécialisé dans l'étrange et le paranormal. Entouré de Tom, Yasmine et Lucille, il crée en 1992 l'AGENCE ARKHAM, un cabinet d'investigation privé qui prend le relais lorsque les autorités sont impuissantes à fournir une explication rationnelle, lorsque la science officielle a dit son dernier mot. Mais tout le monde n'a pas forcément intérêt à ce que l'inexplicable soit expliqué... Un groupe d'écrivains, amis de Salomon Bernstein, a pourtant décidé de révéler au public les plus étonnantes enquêtes conduites par l'AGENCE ARKHAM.
Un photographe de presse qui disparaît alors qu'il enquête sur une secte aussi discrète que mystérieuse. Des êtres étranges qui se rassemblent pour une cérémonie à laquelle participe, par ses chants lointains, un groupe de baleines. Une maison transformée en musée secret où sont exposées des œuvres d'art de tous les temps et de tous les continents. Une entité électronique qui se fait appeler Le Nomade et hante les corridors virtuels d'Internet... Autant de bonnes raisons pour que l'AGENCE ARKHAM investisse l'île de Ré et y conduise sa propre enquête. Mais Salomon, Lucille et Tom débarque en plein guerre des gangs pour le contrôle de la distribution d'ecstasy dans l'île, le tout sur fond de rivalité entre les divers services de polices ! L'AGENCE ARKHAM se trouve bientôt impliquée dans une lutte qui la dépasse et dont l'enjeu ultime n'est autre que le contrôle de la planète.
Plus connu sous le nom d'écrivain de Paul Sinclair, Salomon Bernstein est un ancien journaliste spécialisé dans l'étrange et le paranormal. Entouré de Tom, Yasmine et Lucille, il crée en 1992 l'AGENCE ARKHAM, un cabinet d'investigation privé qui prend le relais lorsque les autorités sont impuissantes à fournir une explication rationnelle, lorsque la science officielle a dit son dernier mot. Mais tout le monde n'a pas forcément intérêt à ce que l'inexplicable soit expliqué... Un groupe d'écrivains, amis de Salomon Bernstein, a pourtant décidé de révéler au public les plus étonnantes enquêtes conduites par l'AGENCE ARKHAM.
Quelque chose jaillit de la bouche du chanteur. Cela évoquait un ballon translucide d'un rouge ardent, qui s'enflait démesurément, prenant peu à peu la forme d'une créature cornue dont les yeux étincelaient dans un visage exprimant une cruauté sans nom. Un immense ricanement résonna dans la nuit, tel un défi lancé aux étoiles qui commençaient à apparaître dans le ciel d'un bleu presque noir. Puis, soudain, l'ectoplasme se détacha du corps parcouru de tremblements insensés, pour s'élancer dans le ciel sous les regards hallucinés des spectateurs encore présents. — Putain de light-show ! s'écria quelqu'un.
Druides, satanistes, apparitions, magie noire, cérémonies clandestines et rites occultistes... C'est à une affaire bien obscure qu'est confrontée Yasmine de l'AGENCE ARKHAM.
Plus connu sous le nom d'écrivain de Paul Sinclair, Salomon Bernstein est un ancien journaliste spécialisé dans l'étrange et le paranormal. Entouré de Tom, Yasmine et Lucille, il crée en 1992 l'AGENCE ARKHAM, un cabinet d'investigation privé qui prend le relais lorsque les autorités sont impuissantes à fournir une explication rationnelle, lorsque la science officielle a dit son dernier mot. Mais tout le monde n'a pas forcément intérêt à ce que l'inexplicable soit expliqué... Un groupe d'écrivains, amis de Salomon Bernstein, a pourtant décidé de révéler au public les plus étonnantes enquêtes conduites par l'AGENCE ARKHAM.
« La plus grande énigme archéologique du XIXe siècle » affirmait l'affiche de l'exposition organisée par le musée d'Aquitaine. Saumwatu ! Une île soudain surgie des eaux, découverte et explorée par le chevalier de Kervadec, qui trouva dans ses temples d'étranges artefacts, avant d'assister à son engloutissement dans les profondeurs de l'Océan Indien. Deux siècles se sont écoulés. Et voilà que l'on reparle des légendaires Messagers de Saumwatu, ces statuettes d'ébène et de jade à l'effigie des Dieux venus des étoiles. Dispersés dans des musées, des galeries d'art, des collections particulières, les Messagers sont volés les uns après les autres. Qui cherche à les réunir ? Et quel est le véritable pouvoir de ces reliques surgies du passé ? L'AGENCE ARKHAM devra mobiliser toutes ses forces pour résoudre une enquête difficile qui emprunte tout autant à l'archéologie mystérieuse qu'à l'ufologie.
Plus connu sous le nom d'écrivain de Paul Sinclair, Salomon Bernstein est un ancien journaliste spécialisé dans l'étrange et le paranormal. Entouré de Tom, Yasmine et Lucille, il crée en 1992 l'AGENCE ARKHAM, un cabinet d'investigation privé qui prend le relais lorsque les autorités sont impuissantes à fournir une explication rationnelle, lorsque la science officielle a dit son dernier mot. Mais tout le monde n'a pas forcément intérêt à ce que l'inexplicable soit expliqué... Un groupe d'écrivains, amis de Salomon Bernstein, a pourtant décidé de révéler au public les plus étonnantes enquêtes conduites par l'AGENCE ARKHAM.
Lorsque Tom débarque à Perpignan pour les vacances, il est loin d'imaginer qu'il va bientôt se retrouver sur les traces d'une créature inconnue découverte par des randonneurs dans un lac de montagne. Pour le jeune collaborateur de l'AGENCE ARKHAM, la chasse au monstre est ouverte ! Au centre océanographique de Vancouver, Lucille, quant à elle, est confrontée à un incroyable phénomène de possession collective des dauphins, tandis qu'à Bordeaux un nourrisson pousse d'inquiétant vagissements... Jusque-là, rien que de très banal pour les spécialistes de l'Etrange ! Mais lorsqu'un tueur sarcastique et une secte d'allumés s'en mêlent, il est temps pour Salomon Bernstein d'intervenir...
Plus connu sous le nom d'écrivain de Paul Sinclair, Salomon Bernstein est un ancien journaliste spécialisé dans l'étrange et le paranormal. Entouré de Tom, Yasmine et Lucille, il crée en 1992 l'AGENCE ARKHAM, un cabinet d'investigation privé qui prend le relais lorsque les autorités sont impuissantes à fournir une explication rationnelle, lorsque la science officielle a dit son dernier mot. Mais tout le monde n'a pas forcément intérêt à ce que l'inexplicable soit expliqué... Un groupe d'écrivains, amis de Salomon Bernstein, a pourtant décidé de révéler au public les plus étonnantes enquêtes conduites par l'AGENCE ARKHAM.
La cité où nul ne pouvait entrer vivant Magicien renégat, Koven avait troqué le pouvoir des runes contre celui des épées. Et pour affronter l'homme qui avait volé la moitié de son âme, il s'était frayé un chemin de sang jusqu'aux portes de Mauvagine, la ville assiégée. Restait à y pénétrer... Car l'orgueilleuse cité narguait les armées des Seigneurs Sévères qui convoitaient son or, et ses milles pièges faisaient de chaque assaut un carnage. Mais combien de temps résisterait-elle aux katylides, ces créatures monstrueuses qui terrifiaient leurs propres maîtres ?
De Terre à Thalie — en passant par la Lune, Foehn, le Détecteur et les QHS thaliens — le Conseil Homéocrate regarde, impuissant, son destin et son passé se confondre.
C'est sur Lamar, à l'Ecole Tashent, que la censure éthique fera tomber le couperet, mais il reste pour la Tournée Bohème : l'Egocratie terrienne, la deuxième puissance de l'Homéocratie.
Elle est jeune, elle est forte et déborde d'ambition, mais refuse le titre qu'on lui offre. Elle préfère apprendre le Kineïrat des pirates que la commission Ethique s'apprête à éliminer. Et parce qu'elle les sait condamnés, elle les suit et s'immerge dans leur mode de vie. Dans les montagnes du Salmen, tandis que l'étau se resserre. La Bohême s'éveille...
Elle s'appelle Elyia. C'est une cybione. Son métier : agent très spécial, au service de la toute-puissante agence Ender. Aujourd'hui, on vient de l'expédier sur la planète Cinq-Tanat pour briser un mouvement révolutionnaire. Un job qui ne lui fait pas peur. Elle y laissera peut-être sa peau, mais ce ne sera pas la première fois. Les missions fatales, elle connaît. Non, ce qui la chagrine, c'est que son patron lui cache quelque chose...
Par l'auteur de « Demain, une oasis », Grand Prix de l'Imaginaire 1993.
La vie n'est pas facile pour les citoyens du Dôme Kamel, dernier bastion humain. Et moins encore pour Vox, pirate informatique pris en flagrant délit et exilé dans les sous-sols de la Zone, où des clans dégénérés et redoutables font la loi. Vox n'a qu'une idée en tête : regagner le Dôme, par tous les moyens. Mais son dernier espoir — et celui de l'humanité qui s'étiole dans sa coquille — ne résiderait-il pas plutôt à l'Extérieur ?
Lui, c'est Ender, assureur tout-puissant. Il garantit les constitutions de mille mondes et veille sur les contrats d'un million d'agents très spéciaux. Elle, c'est Elya. Pour ainsi dire éternelle, pusiqu'elle renaît après chaque mort, la mémoire amputée de sa dernière vie. Lorsqu'ils s'affrontent, on peut craindre le pire. Surtout si l'enjeu a pour nom Cheur, une planète ultra-libérale dont même l'Etat est privé.
Certaines personnes tombent souvent malades, un peu trop souvent même. Aziki a beau soigner ce client qui collectionne tous les virus, il revient encore et toujours. Avec des maladies qui n'existent pas. Quand il se transforme en monstre, n'est-il pas trop tard pour se poser des questions sur son cas ?
« La transition entre le XXII-ième et le XXIII-ième siècle n'a pas été facile pour tout le monde. Moi, par exemple, j'étais peinard dans mon monde à moi, celui de l'essor spatial, du luxe et des menus soucis. Et puis une nuit, j'ai été kidnappé par des terroristes humanitaires. Pour goûter, à l'autre monde, celui qui crève du mien... »
Une ville de chair peut-elle mourir de froid ? Qui a dérobé le corps de Marika, l'Astrale ? Qui efface les souvenirs de Closter, l'artiste, pour lui voler ses oeuvres ? Pour répondre, faudra-t-il déclencher la révolution ?
Vingt-sept villes de chair permettent le transfert instantané vers d'autres planètes, mais les riches de la Terre ont confisqué le système... Quand à Marika, l'Astrale dont on a volé le corps, et Closter, l'artiste à la mémoire pillée, ils ont leurs propres problèmes...
Dans La Citadelle, Audham espère trouver le moyen de rejoindre la Fédération Homéocrate, contraignant illes et nones à s'allier. Mais que peuvent-ils contre l'immortalité evre et la psionique myste ? Le piège est déjà refermé !
A Tann-Tori, Audh rencontre l'horreur, celle du favel où crèvent des millions d'hiumes et celle que Diter a conçue pour elle. Elle découvre aussi qu'en s'émancipant du pouvoir evre, Saraz s'humanise. Mais l'horreur est humaine...
2000 ans après que l'Impérium ait abandonné ses colons sur Mytale, la jeune Fédération Homéocrate y expédie 200 agents surentraînés. Ils seront tous massacrés, sauf Audham qui devra apprendre à survivre en proscrite parmi ce qu'il reste d'humanité, malgré les mutations, le rascisme sauvage des castes mutantes et les intérêts de ses sauveurs.
Quand la Bohême s'éveille à l'échelle de la galaxie et que les meilleurs Kineïre s'attaquent à la Commission Ethique, tous les pouvoirs de l'Homéocratie frémissent. Mais Ylvain démontrera à l'institut que les rêves sont incassables...
Le grand intérêt de ce livre réside dans le fait que son auteur, Jacques van Herp, a tenu à étudier la science-fiction dans sa totalité en considérant surtout les thèmes qu'elle pose, et non en se limitant à l'analyse des œuvres de manière succincte et chronologique.
Par-là, on comprend mieux combien ce genre littéraire répond aux besoins sociaux, politiques, économiques, scientifiques, militaires, culturels des diverses sociétés dans lesquelles il apparaît.
Augmenté d'une importante bibliographie, d'un index des titres et des auteurs et d'un grand nombre d'illustrations, cet ouvrage, qui ne refuse ni la polémique ni l'ironie, est le premier en langue française qui envisage la question sous un angle aussi neuf et aussi riche.
Solomon Kane, est, avec le célèbre Conan, un des plus étonnants personnages créés par Robert Howard, le maître incontesté — et incontestable — de l'héroic fantasy. Ici, Kane traque le Mal aux quatre coins du monde et affronte sans cesse des démons, des sorciers, d'effroyables créatures sataniques. Et ses aventures sont fascinantes.
Sombres, violentes, cauchemardesques ! Voilà ce qui caractérise les formidables récits contenus dans ce livre où, à chaque page, on voit surgir des êtres qui déchaînent les forces de la nuit et qui sèment l'épouvante. Du très grand Howard.
Robert E. Howard est, sans conteste, le prince de la nuit, de la violence, de la terreur — et les trois grandes histoires qui composent ce magnifique recueil en sont la preuve la plus éclatante. Le frisson garanti. Et des images d'une richesse et d'une ampleur plastique rarement égalées.
Pour Nashgen le boîteux, le Niwaâd n'était qu'un mot perçu au travers d'un songe brumeux, une quête absurde qui lui évitait de sombrer dans la folie et qui le maintenait accroché à la vie. Mais pour d'autres il évoquait les plus lourds secrets du clergé, enfermés au coeur des cryptes des terres noires, l'impitoyable lutte des prêtres et blasphémateurs, les mystères de l'origine du monde. Et cette quête, jusqu'où l'entraînerait-elle, au-delà des combats qui le transformaient en fou meurtrier, au-delà du grand mur, vers les pays des dieux, ou vers un pays de monstres sans remords et sans scrupules ?
C'était vraiment un beau petit nexus. En d'autres temps, en d'autres lieux, on aurait presque pu dire que Ktyk était tout ému de le contempler. Mais Ktyk ressentait peu d'émotions et elles étaient liées à la satisfaction de ses besoins de base. Il y avait la faim. Et le contraire de la faim. La satisfaction d'avoir pu se nourrir...
Venant d'un Gouffre au-delà de notre réalité, Kogaan est chargé par les siens de retrouver Jakin, "le créateur". Echoué dans une ville industrielle d'Angleterre, il est traqué par deux créatures à l'apparence semi-humaine, les Métamorphes, envoyés à sa suite pour empêcher sa quête.
Non loin de ces événements, un homme brisé, Sorj Rivaj, retourne sur les lieux de l'accident qui lui a coûté la vie et cherche à comprendre comment il a pu revenir à lui après quarante-neuf minutes de mort clinique. En offrant son existence au hasard, il rencontrera une vieille femme dont le lourd secret le conduira sur les sites primitifs du Dartmoor à la recherche d'un cercle de pierre...
Ingénieur de formation et enseignant, Charles Aïvar est à 31 ans l'auteur de nombreuses nouvelles et d'une pièce de théâtre. Son goût pour la philosophie et la psychanalyse lui font aborder des thèmes qui lui sont chers : l'obsession de la mort et de la résurrection, l'illusion et la folie. Grand amateur de J. L. Borgès, C. Barker et S. King, il nous conduit dans des univers fantastiques et dérangeants qui ne se heurtent à aucune limite
Bouleversée par les guerres ethniques, l'Amérique du Nord est divisée en états indépendants. C'est dans cette atmosphère de trouble que Stark, agent de l'administration de New Washington, est envoyé dans la ville de San Andrea, construite sur la faille du même nom, pour enquêter sur une affaire de secret scientifique. L'agglomération est un enfer ségrégationniste où la hiérarchie dirigeante est composée d'une famille très puissante de WASP.
Mais rien n'est facile dans une cité au bord de l'explosion. Stark se retrouve pris entre diverses factions armées qui mettent la ville à feu et à sang. Et lorsque trois mercenaires pittoresques s'en mêlent, Stark aura fort à faire pour accomplir sa mission et, surtout, rester en vie…
Né dans le siècle de parents inconnus, Patrick Eris est le spécialiste d'une science-fiction trépidante et colorée. Il a vécu les cent métiers de l'auteur populaire : chanteur de rock, garde du corps, interprète, journaliste… Il se passionne pour le cinéma de série B et pour d'obscurs groupes industriels gothiques, lorsqu'il ne sillonne pas l'Europe à moto.
Le Xawor se présentait comme une boule de tentacule lisses et trapus, analogues à ceux des anémones de mer terrestres; juché sur l'un d'eux, un Wok-wok dormait profondément.
Le gérant saisit un tentacule et le serra brièvement. Un geste bien humain.
- Bienvenue sur Achemar VI, M. Talon. Avez-vous fait bon voyage ?
- Excellent, bâilla l'oiseau Wok-wok. L'édition originale de Tintin au Pays des Soviets est-elle arrivée ?
- M. Viper l'a apporté en personne.
Je m'approchai du Xawor et saisis à mon tour un des tentacules, affichant mon sourire le plus protocolaire. Talon frémit. Le Wok-wok s'ébroua, déséquilibré.
- M. Viper, dit-il d'un ton froid, je vous prierai de lâcher mon sexe mâle gauche. Est-ce ainsi que vous saluez chez vous ?
Une première version de ce roman, signée sous le pseudonyme Red Deff, est parue sous la forme de deux volumes intitulés Viper et Ganja.
Solomon Kane, le puritain élisabethain, est en Afrique. Et, cette fois, ses adversaires sont des vampires, des harpies et des survivants de lointaines civilisations oubliées. L'aventure noire par excellence. Et la preuve que Howard est bien un génie de l'horreur et du fantastique.
Au terme d'une guerre spatiale de cinquante ans, l'Empire et les Boskans ont fini par signer la paix. Il faut désormais reconstruire. Mais sur la planète Nu-England, une formidable découverte scientifique menace de rompre le fragile équilibre. Bien décidés à se l'approprier, civils et militaires s'affrontent. Tractations, manipulations, meurtres : tous les coups semblent permis. Propulsée au coeur du conflit, la lieutenante Astilannes — pilote d'élite et spécialiste des missions délicates — saura-t-elle louvoyer entre les pièges tendus par un ennemi non identifié ?
XXe siècle : la Lune, les transistors, la bombe H... XXIe siècle : essor de la bionique, de la biotique, du génie génétique. De gré ou de force, l'homme sera adapté à la vie sous-marine, aux longs séjours lunaires en apesanteur. Alors, le spatiopithèque entrera en conflit avec son géniteur : l'homo sapiens. Qui l'emportera ?
Un soldat de l'armée d'Attila, un chevalier maure, une jeune hippie, un cyborg venu d'un lointain futur, un extraterrestre... Comment tous ces personnages peuvent-ils bien se retrouver en France en 1904 ? Ce qui est sûr, c'est que leurs actes risquent fort de changer l'histoire du monde en précipitant le déclenchement de la Première Guerre mondiale... A moins que ne soit rétabli... l'équilibre des paradoxes. Avec ses paradoxes temporels en cascade dans une Belle Epoque recréée avec soin et fidélité, ce livre entyraîne son lecteur de Paris à Tanger en passant par l'Algérie coloniale et constitue, de par son décor et ses enjeux le premier grand roman « steampunk » écrit par un français.
Quand Cécile se réveille, elle a oublié les six derniers mois de sa vie. Cela s'appelle de l'amnésie. On lui dit qu'elle a changé d'habitudes, de relations. Dédoublement de personnalité. Mais des cas similaires apparaissent à Aix-en-Provnce : dès lors, quel nom donner à ce phénomène ?
Imaginez... imaginez que le cinéma soit une machine à créer du réel.. Que les film dits « de genre » engendrent d'autres réalités où des lois improbables se substituent à celles admises dans notre monde... Imaginez un XIXe siècle perpétuel claqué sur l'univers de la Hammer ou des films de la Universal... Imaginez Cinéterre, ce monde d'entre les mondes où les sbires du braon Frankenstein ont décidé de vous en faire voir de toute les technicouleurs en vous piquant votre fiancée... Imaginez des vampires, des sorcières, des savants fous... Tous ce qu'on aime, en somme.
Depuis la fin de mon adolescence, ma vie ne m'appartient plus. Les maîtres des rêves et des armes du prince Bilken m'ont appris l'art de la guerre. Je n'ai qu'une unique raison d'etre : protéger le dauphin Olrik, héritier d'Andalogne, jusqu'à son accession au trône. Que meure le dauphin, et la malédiction qui s'abattra sur Overmonde en fera la capitale des Enfers. Je suis l'Ombre et je combats le Fléau.
C'était un Réchauffé. Un de ces zombies sans mémoire qu'on avait sortis de leur cercueils cryogéniques, en plein XXIIIe siècle. Il allait connaître la célébrité dans un monde méconnaissable, sans guerre, sans famine, sans chômage, vivant à l'heure de la colonisation interplanétaire. Mais qui était-il vraiment ? Por Matos Lingon, biologiste et dernier survivant de l'Atlantide, ou bien Jon Ricard, un mercenaire du XXe siècle ?
Cinquante planètes abandonnées à l'ennemi, et la liste s'allongeait... Partout, l'Empire battait en retraite. Ses armées ne faisaient pourtant qu'appliquer les ordres des Seigneurs de Guerre, ordinateurs tout-puissants réputés infaillibles. Un homme, un seul, pouvait interrompre la spirale du déclin : Varlo, le téméraire prince de Gersinal, prêt à se lancer dans un mortel jeu de pistes aux dimensions de la Galaxie.